| Escoublac | |||
L'église Saint-Pierre d'd'Escoublac | |||
| Administration | |||
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| Pays | |||
| Département | Loire-Atlantique | ||
| Commune | La Baule-Escoublac | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 47° 17′ 38″ nord, 2° 21′ 31″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : pays de Guérande
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
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Escoublac est au XXIe siècle un quartier de la commune de La Baule-Escoublac, dans le département français de la Loire-Atlantique. Le quartier possède une mairie-annexe. Escoublac est également l'ancien nom de l'actuelle commune de La Baule-Escoublac. Le bourg d'Escoublac a été enseveli par deux fois par les sables.
Le quartier d'Escoublac est situé au nord-est de la commune de La Baule-Escoublac. Il s'est développé le long de la RD 213 ou route bleue et jouxte Saint-André-des-Eaux, Guérande et La Baule-les-Pins dont il est séparé par la forêt d'Escoublac.
Jusqu'en 1900, Escoublac s'étend à l'est jusqu'à l'étier dit « de Pornichet » — situé à l'emplacement de l'actuel boulevard de la République de la commune de Pornichet — où elle est alors limitrophe de Saint-Nazaire ; lors de la création de la commune de Pornichet, celle-ci reçoit 97 hectares du territoire d'Escoublac, soit la portion de la plage jusqu'au pont de Mazy (supprimé depuis) et quelques dizaines de mètres en arrière, qui forment le quartier du Mazy.
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Escoublac et Saint-André-des-Eaux ont été réunis avant 1287.
Escoublac est un village également attesté au XVe siècle ; en 1426, 164 feux y sont recensés.
Il semble que le village originel ait été établi en bordure de mer, mais il est déjà déplacé plus au nord, au XVIe siècle, à proximité d'une chapelle placée sous la responsabilité des bénédictins de Saint-Florent-le-Vieil depuis 1073 ; c’est la première marque du péril d’ensablement qui soit attestée.
Sous le sable de la dune de la forêt d'Escoublac sont ensevelis les anciens bourgs d'Escoublac, successivement dévastés par un raz-de-marée en 1450, puis par le séisme et la très violente tempête du . Une croix dans la forêt marque l'emplacement du bourg en 1751.
En 1781, l’usage de l’église paroissiale, à demi-engloutie par le sable fin — « la cendre de mer » soulevée par le vent marin —, est interdit par l’évêque de Nantes. Jusque-là, « les fidèles descendaient par une fenêtre dans la nef pour y entendre les offices ». Les maisons du village souffrant du même problème d’ensablement, le village se transporte une nouvelle fois plus au nord, à l’endroit où il est actuellement implanté.
Un décret de 1810 autorise les préfets à prendre des mesures de fixation de dunes. Plusieurs initiatives de plantations sont tentées à partir de 1820, toutes infructueuses étant donné la surface à aménager — 647 ha —, la violence des vents et l’instabilité des terrains.
Il faut attendre 1860 pour que les efforts de deux investisseurs, Jacques-Yves Berthault et Benoît, soient enfin couronnés de succès. Diverses essences ont été nécessaires pour fixer les sables : Pin maritime (Pinus pinaster), Aulne (Alnus), Peuplier (Populus), puis Hêtre commun (Fagus sylvatica), Chêne vert ((Quercus ilex), Houx (Ilex aquifolium), If (Taxus) et Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia).
En 1901, Escoublac concède une partie de son territoire pour la création de la commune de Pornichet.
Le nom de la localité est attesté en 1050 sous la forme latinisée de Scublaco, Escoplac en 1073, Escoublac dès 1287, Escoublat en 1433, Escoublac en 1630.
Le toponyme Escoublac pourrait être le résultat d'une formation toponymique gauloise en -acum, dont le premier élément Scubl- / Escopl- représente le nom de personne gaulois Scopilus. Erwan Vallerie évoque cette hypothèse, mais signale également que le nom de la localité peut être expliqué par le latin scopulus associé à la suffixation -acum « le lieu semé d'écueils rocheux ». Il ne retient pas l'explication par le breton skoul.
Datée de 1073, la formule « Ecclesia Episcopi Lacus quam lingua britannica Escoplac uocant » c'est-à-dire « l'église du lac de l'évêque, qu'en langue bretonne on appelle Escoplac » est une fantaisie de clerc. Cependant, il est probable que la forme Escoplac et le jeu de mots associé (eskob en breton pouvant signifier « évêque ») aient été compris par les bretonnants, signifiant selon Erwan Vallerie que l'initiale prosthétique E* figurait déjà dans le toponyme dès cette époque. Pour Bertrand Luçon, l'existence de deux patronymes anciens guérandais, Scollac en 1386 et Scoulac en 1514, signifie que le nom breton de la paroisse d'Escoublac devait être Skoulag et n'a pu se former par la transmission de locuteurs romans. D'autre part, il rapporte que cette forme « fait état de l’évolution régulière du celtique *scubilos vers le vieux breton scubl et le moderne skoul « rapace, buse, milan ». Elle confirme donc l’hypothèse de Xavier Delamarre selon laquelle Escoublac remonterait à une formation gauloise *Scubiliācon « domaine de monsieur Scubilos » soit « Le Rapace » - surnom certainement valorisant à l’époque -, ou encore « lieu à rapaces » (Delamarre, 2012 p. 232). ».
L'homonymie avec Écublé (Eure-et-Loir, Escublé vers 1250) et Écublei est mentionnée par le dictionnaire étymologique des noms de lieux en France (Orne, Escublaio au XIe siècle, Scublacum, sans date). L'évolution d’Escoublac aurait dû se faire également en *Écublé, mais la langue bretonne a influencé la transformation phonétique qui s'est différenciée de l'évolution romane régulière.
Noms breton et gallo
En breton, langue parlée à Escoublac au moins jusqu'au début du XIVe siècle selon Erwan Vallerie, la forme bretonne normalisée proposée par l'Office public de la langue bretonne est Skoulag et correspond à la forme bretonne restituée par Bertrand Luçon. La base de données KerOfis recense également les attestations écrites Eskoublag en 1929, Eskobleg en 1978 et Skoubleg en 2014.
En gallo, langue d'oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, l'association Chubri recense une attestation orale, ainsi qu'une attestation écrite, et restitue la prononciation [ekubjɑ] qu'elle transcrit sous la forme Écoubiâ. Bertrand Luçon mentionne également /écoubia/ comme prononciation gallèse actuelle.
Une mairie annexe se dresse sur l'avenue Henri-Bertho. Elle offre également les services d'une agence postale et fait partie des bureaux de vote de la commune.
L'école du Bois Robin assure un accueil périscolaire, géré par l'association Périscolaire-La Baule.
Le groupe scolaire public du Bois Robin propose un enseignement primaire et élémentaire. Le groupe scolaire dispose d'une cuisine qui prépare les repas de l'ensemble des restaurants scolaires des écoles publiques de la commune.
L'école du Sacré-Cœur d'Escoublac est un établissement primaire privé, de confession catholique.
Le quartier dispose d'un cimetière, situé avenue du commandant Joseph-Durand.
Le complexe sportif Alain-Burban, rénové en 2011, est une installation à vocation pluridisciplinaire,.

L'église Saint-Pierre d'Escoublac, avenue Henri-Bertho, accueille les fidèles du culte catholique. Elle fait partie de la paroisse la Trinité d’Escoublac-Pornichet érigée en 2003, qui, outre Saint-Pierre d'Escoublac, regroupe les églises Notre-Dame des Dunes et Saint-Sébastien situées sur la commune de Pornichet. L’église, dédiée à l'apôtre Pierre et construite sur les plans de l’architecte Le Fort, est bénite en 1786. Elle comprend des éléments de style médiéval telle sa tourelle, et rassemble certains éléments de l'ancienne église enfouie sous les sables, comme quelques vitraux, le maître-autel et certaines statues. Le chemin de croix est de 1935, par le peintre Xavier de Langlais.