| Famille de Pontac | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | De gueules, au pont à cinq arches d'argent, sur une rivière du même, ondée d'azur, supportant deux tours aussi d'argent | |
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| Branches | Beautiran Salles Anglade Belhade |
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| Période | XVIe siècle - XXIe siècle | |
| Origine | Bordeaux | |
| Fiefs tenus | Escassefort, Beautiran, Salles, Anglade, Fourens, Monplaisir, Belhade | |
| Demeures | Château d'Anglade Château de Pez |
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| Charges | Plusieurs présidents à mortiers Plusieurs premiers présidents au parlement de Bordeaux |
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| Fonctions ecclésiastiques | Évêque de Bazas | |
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La famille de Pontac est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Bordeaux, anoblie en 1532 par la charge de secrétaire du roi. Ses membres ont eu à partir du XVIe siècle de nombreuses charges au parlement de Bordeaux et dans les différentes juridictions sises à Bordeaux. Cette famille a formé plusieurs branches dont seule subsiste la branche d'Anglade.
La famille de Pontac compte parmi ses membres des présidents à mortier, des premiers présidents et procureurs généraux au parlement de Bordeaux.
Elle compte aussi un président de la cour des Aides de Guyenne, des trésoriers généraux de France et secrétaires du roi, des conseillers aux conseils d'État et privé, un évêque de Bazas et des officiers.
Une des branches éteintes a fondé le domaine viticole du château Haut-Brion[réf. nécessaire].
La famille de Pontac est propriétaire du domaine de Haut-Brion, à Pessac, à partir du XVIe siècle. Au XVIIe siècle, sous Arnaud III de Pontac, premier président du Parlement de Bordeaux, le vin du domaine acquiert une réputation particulière en Angleterre. Haut-Brion constitue l’un des premiers vins de Bordeaux à être commercialisé sous le nom de son domaine plutôt que sous la seule désignation générique de « claret » ou de vin de Bordeaux.
Les comptes de la cave du roi Charles II d’Angleterre pour 1660-1661 mentionnent ainsi l’achat de vin de « Hobriono », vendu environ deux fois plus cher que les autres vins des Graves. Le 10 avril 1663, le diariste anglais Samuel Pepys rapporte avoir bu à la ‘‘Royal Oak Tavern’’ de Londres un vin français appelé « Ho Bryan », dont il souligne le goût singulier. Ces témoignages figurent parmi les premières mentions anglaises d’un vin bordelais précisément identifié par son domaine.
Peu après le Grand incendie de Londres de 1666, Arnaud III de Pontac envoie son fils François-Auguste de Pontac à Londres, où celui-ci ouvre ‘‘Pontack’s Head’’, dans Abchurch Lane. L’établissement propose notamment les vins de Haut-Brion et devient un lieu de rencontre de l’aristocratie londonienne ; la Royal Society y organise également des dîners jusqu’en 1746. Cette implantation commerciale contribue à distinguer Haut-Brion sur le marché anglais, plusieurs décennies avant que d’autres grands domaines bordelais comme Margaux, Lafite et Latour ne soient eux aussi couramment désignés par leur nom.
La renommée anglaise de Haut-Brion est également attestée par John Locke, qui visite le vignoble en mai 1677 et consigne dans son journal des observations sur le vin et les pratiques du domaine.