| FESPACO 2019 | ||||||||
| 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou | ||||||||
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| Détails | ||||||||
| Dates | Du 23 février au | |||||||
| Lieu | Ouagadougou, Burkina Faso | |||||||
| Site web | fespaco.bf | |||||||
| Résumé | ||||||||
| Étalon de Yennenga | The Mercy of the Jungle | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Le FESPACO 2019 est la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Il se déroule du au à Ouagadougou et marque les 50 ans du festival créé en 1969. Le thème de cette édition du cinquantenaire est « Mémoire et avenir des cinémas africains » et le pays invité d'honneur est le Rwanda.
Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango annonce que l’État burkinabè allouera 1 milliard de FCFA, le double de l’édition précédente, tandis que le budget prévisionnel est estimé à 2,250 milliards de FCFA.
Du 30 novembre au 2 décembre 2017, un atelier se tient à Ouagadougou pour préparer le cinquantenaire du festival sous le thème : "Rôle, place et fonction du Fespaco dans le développement de l'expression cinématographique et audiovisuelle en Afrique et dans la diaspora", avec pour objectif de « définir le contenu et le thème du cinquantenaire et aussi dégager des perpectives pour une meilleure organisation des futures éditions ».
Une réforme est introduite dans le règlement des compétitions qui restructure profondément l'organisation et le rôle des jurys officiels. Quatre jurys sont différenciés : longs métrages de fiction, documentaires courts et longs, courts métrages de fiction et films des écoles de cinéma, films d'animation et séries télévisuelles. La nomination des membres des jurys officiels relèvent désormais de la compétence exclusive du Délégué Général. Les jurés ne doivent avoir aucun lien de parenté ou commercial avec les films. Il leur est interdit de décerner des prix ex æquo pour les premiers prix
Le 10e Congrès de la FEPACI se déroule juste avant le festival.
L’État burkinabè prend en charge à hauteur d'environ 75 % le financement du festival.
Pour l'affiche, le choix s'est porté sur l'actrice Maimouna N'Diaye, connue pour ses positions panafricaines et son travail avec des réalisateurs de différents pays, prix de la meilleure interprétation féminine à la 24e édition en 2015.
Le Marché international du cinéma et de l’audiovisuel africain (MICA) quitte le SIAO où il était situé jusqu'à présent en périphérie et se trouve sur la place de la Nation, au coeur de Ouagadougou, ce qui en fait un lieu incontournable tout au long du festival.
La cérémonie d'ouverture se déroule le samedi au stade municipal Issouf Joseph Konombo. Elle est mise en scène par Ildevert Méda, sous la direction artistique de Bil Aka Kora.
Des prestations du groupe Magic System, du collectif Sana Bob, de la cantatrice Habibou Sawadogo, de la chanteuse Eunice Goula, du chanteur de reggae Jah Verity et du ballet national du Rwanda sont au programme.
Le , le palmarès est dévoilé : l'Étalon de Yennenga est remporté par le film rwandais The Mercy of the Jungle de Joel Karekezi, remis par le président Paul Kagame, l'Étalon d'argent par le film égyptien Karma de Khaled Youssef et l'Étalon de bronze par le film tunisien Fatwa de Mahmoud Ben Mahmoud.
Un atelier de réflexion, L’Assemblée des Yennenga, est organisé le à l'initiative de Fatou Kandé Senghor sur le thème Où sont les femmes cinéastes ? Qu’est ce qu’on peut changer et comment ?. Aucune femme réalisatrice n'a encore reçu l'Étalon de Yennenga : 150 noms de professionnelles du cinéma sont écrits sur des ardoises d'écoliers et exposés dans la cour du siège du Fespaco.
Une table ronde sur La place des femmes dans l’industrie du cinéma africain et de la diaspora modérée par la journaliste Hortense Assaga réunit le à l’initiative de l’association Les Cinéastes non-alignées au MICA (Marché international du cinéma et de la télévision africains) des professionnelles du cinéma : Nadège Beausson-Diagne, Rahma Benhamou El Madani, Rahmatou Keïta, Grace Loubassou, Mariette Monpierre, Pascale Obolo, Alimata Salambere, June Givanni (en) et Xolile Tshabalala, pour libérer la parole et assainir le secteur. Plusieurs actrices y témoignent du harcèlement subi durant des tournages et du manque de réaction de la profession. Azata Soro, deuxième assistante du réalisateur Tahirou Tasséré Ouédraogo sur sa série Le Trône révèle l’agression dont elle a été victime de sa part sur le plateau : insultée, frappée puis tailladée au visage avec une bouteille de bière cassée. Jugé et condamné pour ces faits, le cinéaste est pourtant présent au festival pour y présenter son œuvre en sélection officielle en compétition, soutenue par TV5 Monde. Le , la chaîne annonce la déprogrammation de la série qui devait être diffusée à la fin du mois et mettre fin à toute collaboration avec le cinéaste. Une pétition en ligne des Cinéastes non-alignées exige le retrait de la compétition de la série Le Trône. La direction du festival se refuse à procéder à ce retrait, arguant de « l'indépendance du comité de sélection ».
Le colloque "Confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité" s'est tenu les 25 et 26 février 2019. Le colloque du cinquantenaire du Fespaco a servi à repenser le festival comme lieu de référence du cinéma africain, entre mémoire, diversité et avenir. Le texte insiste sur le panafricanisme comme cadre nécessaire, mais refuse toute définition figée de l’« essence » africaine : les cinémas du continent sont multiples, traversés par les diasporas, les migrations et des circulations historiques. Les échanges ont mis en avant la nécessité d’un regard africain sur soi, d’une critique forte, d’un soutien public, d’une meilleure place pour les femmes et d’une articulation plus solide entre art, économie et diffusion. Le Fespaco apparaît aussi comme un espace politique, parfois trop dépendant des États et des logiques de marché. L’enjeu central reste de renforcer sa visibilité, sa formation, sa programmation et sa capacité à faire vivre un cinéma africain à la fois exigeant, populaire et ouvert sur le monde.
Le colloque se termine sur les interventions d'Aminata Dramane Traoré et Christiane Taubira. Traoré dénonce le néocolonialisme, la crise du développement, l’abandon de la culture et la réduction du cinéma à un produit soumis au marché. Elle appelle à une image de l’Afrique produite par les Africains eux-mêmes et à un cinéma capable d’offrir à la jeunesse des horizons d’émancipation. Taubira, plus optimiste, insiste sur la force du cinéma africain à conjuguer engagement, esthétique et mémoire des diasporas. Elle défend un art qui porte des visions du monde, raconte l’histoire africaine dans sa complexité et relie le continent à l’humanité entière. Toutes deux affirment que le cinéma doit être un outil de conscience, de création et de reconquête symbolique.
Les présidents des jurys sont l'Algérien Ahmed Bedjaoui (longs métrages), le Béninois Sylvestre Amoussou (courts métrages), la Franco-tunisienne Nadia El Fani (documentaires) et la Germano-Burkinabè Cilia Sawadogo (animation, séries télévisuelles).
Sur la base du catalogue de l'édition 2019 ; par ordre alphabétique de pays
Vingt films de seize pays sont en compétition pour l'Étalon d'or de Yennenga.
Le jury des longs-métrages de fiction est présidé par Ahmed Bedjaoui (critique de cinéma et universitaire,
Algérie) et composé de Baba Hama (journaliste, écrivain et ancien ministre de la Culture,
Burkina Faso), Bikiya Graham-Douglas (actrice et fondatrice de la Beeta Universal Arts Foundation,
Nigeria), Thérèse-Marie Deffontaines (journaliste culturelle et ancienne critique au journal Le Monde,
France), Imunga Ivanga (réalisateur et directeur de l'Institut Gabonais du Cinéma,
Gabon), Ghita El Khayat (psychiatre, anthropologue, écrivaine et critique d'art,
Maroc) et Rahmatou Keïta (réalisatrice, écrivaine et journaliste,
Niger).
| Prix | Attribué à | Pays |
| Étalon d'or | The Mercy of the Jungle de Joel Karekezi | |
| Étalon d'argent | Karma de Khaled Youssef | |
| Étalon de bronze | Fatwa de Mahmoud Ben Mahmoud | |
| Meilleur scénario | Regarde-moi de Nejib Belkadhi | |
| Meilleure image | Mabata Bata de Joao Luis Sol de Carvalho | |
| Meilleur son | Karma de Khaled Youssef | |
| Meilleure musique | Sew The Winter To My Skin de Jahmil X.T. Qubeka | |
| Meilleur décor | Desrances d'Apolline Traoré | |
| Meilleur montage | Mabata Bata de Joao Luis Sol de Carvalho | |
| Meilleur premier film | Jusqu'à la fin des temps de Yasmine Chouikh | |
| Prix d'interprétation masculine | Marc Zinga dans The Mercy of the Jungle | |
| Prix d'interprétation féminine | Samantha Mugotsia dans Rafiki |
Le jury des courts-métrages et des films des écoles de cinéma est présidé par Sylvestre Amoussou (réalisateur, producteur et acteur,
Togo) et composé de Nana Tromagnon (productrice et administratrice de Bico Films,
Mali), Adama Roamba (réalisateur, scénariste et producteur,
Burkina Faso), Mariette Monpierre (réalisatrice et productrice,
Guadeloupe) et Fibby Kioria (directrice de programme à Maisha Film Lab et productrice,
Ouganda).
| Prix | Attribué à | Pays |
| Poulain d'or | Black Mamba d'Amel Guellaty | |
| Poulain d'argent | Une place dans l'avion de Khadidiatou Sow | |
| Poulain de bronze | Un air de kora de Angèle Diabang |
| Prix | Attribué à | Pays |
| Premier prix | Incompris de Jaurès Koukpemedji (Institut supérieur des métiers de l'audiovisuel) | |
| Deuxième prix | Maison de retraite d'Ismaël Césaire Kafando (Institut Supérieur de l’Image et du Son / Studio-École) |
Le jury des longs et courts métrages documentaires est présidé par Nadia El Fani (réalisatrice, scénariste et productrice,
Tunisie) et composé de Don Edkins (cinéaste et producteur,
Afrique du Sud), Monique Mbeka Phoba (réalisatrice et écrivaine,
République démocratique du Congo), Thierry Michel (cinéaste, photographe et journaliste,
Belgique), Lise Laure Etia (journaliste,
Cameroun), Keith Shiri (programmateur international de films et conseiller en programmes,
Nigeria) et Aline Kaboré Koala (ancienne ministre de la Culture, diplomate et cinéaste,
Burkina Faso)
| Prix | Attribué à | Pays |
| Étalon d'or | Le Loup d'or de Balolé de Aïcha Boro | |
| Étalon d'argent | Au temps où les arabes dansaient de Jawad Rhalib | |
| Étalon de bronze | Whispering truth to power de Shameela Seedat | |
| Prix Paul Robeson de la diaspora | Meu amigo Fela (Mon ami Fela) de Joel Zito Araujo | |
| Poulain d'or (court-métrage) | Against all odds (Contre toute attente) de Charity Resian Nampaso et Andréa Iannetta | |
| Poulain d'argent | Zanaka teny Nomen'i Felix (Zanaka, ainsi parlait Félix) de Lova Nantenaina | |
| Poulain de bronze | Tata Milouda de Nadja Harek |
Le jury des films d'animation et des séries télévisuelles est présidé par Cilia Sawadogo (réalisatrice et professeure de cinéma d'animation,
Burkina Faso) et composé d'Eric Kabera (réalisateur, producteur et formateur,
Rwanda), Emma Lohoues (comédienne,
Côte d'Ivoire), Iman Mani (journaliste culturel,
Tanzanie) et Laza Razanajatovo (réalisateur, producteur et directeur de festival,
Madagascar).
| Prix | Attribué à | Pays |
| Premier prix Séries TV | Petites histoires, grandes vérités d'Ambrose B. Cooke | |
| Deuxième prix Séries TV | Blog d'Akre Loba Diby Melyou |
| Prix | Attribué à | Pays |
| Premier prix | Briska de Nadia Raïs | |
| Deuxième prix | Un Kalabanda a mangé mes devoirs de Raymond Malinga | |
| Prix du jury | Da Tsysy Da de Tojo Niaina Rajaofera |
Les prix spéciaux sont annoncés le , la veille de la clôture du festival,.
| Prix | Attribué à | Pays |
| Prix Sembène Ousmane | Les Armes miraculeuses de Jean-Pierre Bekolo | |
| Prix de l'Assemblée nationale | Desrances d'Apolline Traoré | |
| Prix de la ville de Ouagadougou | Desrances d'Apolline Traoré | |
| Prix de la LONAB | Naabiga (Le Prince) de Zalissa Zoungrana | |
| Prix Signis | Duga (Les Charognards) d'Abdoulaye Dao et Éric Hervé Lengani | |
| Prix de la critique africaine Paulin Soumanou Vieyra | Indigo de Selma Bargach | |
| Prix Félix Houphouët-Boigny | Résolution de Boris Oué et Marcel Sangne | |
| Prix de l'UEMOA - long métrage | Duga (Les Charognards) d'Abdoulaye Dao et Éric Hervé Lengani | |
| Prix de l'UEMOA - court métrage | Rêve brisé de Modeste Ganafe | |
| Prix de l'UEMOA - documentaire | Jamu Duman de Salif Traoré | |
| Prix de l'intégration de la CEDEAO | Résolution de Boris Oué et Marcel Sangne | |
| Prix de la femme cinéaste de la CEDEAO | Un air de kora de Angèle Diabang | |
| Prix de l'Union africaine | Fatwa de Mahmoud Ben Mahmoud | |
| Prix Thomas Sankara du court-métrage | Black Mamba d'Amel Guellaty |