Ernest Caylus

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Ernest Caylus
Fonctions
Préfet de la Dordogne
Préfet de la Marne
Biographie
Naissance
Décès
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New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Journaliste, fonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Baptiste Ernest Caylus, né le à Paris et mort en à New York, est un journaliste, homme d'affaires et haut fonctionnaire français, républicain deux fois réfugié à New York.

Biographie

Ernest Caylus est le fils de Pierre Martin Caylus, pharmacien à Paris, et de Jeanne Marie Ferdinande Gannal, la sœur de Jean-Nicolas Gannal.

Il entre à l'École polytechnique en 1831. Il est, avec Latrade, l'un des 27 élèves de l’École polytechnique compromis dans l'Affaire des poudres, et il se refugie avec Latrade à New York. Il y est employé dans le commerce, puis il fonde son propre commerce. Il est à New York correspondant du National. Le , il épouse Thérèse de Ruyter (1819-1879), la fille de John de Ruyter, descendant de l’amiral Michiel de Ruyter (1607-1676).

À la révolution française de 1848, il retourne en France, où son ancien condisciple Latrade est devenu commissaire général de la République pour la Dordogne et la Gironde. Caylus est nommé le préfet de la Dordogne, le premier préfet de la Deuxième République dans ce département. Le , il est nommé préfet de la Marne.

Mais le , après l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte, Caylus démissionne et devient directeur du National, journal républicain fondé en 1830. Après le coup d'État du 2 décembre 1851, Caylus risque d'être emprisonné et il fuit de Paris par Le Havre en Angleterre. En 1852 il est de retour à New York. Il fonde avec son beau-père l'entreprise Caylus, de Ruyter & Co, qui devient par la suite E.Caylus, Bechet & Co. Il était le premier président du French Benevolent Society of New York, membre de la Chambre de Commerce et membre du Board of Éducation. Il est nommé vers 1870 consul général de France à New York, mais cette nomination demeure sans suite. Il reste à New York jusqu'à sa mort en . Il laisse deux filles, Thérèse et Louise .

Publications

Notes et références

  1. ↑ Archives de Paris, fichier de l’état-civil reconstitué.
  2. ↑ François Vincent Raspail, Procès des vingt-sept, ou de la Société des Droits de l'Homme et des élèves de l'école polytechnique, ed. Adolphe Riou, 1834 p. [lire en ligne]
  3. ↑ Gaston Pinet, Histoire de l'école polytechnique, Paris, 1887 p. 217-
  4. ↑ NYC Marriage & Death Notices 1843-1856
  5. ↑ Ernest Caylus. 1826. Graphic reproduction(s) with documentation of a painting.
  6. ↑ Archives Nationales, Dossiers individuels de préfets (1800-1880)
  7. ↑ Œuvres complètes de Victor Hugo. Histoire. Histoire d'un crime, publiées par Paul Meurice, puis par Gustave Simon, p. 412 (Cahier Complementaire : Caylus)
  8. ↑ Ernest Caylus and John de Ruyter, Survivors, &c., Appellants, Against the New-York, Kingston and Syracuse Rail-road Company, Impleaded with George H. Sharpe and Others, Respondent (1875)
  9. ↑ Obituary. - Ernest Caylus, in: New York Times, 2 avril 1878
  10. ↑ The New York Herald, 22 décembre 1922

Voir aussi

Liens externes