Famille de Lastic

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources ().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Lastic.

Famille de Lastic
Image illustrative de l’article Famille de Lastic
Armes de la famille.
Blasonnement De gueules à la fasce d'argent
Branches Saint Jal
Période 1298 - à nos jours
Origine Auvergne
Demeures Château de Parentignat
Château de Cas
Château de Vigouroux
Chateau de Lescure
Charges Député, gouverneur de places, député aux États généraux de 1789, inspecteur général des haras impériaux, directeur de haras, sous-préfet, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, conseiller chambellan
Fonctions militaires Lieutenant-général des armées du roi, maréchal de camp, brigadier, officiers, mousquetaire
Fonctions ecclésiastiques Évêque, chanoine-comte de Brioude, vicaire général
Récompenses militaires Ordres du roi, ordre de Saint-Louis, croix de guerre 1914-1918
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1757

La famille de Lastic est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction chevaleresque sur preuves de 1298, originaire d'Auvergne.

Elle compte parmi ses membres des chanoines-comtes de Brioude, un grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1437, trois lieutenants-généraux des armées du roi, cinq évêques, un député. Elle fut maintenue noble en 1666 et reçue aux honneurs de la Cour en 1757.

Histoire

Son origine est incertaine. Tous les auteurs la font bien venir de Lastic en Haute-Auvergne. Jusqu'à Étienne IV inclus vers 1450, on trouve le nom de Bompar fréquemment accolé à celui de Lastic.

Au XVIIIe siècle, La Chenaye-Desbois rapporte que selon un mémoire dressé par M. Clabault, archiviste et généalogiste, cette famille remonte à Hugues de Lastic, déjà chevalier en 1211, issu d'un puiné de la maison de Mercœur. Il était toujours vivant en 1225 et avait épousé Ermengarde, dont il eut Bompar qui continua la lignée et Guillaume, religieux.

Jean-Baptiste Déribier du Chatelet écrit dans son Dictionnaire statistique: ou Histoire, description et statistique du département du Cantal (1856) que la famille de Lastic est issu de Henri de Thierstein, chevalier, du diocèse de Bâle en Suisse, qui vint se fixer en Auvergne vers 1084 par suite de son mariage avec Aldéarde de Mercœur.

D'après la Société héraldique et généalogique de France (1882), le rattachement de la famille de Lastic, à la maison de Mercœur « est une hypothèse qui repose uniquement sur ce fait que le château féodal de Lastic, situé à trois ou quatre kilomètres de Saint-Flour, en Auvergne, relevait du duché de Mercœur. On a dit aussi que les trois fasces d'hermines sur champ de gueules de la maison de Mercœur avaient été réduites à une par les cadets de cette maison, propriétaires de la terre de Lastic et qu'avec le temps, l'hermine s'était transformée en argent. Ce sont là, on le voit, des présomptions beaucoup trop vagues pour qu'on puisse admettre la descendance des Lastic de la maison de Mercœur. ». L'auteur ajoute : « Ce qui est certain c'est que, dès 1161, on trouve le nom de Lastic dans la liste des chanoines-comtes de Brioude, qui, dès cette époque, devaient être nobles de race. Outre Etienne de Lastic, chanoine, mort en 1161, on trouve dans le même chapitre noble, Sylvestre de Lastic en 1200. La filiation de la famille de Lastic est historiquement prouvée depuis Hugues de Lastic, chevalier, qui, en 1211, décida Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois, à ne pas attendre le comte de Toulouse et à se jeter dans Castelnaudary. »

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1939) écrit que la famille de Lastic est connue depuis Hugues de Lastic vivant en 1211 et remonte sa filiation prouvée à Pierre Bompar seigneur de Lastic et de Valeille vivant en 1298.

François-Joseph-Jean Lastic écrit en 1919 la Chronique de la maison de Lastic, s'appuyant sur les archives du château de Parentignat qui abrite une grande partie des documents de famille. Dans cette chronique, il réfute les opinions fréquentes selon lesquelles les Lastic sont issus des seigneurs de Thierstein, qui lui donneraient une lointaine parenté avec la maison de Habsbourg. Il explique que ces ascendances, comme chez beaucoup de vieilles maisons, ont été inventées au cours des siècles pour flatter leurs membres. Selon lui, la famille de Lastic avait dès le début son existence propre, et les premiers Lastic auraient été récompensés par les seigneurs de Mercœur (alors parmi les plus puissantes familles du royaume) qui les firent co-seigneurs de Lastic. Le premier Lastic dont il trouve des traces est Pierre Bayart, chanoine-comte au chapitre de Brioude qui reçut par la suite de nombreux membres de la famille. Être chanoine comte de Brioude demandait alors d'avoir huit quartiers de noblesse, ce qui laisse penser que la noblesse de cette lignée serait encore plus ancienne. Néanmoins, aucun document ne permet de prouver une filiation avec les futurs seigneurs de Lastic. Le dit « marquis » de Lastic (par courtoisie) fait ainsi remonter la filiation en 1211 avec Hugues de Lastic qui joua un rôle important lors de la croisade contre les Albigeois.

Elle est maintenue noble en 1666 et reçue aux honneurs de la Cour en 1757 .

Arnaud Clement écrit qu'elle fut maintenue noble en 1666 et 1670.

Filiation non prouvée

La filiation de la famille de Lastic devient certaine pour tous les auteurs à partir de 1298, avec Pierre Bompar. Néanmoins, la filiation suivante, bien que non prouvée, est citée par La Chesnaye-Desbois, Déribier du Chatelet, Henri Jouglas de Morenas et le « marquis » de Lastic:

Filiation prouvée

Souche commune

Branche de Lastic Saint-Jal

Deuxième branche de Saint-Jal

Jean-Jacques Ier de Lastic Saint-Jal, seigneur de Montbrun, en Rouergue, et de Bordes, cinquième fils d'Antoine de Lastic, baron de Gabriac, seigneur de Chamboulive, et d'Antoinette Roquet d'Estresses, dame de Saint-Jal ; épousa en 1673 Jeanne de Boyer, d'où :

Jean-Jacques II de Lastic Saint-Jal, seigneur de Montbrun et de Bordes. Il a épousé, en 1718, Marie de Chauvreau de Rochefort, d'où :

Claude-Marie de Lastic Saint Jal, gouverneur de Carcassonne.

Claude-Marie de Lastic Saint-Jal, seigneur de Saint-Antonin, de Montbrun et de Bordes, aide-de-camp du duc d'Aiguillon, brigadier de cavalerie, gouverneur de Carcassonne. Il a épousé en 1767, Henriette de la Capelle, dame de Cas et de Cuzoul. Il se fixa alors au château de Cas, dans le Rouergue (actuellement à Espinas, en Tarn-et-Garonne). Il a alors représenté la noblesse de cette province aux États généraux de 1789[réf. nécessaire]. Il eut pour enfants :

Jean Henri de Lastic Saint-Jal, né en 1770 à Saint-Antonin-Noble-Val, directeur du haras de Gelos. Il a épousé en 1802, Charlotte de Portelance. Il eut pour enfants :

Branche du Vigouroux

Cette branche s'est établie au château de Vigouroux dont elle a repris le nom et qui entre dans la famille à partir du mariage de:

(...)

(...) Cette branche de Lastic-Vigouroux s'est éteinte avec :

Branche de Lescure

Branche de Fournels

Alliances

Les principales alliances de la famille de Lastic sont : de Lacapelle (1767), les dauphins d'Auvergne, de Murols, de Crussol d'Uzès, Crespin du Bec, de Saint-Nectaire, Motier de la Fayette, de Caderousse, de Foix, de la Guiche, de la Rochefoucauld, de Scorailles, de Montesquiou-Fezansac, Bazin de Bezons, du Bourg, de Montboissier, d'Oradour, de la Roche-Aymon, de Pérusse des Cars, Camus de Pontcarré, Charron de Menars, d'Aurillac, de Pierrefort, de Montaigu, de Pierre de Bernis (1896), de Levezou de Vézins, de Lasteyrie, de Bony de Lavergne (1941), d'Audiffret-Pasquier.

Armes et titres

Les armes de la famille se blasonnent ainsi : De gueules à la fasce d'argent.

Châteaux et demeures

Notes et références

  1. 1 2 Ambroise Tardieu, Dictionnaire des anciennes familles de l'Auvergne, Moulins, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, 1774, pages 497-498.
  3. 1 2 Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique: ou Histoire, description et statistique du département du Cantal, 1856, tome 2, page 6.
  4. 1 2 Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France,1882, pages 641-646.
  5. 1 2 3 4 Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, 1939, tome IV, page 422.
  6. 1 2 3 4 5 François-Joseph-Jean Lastic, Chronique de la maison de Lastic : d'après les archives du château de Parentignat et quelques autres documents. Des origines à la fin du XVe siècle / Marquis de Lastic,..., impr. de Firmin et Montane, 1919-1921 (lire en ligne), ???
  7. ↑ Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 613.
  8. ↑ Arnaud Clement, La noblesse française, (lire en ligne), p. 548
  9. ↑ Jean-Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome IV, p. 169, Clermont-Ferrand, 1851
  10. ↑ Bertrand Galimard Flavigny (2006) Histoire de l'ordre de Malte, Perrin, Paris, p. 317-319.
  11. ↑ André Imberdis, « Histoire des guerres religieuses en Auvergne pendant les seizième et dix-septième siècles », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 8, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ Jean-Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome II, p. 420, Clermont-Ferrand, 1851
  13. ↑ Vivre au Moyen Âge : château de Sailhant.
  14. ↑ France Cavalerie : Vogüe cavalerie (1734 -1744), Lastic de Saint Jal Cavalerie (1744-1759), Vogüe cavalerie (1759-1761)
  15. ↑ Château de Cas
  16. ↑ Rivoire de La Bâtie 1867, p. 338.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Articles connexes