| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| Maître |
|---|
Ernest Rocher, né à Molenbeek-Saint-Jean le et mort à Forest le , est un peintre belge.
Ernest Ferdinand Henri Rocher, né rue de Ribaucourt no 30 à Molenbeek-Saint-Jean le , est le fils d'Ernest Rocher (1837-1907), natif d'Angers, dessinateur et ingénieur, et de Catherine Thuns (1839-1897). Il épouse vers 1911 Hortense Françoise Ranschaert (1884), couturière.
Inscrit à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, il bénéficie des cours de Jean-François Portaels.
Après la mort de son père, en 1907, il utilise sa part d'héritage pour faire édifier une maison avec un atelier rue Darwin, à Forest no 10. Il y demeure et y travaille jusqu'à la fin de sa vie.
Le , après une crise cardiaque, Ernest Rocher meurt chez lui à l'âge de 65 ans.


Ernest Rocher débute dans la peinture comme décorateur : il réalise des peintures décoratives et artistiques pour les intérieurs de demeures bourgeoises. Parallèlement, il peint également sur toile. Ses débuts sont imprégnés du style académique traditionnel, à la manière de Portaels, avant d'adopter progressivement une touche plus libre et spontanée, influencée par l'impressionnisme. Il accorde dès lors une attention particulière au rendu de la lumière.
Après la Première Guerre mondiale, la peinture décorative ayant quelque peu perdu de son attrait, il se consacre exclusivement à la peinture dans son atelier. Il peint à l'huile, mais dessine tout aussi souvent au pastel. Il expose au Salon du nu au Studio à Bruxelles en 1919, au Cercle artistique (1924, 1926, 1928, 1933), à l'exposition triennale de Liège de 1924, au salon des beaux-arts de Tournai de 1929.
Il aborde presque tous les thèmes : portraits, figures, nus, natures mortes et paysages. Ses paysages représentent souvent les Ardennes ou la Bretagne, ou évoquent le littoral flamand. Vers la fin de sa vie, il se concentre davantage sur les natures mortes : fleurs, fruits, gibier et objets décoratifs, avec une prédilection pour la porcelaine et l’argenterie.
En 1931, il bénéficie d'une exposition personnelle à la Galerie des artistes français à Bruxelles. À cette occasion Le critique Charles Conrardy écrit :
« On est étonné devant cette œuvre considérable d'un peintre belge peu connu. De la distinction, de l'élégance, du goût et cela dans cent toiles ! Dans tous les genres, l'artiste prouve son habileté et sa science. C'est tellement savant que l'on souhaiterait parfois un peu de naïveté. »
Ernest Rocher compte parmi les nombreux peintres traditionnels et conservateurs d'une époque marquée par une évolution rapide du monde de l'art. En marge des grands mouvements contemporains, il demeure fidèle au style pictural de la fin du XIXe siècle, à l'instar de peintres tels que Fernand Toussaint, Georges Lemmers, Émile Bulcke et d'autres.
Au cours des dernières années, les ventes d'Ernest Rocher sont moins fructueuses. Par conséquent, un important stock d'œuvres demeure dans son atelier à sa mort. Celles-ci constituent la base de l'exposition à l'Hôtel Charlier. Un certain nombre d'entre elles sont progressivement mises en vente par ses héritiers entre 1989 et 1991, soit par le biais de maisons de vente aux enchères, soit lors de salons.