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| Nom de naissance |
Marcia Elizabeth Kendall |
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Wellesley College Yenching Academy of Peking University (en) |
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Elizabeth Kendall (1855-1952) est une universitaire américaine, professeure d'histoire et de sciences politiques.
Elizabeth Kendall est née le à Middlebury (Vermont). Elle est la seconde fille de Lucretia Hasseltine Kimball et de Reuben Safford Kendall.
Elle commence ses études en Allemagne, à Heidelberg et en France. Elle passe deux ans à l'Université d'Oxford pour y étudier l'Histoire, à Radcliffe College, est diplômée en droit à Boston University, est professeur à Lake Forest (Illinois), puis est recrutée par Wellesley College, l'une des Sept Sœurs.
Elle y entre en 1879, y enseigne d'abord le français, l'allemand, puis l'histoire et les sciences politiques. Elle y donne un cours intitulé Constitutionnal History of England. Elle participe à la création de l'Agora Society qui « tente de créer un idéal supérieur de féminité qui peut conduire les étudiantes tout au long de leur vie à travailler pour leur pays, pour leurs semblables. »,. Elle se rend en Inde pour y étudier le système colonial. En 1914, elle visite la Turquie et en 1915, le Kueichow et le Kuangsi en Chine. En 1917, elle est à Shanghai, puis part pour le Kansu. Elle revient à Shanghai par bateau sur la rivière Han, puis par le Kinhan Railway, via Kaifeng, Hsuchowfu et Pukow.
En 1921, après qu'elle eut pris sa retraite de professeure d'Histoire,, le Women's Yenching College (en) de Pékin devient sister college de Wellesley College et reçoit la visite de la présidente de Wellesley, Ellen Fitz Pendleton. Celle-ci décide alors de lui envoyer deux professeurs invités : Elizabeth Kendall et Eliza Kendrick.
Elle meurt en 1952.
En 1911, elle entreprend un voyage « without a companion of her own race or color » mais avec son terrier irlandais, Jack, qui la suivit dans tous ses périples. Elle parcourt la Côte dalmate, puis la Turquie et l'Inde. En Birmanie, elle n'obtient pas de passeport du gouvernement chinois pour pénétrer en Chine, qu'elle gagne par mer débarquant à Canton. Elle parcourt la Chine parfois en chaise à porteurs, parfois à cheval, parfois à pied. Elle passe par le Tibet, descend le Yang-Tsé, gagne Hankou par le train, puis le désert de Gobi, où elle put remettre à un prince mongol un buggy commandé aux États-Unis. Elle rejoint le lac Baïkal et prend le Transsibérien à Irkoutsk. Elle gagne Liverpool, d'où elle revient aux États-Unis.
Elle a publié en 1913 la relation de ce voyage : A Wayfarer in China. Ce voyage et sa relation lui ont valu d'être nommée Fellow of the Royal Geographical Society.
A Wayfarer in China se situe dans le cadre de la littérature féminine sur les voyages et de l’étude critique du colonialisme à travers les carnets de voyage. Kendall entreprend des incursions audacieuses dans des contrées lointaines à un moment crucial dans l’histoire de la Chine et émet des jugements tout aussi audacieux sur les cultures qu'elle rencontre. Sa perspective est étonnamment contemporaine dans sa critique de la domination culturelle, celle de l'Occident en Chine tout comme celle de la majorité Han sur les Tibétains et d'autres minorités autochtones.
Les papiers de Kendall sont conservés aux archives de Wellesley College.
