Eurodac est une base de données mise en place dans l'Union européenne et opérationnelle depuis le . Dotée d'un système automatisé de reconnaissance d'empreintes digitales, elle a pour objet de permettre d'identifier des personnes et ainsi contribuer à déterminer l'État membre qui, en vertu de la convention de Dublin, est responsable de l'examen d'une demande d'asile présentée dans un État membre et de faciliter à d'autres égards l'application de la convention de Dublin. Elle est gérée par l'eu-LISA.
Le « système Dublin » comprend le règlement de Dublin et le règlement Eurodac. La base de données Eurodac elle-même se compose :
Parallèlement à l'association de plusieurs États non-membres de l'Union européenne (UE) à l'espace Schengen, certains États non intégrés à l'UE ont passé des accords d'association avec le « système Dublin ». Ceux-ci incluent l'Islande et la Norvège (accord de 2001); la Suisse (accord du ); et le Liechtenstein (accord du ).
Officiellement, les données concernant :
Malgré ces prescriptions officielles, un rapport de suivi montrait, en 2008, que les données personnelles étaient conservées plus longtemps que la période jugée nécessaire par les autorités, et donc en infraction avec le règlement de Dublin, en raison d'un manque de coordination entre les différents États membres, un État introduisant souvent des empreintes digitales d'une personne dont les empreintes avaient été effacées par un autre État.
Une proposition de réforme de la Commission européenne de 2008 indique qu'en raison d'un manque de précision, à l'intérieur de chaque État, concernant quelle(s) agence(s) gouvernementale(s) est ou sont autorisée(s) à accéder à la base centrale Eurodac, le travail du Contrôleur européen de la protection des données s'en trouve compliqué. En d'autres termes, il y a un manque de règlementation concernant l'accès à cette base de données.