| Directeur de recherche au CNRS |
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| Naissance | |
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| Nationalité |
française |
| Formation |
Institut d'études politiques de Paris (doctorat) (jusqu'en ) |
| Activité |
Chercheur |
| Rédacteur à |
Verfassungsblog (en) |
| Conjoint |
| Membre de |
Centre de recherche sociologique sur le Droit et les Institutions pénales (d) |
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| Directeur de thèse |
Fabien Jobard, né en 1971 à Paris, est docteur en science politique et directeur de recherches au CNRS. Chercheur au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), il travaille sur les questions de police et de justice comparée.
Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1992, il est docteur en science politique de ce même institut en 1998, sous la direction de Pierre Favre, puis habilité à diriger des recherches en 2013, sous la direction de Patrick Le Galès. Il intègre le CNRS en 2000 après avoir effectué deux ans de recherche post-doctorale à Berlin au Centre Marc Bloch puis à l'Institut Max Planck consacré aux questions de formation, carrières et professions (MPI for Bildungsforschung).
Il intègre le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) en 2000 et en assure la direction de 2010 à 2014.
Il dirige de 2001 à 2008 le laboratoire européen réunissant le CESDIP, le Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSÉ) et le Max Planck Institut de Freiburg.
Depuis 2021, il est président du collège scientifique de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies et, au Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), il préside la section « Politique, pouvoir, organisation » et la conférence des présidents de section, jusqu'en 2025 ,.
Il fait partie des six chercheurs ayant attaqué la ministre de la recherche Frédérique Vidal pour abus de pouvoir, après qu'elle a annoncé sur CNews qu’elle allait demander, « notamment au CNRS », de mener une enquête portant sur « l’ensemble des courants de recherche » en lien avec « l’islamo-gauchisme » à l’université.
Il est membre de l’Observatoire des atteintes à la liberté académique.
Un enquête administrative du CNRS pour des faits de violences sexistes et sexuelles (VSS) est classée en août 2025, avec la recommandation « d'adopter un comportement et une posture exemplaires (...) particulièrement avec les doctorantes et doctorants ». Il reconnait des comportements inappropriés. En 2026, il est suspendu pour 5 ans de l’Association française de science politique par la commission disciplinaire de l’association qui lui reproche deux « manquements au code de bonne conduite relatif à la lutte contre le harcèlement, les discriminations et VSS » lors du précédent congrès, en 2024, à Grenoble.
Il est l'époux d'Eve Plenel, fille du journaliste Edwy Plenel et de la sociologue Nicole Lapierre.
Au CESDIP, laboratoire spécialisé dans le domaine de la sociologie pénale, il travaille notamment sur la théorie et la sociologie de la police, sur les mobilisations contre les violences policières, sur la délation (avec Jean-Paul Brodeur, Université de Montréal), sur les décisions judiciaires, sur les contrôles d'identité. Il a animé dans la première décennie 2000 avec Dave Waddington (université de Sheffield Hallam) et Mike King (Birmingham City University), un séminaire ANR-ERSC sur les émeutes urbaines. Puis, à partir de 2015, un réseau franco-allemand autour des cultures pénales comparées, avec Kirstin Drenkhahn (de) (université libre de Berlin) et Tobias Singelnstein (de) (université de la Ruhr à Bochum).
Avec Florent Calvez, Global Police. Delcourt/Encrages, 2023, 188 pages