Epsilon Apodis

ε Apodis
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de Epsilon Apodis, tracée à partir des données du satellite Hipparcos.
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 14h 22m 23,165s
Déclinaison −80° 06′ 32,21″
Constellation Oiseau de paradis
Magnitude apparente 4,99 à 5,08

Localisation dans la constellation : Oiseau de paradis

(Voir situation dans la constellation : Oiseau de paradis)
Caractéristiques
Type spectral B3 V
Indice U-B −0,610
Indice B-V −0,121
Variabilité γ Cas
Astrométrie
Vitesse radiale +4,5 ± 4,2 km/s
Mouvement propre μα = −9,51 mas/a
μδ = −14,34 mas/a
Parallaxe 5,06 ± 0,22 mas
Distance 640 ± 30 al
(198 ± 9 pc)
Magnitude absolue −1,41
Caractéristiques physiques
Masse 6,15 ± 0,71 M☉
Rayon 4,30 ± 0,09 R☉
Gravité de surface (log g) 3,50 ± 0,04
Luminosité 1 614 L☉
Température 17 100 ± 171 K
Métallicité [Fe/H] = −0,02
Rotation 150 ± 3 km/s
Âge 38,3 ± 4,4 Ma

Désignations

ε Aps, HD 124771, HIP 70248, HR 5336, CD−79 559, CPD−79 755, SAO 257142

Epsilon Apodis (en abrégé ε Aps) est une étoile variable de la constellation australe de l'Oiseau de paradis. Sa magnitude apparente varie autour de 5,06, ce qui la rend visible à l'œil nu. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est distante d'approximativement ∼ 640 a.l. (∼ 196 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'environ +4,5 km/s.

Epsilon Apodis est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B3 V. C'est donc une étoile massive qui génère son énergie par la fusion de l'hydrogène dans son noyau. Elle est plus de six fois plus massive que le Soleil et elle est estimée être âgée de 38 millions d'années. Son rayon est 4,3 fois plus grand que le rayon solaire, elle est plus de 1 600 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 17 100 K.

Epsilon Apodis tourne rapidement sur elle-même, à une vitesse de rotation projetée de 150 km/s, ce qui donne une limité inférieure de sa vitesse de rotation azimutale à l'équateur. L'étoile est classée comme une variable de type Gamma Cassiopeiae dont la magnitude apparente varie entre 4,99 et 5,08. Sa variabilité a été mise en évidence par le satellite Hipparcos.

Notes et références

  1. ↑ (en) « Hipparcos Tools Interactive Data Access », sur Hipparcos, ESA (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  3. 1 2 3 (en) « VSX : Detail for eps Aps », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le )
  4. 1 2 (en) Nancy Houk et A. P. Cowley, Michigan catalogue of two-dimensional spectral types for the HD stars : Declinations -90° to -53°, vol. 1, Ann Arbor, Michigan, États-Unis, Département d'astronomie de l'université du Michigan, (Bibcode 1975mcts.book.....H)
  5. 1 2 3 (en) Adelina Gutierrez-Moreno et Hugo Moreno, « A photometric investigation of the Scorpio-Centaurus association », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 15,‎ , p. 459 (DOI 10.1086/190168 Accès libre, Bibcode 1968ApJS...15..459G)
  6. 1 2 (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  7. ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  8. 1 2 3 4 (en) M. M. Hohle, R. Neuhäuser et B. F. Schutz, « Masses and luminosities of O- and B-type stars and red supergiants », Astronomische Nachrichten, vol. 331, no 4,‎ , p. 349 (DOI 10.1002/asna.200911355, Bibcode 2010AN....331..349H, arXiv 1003.2335)
  9. 1 2 3 4 5 6 7 (en) C. Arcos et al., « Stellar parameters and Hα line profile variability of Be stars in the BeSOS survey », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 474, no 4,‎ , p. 5287-5299 (DOI 10.1093/mnras/stx3075, Bibcode 2018MNRAS.474.5287A, arXiv 1711.08675)
  10. ↑ (en) C. Saffe et al., « Spectroscopic metallicities of Vega-like stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 490, no 1,‎ , p. 297–305 (DOI 10.1051/0004-6361:200810260, Bibcode 2008A&A...490..297S, arXiv 0805.3936)
  11. 1 2 (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  12. ↑ (en) * eps Aps -- Be Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  13. ↑ (en) E. V. Kazarovets et al., « The 74th Special Name-list of Variable Stars », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 4659,‎ , p. 1 (Bibcode 1999IBVS.4659....1K)

Liens externes