Taxons concernés
Hellébore ou Ellébore est un terme vernaculaire désignant certaines plantes de la famille des Renonculacées, principalement du genre Helleborus.
Le mot hellébore provient du grec έλλέβορος - helleboros.
L'hellébore porte le nom d’anticyricón, notamment chez Dioscoride. Dans la Rome antique, l'expression « Mettre le cap sur Anticyre » signifiait donner des signes de folie ; on la retrouve chez Horace, Plaute et dans les Adages d’Érasme. Jean de La Fontaine fait allusion à cette croyance dans sa fable Le Lièvre et la Tortue (vers no 7).
Certaines espèces étaient employées autrefois en médecine pour leurs vertus purgatives ; dans l'Antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie et la mélancolie.
Dans Les Caractères de Théophraste (319 av. J.-C.), on retrouve la popularité de l'effet purgatif de l'ellébore dans le portrait du Raseur,,.
Montaigne (XVIe), sous-entendant que la sorcellerie tiendrait de la mélancolie, conseille dans son essai « Des Boiteux » de soigner à l'hellébore, les femmes du sabbat des sorcières, remède supposé des maladies mentales.

En 1791, Jacques-Christophe Valmont de Bomare donne les informations suivantes : « HELLÉBORE ou ELLÉBORE. Plante dont on distingue plusieurs especes, & qui ont été connues des anciens Grecs et Latins. Nous ne parlerons que deux especes qui sont en usage ; savoir l’hellébore blanc & le noir, & nous avertissons que ces deux plantes sont de genre très-différent. » « On cultive aussi un petit hellébore d’hiver, Helleborus hyemalis, Lin., 783 : sa hauteur est de trois à quatre pouces ; sa tige qui est simple & droite, porte à son sommet une feuille orbiculaire, horizontale, glabre, lisse, profondément découpée : sa fleur est jaune, sessile, & terminale. »

Dans le langage des fleurs, l'hellébore symbolise le bel esprit.