Erich Fromm

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires ().

L'article peut contenir des analyses et interprétations inexactes ou inédites de sources primaires. Pour améliorer la vérifiabilité de l'article ainsi que son intérêt encyclopédique, il est nécessaire, quand des sources primaires sont citées, de les associer à des analyses faites par des sources secondaires.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Fromm.

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avec Eric Fromm.

Erich Fromm
Erich Fromm en 1974.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
MuraltoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Erich Seligmann FrommVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Conjoints
Frieda Fromm-Reichmann (de à )
Henny Gurland (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Mouvements
Maître
Influencé par
Site web
Distinctions
Œuvres principales
L'art d'aimer (d), Man for himself (d), Avoir ou être ? (d), Psychoanalysis and Religion (d), Passion de détruire : anatomie de la destructivité humaine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative.

Erich Fromm, né à Francfort le et mort à Muralto le , est un sociologue et psychanalyste américain d'origine allemande.

Il est avec Theodor Adorno, Herbert Marcuse et d'autres, un des représentants de l'École de Francfort. Il greffe, d'une façon critique et originale qui lui est propre, la thèse freudienne sur la réalité sociale qui se fait jour dans l'après-guerre. Il est aussi l'un des premiers à parler d'un revenu de base inconditionnel.

L'homme et son œuvre

Erich Fromm est né à Francfort le dans une famille juive orthodoxe. Il est l'arrière petit-fils du rabbin Seligmann Bär Bamberger. Il fait ses études en droit, histoire et sociologie à l'université de Heidelberg puis à l'Université de Munich et enfin des études à l'Institut psychanalytique de Berlin. Il contribue avec Karl Landauer à la création de l'Institut psychanalytique de Francfort en 1929.

Erich Fromm est analysé par Frieda Fromm-Reichmann (qui allait devenir sa femme) puis par Hanns Sachs. Il est analyste depuis 1927. Il fait partie du cercle de la Société psychanalytique de Vienne créée par Sigmund Freud. Puis il fréquente le « Séminaire des enfants » créé par Otto Fenichel en 1924, expression d'un mouvement de freudiens devenus non orthodoxes concernant le groupe des patients à traiter (personnes modestes). Erich Fromm est connu comme un sociologue marxiste ayant fait la conjonction de Karl Marx à Sigmund Freud (voir Freudo-marxisme et Humanisme-marxisme). Freud en politique a une approche élitiste de la société et a une vision de l'individu liée à la mythologie, indépendante du temps présent. Fromm prône l'adaptation de la psychanalyse à la dynamique sociale à partir d'une interprétation humaniste de Marx.

Il s'installe comme psychanalyste en 1934. Aux États-Unis, Erich Fromm enseigne au Bennington College, à l'université Columbia, puis à l'université du Michigan et à Yale.

Erich Fromm est inséparable de l'école psychodynamique américaine. Il est le chef de file de l'école culturaliste à Chicago. Il fait partie du mouvement de la psychanalyse pragmatique et utilitariste utilisant l'empathie, plutôt opposé à l'intellectualisme européen distanciant. Cette école reprend les concepts du « Séminaire des enfants » où les problèmes sexuels ne sont plus considérés au centre dynamique des névroses, mais plutôt l'effet que la cause du caractère névrotique, dû aux conditions de vie.

Erich Fromm prend la relève de Karen Horney dans l'école culturaliste américaine qui a délaissé la sexualité au profit de la culture, le passé au profit de l'effet de la situation « actuelle ». En outre, il est considéré comme une figure de proue du freudo-marxisme, courant de pensée articulant les apports de la critique de l'économie politique marxiste et de la psychanalyse freudienne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, proche de Roosevelt, il fait partie du Comité sur le sentiment national créé en 1940 pour infléchir la communication gouvernementale en matière d'information de guerre.

Avant de rejoindre le Mental Research Institute (MRI), lieu-phare de l'école de Palo Alto, Erich Fromm intervient au Mexique dans le Centre interculturel de documentation de Cuernavaca, où ont œuvré Ivan Illich et Paul Watzlawick. Il participe à l'élaboration des « thérapies systémiques familiales » au sein des thérapies familiales dans la continuité de l'école psychodynamique américaine, sur des prémices cybernétiques, sémiotiques et systémiques des théories de la communication dans l’approche écosystémique.

Il vit au Mexique entre 1949 et 1973, fonde et dirige la Société mexicaine de psychanalyse en 1956 et enseigne à l'Université nationale autonome du Mexique. À la fin des années 1950, Erich Fromm n'hésite pas à se lever contre Ernest Jones et contre l'appareil de l'Association psychanalytique internationale, pour dénoncer la cabale qui consiste à présenter comme fou Sandor Ferenczi, important analyste hongrois proche de Sigmund Freud.

Erich Fromm prend sa retraite d'enseignant en 1965.

Fromm est un des fondateurs de l'International Forum for Psycho-Analysis, la Fédération internationale de sociétés psychanalytiques, qui refuse le modèle centralisateur de l'Association psychanalytique internationale.

Il ajoute à la technique de l'analyse une pratique concernant la connaissance de soi dans le domaine de « l'être et l'avoir » (voir Dualisme en philosophie) qui s'exprime dans le mouvement de la période 1968 (hippie) dans la biophilie, en plus de la pratique de la thérapie.

Erich Fromm et ses conceptions

Les considérations sur l'inconscient, le complexe d'Œdipe, la libido en structure de la personnalité et le transfert divergent entre Freud et Fromm.

Pour Fromm, la part instinctuelle diminue chez l'Homme au profit d'un comportement qui tend à s'individualiser dans la résolution du problème fondamental : l'union-au-monde dans la liberté, liberté « positive » (« freedom to ») et liberté « négative » (« freedom from »), amour et haine, confiance et méfiance, créativité et destructivité. Fromm a fait une étude sur le phénomène psychologique du nazisme en particulier et de tout totalitarisme en général à partir des idées de « peur de la liberté » (« Fear of Freedom ») et de l'« évitement de la liberté » (« Escape from Freedom ») dans la destructivité, la haine et la surconsommation pour se relier au monde. Fromm a pour fondement la structure patriarcale de la société qui peut s’inverser en matriarcat. Dans l'étiologie sociale, l'union-au-monde d'Erich Fromm peut être reliée au sentiment d'infériorité par le statut social et les conditions de vie selon la psychologie individuelle développée par Alfred Adler.

Fromm se veut clair et intelligible (univoque) dans sa communication avec autrui, il s'oppose de ce fait à Jacques Lacan de l'école européenne qui est son congénère et dont le jeu des mots dans des métaphores est associé à l'apport de sens.[non pertinent]

Chez Fromm, (Avoir ou être, 1978 concept qui provient de son enfance en tant que fils de marchand de vins ayant été tenté par l'étude pure où seul l'« être » compte, étude du Talmud), la productivité de l'« être », a été transformée par le productivisme fordiste américain en « avoir(s) » disponibles sur l'étalage du supermarché de la performance des thérapies corporelles.

Son ouvrage Société aliénée et société saine, écrit en 1971 est sous-titré Du capitalisme au socialisme humaniste. Psychanalyse de la société contemporaine, ce qui renseigne sur les options politiques qui étaient les siennes. Son testament intellectuel réside dans Espoir et Révolution. Vers l'humanisation de la technique, 1981. L'internationalisme est un de ses traits caractéristiques, hors du marxisme installé en politique.

Commentaires

Œuvres

Notes et références

  1. ↑ http://revenudebase.free.fr/IG.ch/P3.html Voltaire en avait déjà émis l'idée, et établi une base de calcul dans L'homme aux quarante écus
  2. ↑ (en) Rainer Funk, Erich Fromm: His Life and Ideas, an Illustrated Biography, 2000, p. 9.
  3. 1 2 3 Conférence de Michel Onfray « Erich Fromm et la psychanalyse humaniste » le 16 août 2011 sur France-culture dans la série Diffusion estivale des conférences animées par le philosophe Michel Onfray en 2010-2011 dans le cadre de l'université populaire de Caen.
  4. ↑ (en) Martin Manning, Historical Dictionary of American Propaganda, Greenwood Publishing Group, , 64 (ISBN 978-0313296055, lire en ligne Accès limité)
  5. ↑ Le Coq-Héron, Erich Fromm : un psychanalyste hors normes, vol. n° 182, Paris, Erès, , 192 p. (ISBN 9782749204086, ISSN 0335-7899, présentation en ligne)
  6. ↑ Conférence de Michel Onfray « Déconstruction de l’analyse freudienne » le 18 août 2011 sur France-culture dans la série Diffusion estivale des conférences animées par le philosophe Michel Onfray en 2010-2011 dans le cadre de l'Université populaire de Caen.
  7. 1 2 3 Conférence de Michel Onfray « L’empirique et le transcendantal » le 22 août 2011 sur France-culture dans la série Diffusion estivale des conférences animées par le philosophe Michel Onfray en 2010-2011 dans le cadre de l'université populaire de Caen.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes