| Fateful Harvest | |
| Auteur | Duff Wilson |
|---|---|
| Pays | |
| Version originale | |
| Langue | anglais américain |
| Titre | Fateful Harvest The True Story of a Small Town, a Global Industry, and a Toxic Secret |
| Éditeur | HarperCollins |
| Date de parution | |
| Version française | |
| Nombre de pages | 336 (dans la version originale) |
| ISBN | 978-0060931834 |
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Fateful Harvest : The True Story of a Small Town, a Global Industry, and a Toxic Secret (en français : Récolte fatidique : la véritable histoire d'une petite ville, d'une industrie mondiale et d'un secret toxique) est un livre documentaire écrit par Duff Wilson, à partir d'une suite d'investigations publiées sous le nom « Fear in the Fields » (Peur dans le champs) dans le Seattle Times, quand il y était journaliste. Le livre a débuté par une série d'articles de presse, ce qui a été source d'un débat public qui a — un temps — fait du sujet un « enjeu national » aux États-Unis.
Fateful Harvest se concentre sur la petite ville rurale de Quincy, dans l'État de Washington. Il a reçu le prix Book of the Year (Livre de l'année) décerné par le groupe de presse Investigative Reports and Editors et son auteur a été finaliste du prix Pulitzer. Il porte sur le recyclage des cendres volantes, des cendres de pneus, des poussières et suies de cheminées industrielles, des résidus miniers, et d'acide phosphorique issus de l'industrie automobile, des poussières de filtres à manches des usines de recyclage, des écrémages de zinc des usines de galvanisation et de divers autres sous-produits industriels contenant des métalloïdes, métaux lourds (aussi dits « éléments-traces métalliques ») et autres produits chimiques toxiques et écotoxiques, transformés en engrais en fonction de ce que leurs promoteurs présentaient comme des avantages agronomiques ou pour leur alcalinité (vendue sous le nom chaux ) ou pour leurs teneurs en zinc et manganèse qui sont des micronutriments utiles en agriculture, certains arguant, que les plantes et animaux du sol vivant dans des sols alcalins absorbent moins les métaux toxiques que dans les sols naturellement acides ou acidifiés (ce qui est exact, mais ne règle pas le problème des conséquences écotoxicologiques et en santé environnementale).
Remarque : la question des métaux et métalloïdes dans les engrais ne doit pas être confondue avec celle des biosolides (nom donné aux boues d'épuration destinées à l'épandage agricole), mais les deux sujets se chevauchent.
Le sujet[Quoi ?] a été porté à l'attention de Duff Wilson en 1996 par Patty Martin, la maire de Quincy, petite ville d'environ 7 500 habitants. Duff Wilson, Patty Martin et un petit groupe d'agriculteurs se lancent alors dans une longue enquête, que le livre raconte, paru en 2001.[réf. nécessaire]

Un agriculteur local, Dennis DeYoung, qui vivait à l'extérieur de Quincy, a acheté et épandu des engrais en 1985 à Land O'Lakes, et a ensuite vu son rendement agricole s'effondrer à un dixième de ce qu'il était habituellement. :21 Ayant conservé ses factures, il a constaté qu'il avait payé ces engrais entre 2,5 à 9 cents la livre (pour l'engrais azoté) en 1985, alors que le prix moyen de ce type d'engrais était alors de 11 cents.
En 1986, l'État de Washington commence à adopter des lois plus strictes contre la dispersion ou dilution de déchets toxiques dans l'environnement. Dans la région, Cenex, une entreprise agricole locale, stockait ses produits chimiques excédentaires dans un bassin de rinçage en béton (mesurant environ 36 par 54 pieds et 5 pieds de profondeur, pouvant contenir environ 38 000 gallons),, plutôt que les disperser sur des terrains vagues, mais ce bassin de récupération et décantation des eaux de nettoyage des installations s'est rapidement comblé par les boues s'y déposant. Len Smith, qui y a travaillé tout un été a raconté avoir vu son niveau mystérieusement baisser du jour au lendemain:23.
En 1990, Cenex, pour se débarrasser du contenu de ce bassin, a donc développé une technique d'épandage lui permettant d'utiliser ses produits chimiques dans les exploitations agricoles. Plutôt que dépenser 170 000 $ pour un stockage réglementaire en décharge légale au centre de traitement des déchets dangereux d'Arlington, en Oregon, les dirigeants de l'entreprise ont délibérément choisi de « vendre » le mélange comme engrais, et ils sont ensuite affirmé — sous serment — que des fonctionnaires d'État (dont les noms restent inconnus) leur auraient ordonné de disperser les déchets en les utilisant comme engrais. L'entreprise a évité de faire analyser ses produits pour autre chose que les teneurs en engrais et en pesticides.
Cenex a payé DeYoung pour qu'il épande l'« engrais » sur ses terres, puis a tenté de le diluer avec d'énormes quantités d'eau. Dane Lindemeir, en charge de l'épandage, se souvient s'être opposé à l'épandage de ce qu'on lui avait présenté comme un mélange d'engrais, d'atrazine et de rrifluraline, car cela ne lui semblait pas sain et il n'était pas logique d'appliquer à la fois de l'atrazine, qui tue les haricots, et de la trifluraline, qui tue le maïs:28 Plus tard dans l'année, Nerpel, vendeur chez Cenex et ami de DeYoung, lui conseilla de vérifier l'engrais. Le maïs poussait à peine, et ce qui poussait était vendu comme fourrage. DeYoung, inquiet des responsabilités liées aux déchets toxiques, a tenté de convaincre Cenex de prendre en charge le terrain, ce qu'ils ont accepté à contrecœur.
Cenex y a semé de l'herbe du Soudan, une plante métallophyte qui supporte et absorbe, dans une certaine mesure, les métaux lourds, mais le « peuplement extrêmement dense » d'herbe du Soudan ne couvrait que 22 % du terrain. :41 Bien que Cenex ait promis de ne pas vendre l'herbe, son directeur de Quincy (John Williams) l'a vendue à une voisine pour ses chevaux, dont plusieurs sont morts.
Entre-temps, DeYoung a engagé des avocats, mais sans beaucoup de succès contre Cenex, qui avait le gouvernement de l'État de son côté. :53 Un autre agriculteur, Tom Witte, qui avait aussi acheté des produits chez Cenex constatait que ses champs perdaient, nettement, leur rendement et que ses vaches développaient des cancers, et signalait que son ouvrier agricole a reçu un diagnostic de dystrophie musculaire. En 1991, Witte a dû se déclarer en faillite.
Le conflit a attiré l'attention de plusieurs membres de la communauté, menés par Patty Martin. Quand cette dernière a appelé l'Agence de protection de l'environnement (EPA), elle a été confondue par l'Agence avec la sénatrice Patty Murray, et l'EPA s'est alors rendue dans la ville pour une enquête approfondie. L'étude a révélé que le bassin de rinçage utilisé pour déverser les excès d'engrais et de pesticides contenait des niveaux de béryllium de 1,39 ppm, de cadmium de 25,2 ppm et de chrome de 360 ppm, ainsi qu'une variété d'autres métaux et matériaux, tous dépassant les seuils de toxicité. Les niveaux de titane étaient « des centaines de fois supérieurs au niveau le plus élevé de titane trouvé dans un sol non contaminé » :76 Ces produits ont aussi été retrouvées dans plusieurs stocks d'engrais utilisés par les agriculteurs touchés. Les agriculteurs ont fait tester leurs engrais et leurs récoltes de manière indépendante, et on a découvert qu'ils contenaient aussi du plomb et de l'arsenic. :94 Martin et d'autres familles d'agriculteurs ont alors fait analyser les cheveux de leurs enfants et ont constaté des taux très élevés des métaux susmentionnés :121.
La plupart des agriculteurs touchés ont fait faillite, et ont perdu en justice ; l'un d'eux a perdu parce qu'une note adressée au directeur régional, affirmant que Cenex pourrait économiser 170 000 $ en coûts de déchets dangereux en vendant ces déchets comme engrais, a été découverte trop tard pour être utilisée comme preuve:82. En 1995, Cenex a reçu une simple amende de 10 000 $ pour avoir utilisé un pesticide à des fins non approuvées (ce qui aurait pu théoriquement entraîner jusqu'à 200 000 $. :91
Alarmé par ce problème, Martin s'est présenté à la mairie de Quincy. Elle et ses amis agriculteurs ruinés ont mené des recherches sur l'origine mystérieuse des métaux présents dans l'engrais. Ils ont découvert qu'il était devenu courant de se débarrasser de résidus miniers et d'autres déchets industriels en les mélangeant avec des engrais ou en les vendant comme des amendements agricoles ; une pratique qui était acceptée - et même encouragée - comme moyen de recycler les déchets contenant du zinc ou du fer, :97 ; l'augmentation des coûts d'enfouissement en centre technique a exacerbé cette tendance.
Martin a ainsi découvert, par exemple, un projet de règlement d'État visant à éliminer les poussières de four de cimenterie en les vendant comme chaux agricole. Elle a également découvert qu'Alcoa vendait ses déchets comme engrais ou comme dégivrant routier (sel de déneigement) par l'intermédiaire de L-Bar, une entreprise plus petite. Ce produit a fait l'objet de deux poursuites judiciaires en Oregon, où les agriculteurs ont conclu un accord à l'amiable. :105
Martin note aussi que les taux de cancer semblent anormalement élevés à Quincy, mais le toxicologue de l'État rejette ses affirmations, bien que l'État ait suivi les décès, et non les maladies, en fonction du lieu du décès, alors que de nombreuses victimes avaient voyagé hors du comté et étaient décédées dans des hôpitaux spécialisés. Plus tard, cinq personnes à Quincy ont développé une fibrose pulmonaire idiopathique. Ganesh Raghu a déclaré à l'auteur, Duff Wilson, que ce type de fibrose suggère fortement une cause environnementale, car c'est une maladie est extrêmement rare. :167
Un groupe Heavy Metal Task Force a contacté Wilson en 1996, c'est ce qui l'a incité à commencer à enquêter.
Il constate que la plupart des agences gouvernementales semblent avoir peu de données et de connaissances sur le sujet des engrais. Mais on le met en contact avec Alan Rubin, scientifique de l'EPA. Rubin explique que si les biosolides purement organiques, largement étudiés et réglementés étaient dangereux, il n'y avait « pratiquement aucune réglementation fédérale sur les engrais » et qu'« [il n'avait] jamais vu de limite étatique ou fédérale sur les métaux lourds dans les engrais ». :105
Dans le pays, le seul groupe de recherche sur les risques toxicologiques et écotoxicologiques semblait être le Heavy Metal Task Force, financé par l'industrie, bien qu'il ait été créé par l'État de Californie. Il s'inquiétait de la Proposition 65 de Californie, qui exigeait que les personnes soient informées si elles étaient exposées à des produits toxiques. Ce groupe a créé une faille pour contourner les lois sur les déchets dangereux : tant qu'un produits n'est pas officiellement classés comme déchets ou déchets dangereux (ce qui est le cas d'un engrais), il échappe aux exigences en termes de limites de teneur en métalloïdes toxiques et métaux lourds qui s'appliquent aux déchets. :133. L'une des failles ainsi utilisées concernait la poussière de four à arc électrique K061, qui « n'était tout simplement plus considérée comme un déchet dangereux si elle était utilisée pour fabriquer de l'engrais ». :154.
Wilson et quelques autres personnes concernées se sont rencontrés en février 1997, dans une réunion comptant 15 responsables de l'industrie et 5 responsables issus de l'État. Cette réunion a commencé par parler de cendres volantes ; l'un des invités affirmant que 4 millions de tonnes de cendres de charbon et 2,1 millions de tonnes de poussières de cheminée étaient ainsi recyclées en engrais agricole, et vendues sous des noms tels que Lime Plus. Un autre invité a suggéré à Wilson d'examiner la Bay Zinc Company(de Moxee, dans l'État de Washington), un important fabricant d'« engrais » fait à partir de déchets industriels recyclé (sulfate de zinc (ZnSO₄), principalement, mais contaminé par d'autres déchets).
Avant de rencontrer Dick Camp Jr. de Bay Zinc, Wilson découvre aussi Cozinco, dont le fondateur, Kipp Smallwood, s'inquiétait des métaux contenus dans les engrais à base de zinc. L'entreprise disposait d'un tableau comparatif et proposait un test gratuit, tout en affirmant que la plupart des engrais à base de zinc contenaient trois pour cent de plomb. :148
Wilson s'est ensuite intéressé à Zinc Nacionale, une entreprise mexicaine de recyclage, qui vendait une autre source de zinc présenté comme de bonne qualité grâce à une purification à haute température.
Wilson rapporte que la Bay Zinc Company, fondée par Dick Camp Senior, a été pionnière dans le recyclage des sous-produits industriels en engrais. Camp Junior lui a raconté que son père avait peut-être été le premier à utiliser la poussière de fumée provenant des cheminées d'usines en acier comme cela. Camp a joué un rôle déterminant dans la création des failles qui ont permis aux métaux lourds présents dans les engrais de ne pas être réglementés. De 1990 à 1996, Bay Zinc a réceptionné environ 1,5 million de livres de plomb (environ 680 tonnes), 86 000 livres de chrome (environ Modèle:Tonnes) et 19 000 livres de nickel (environ 8,6 tonnes). Bay Zinc était néanmoins relativement petite comparée à Frit Industries, basée en Alabama, liée à l'une de ses principales usines à Nucor Steel. Ensemble, huit entreprises ont transformé 120 millions de livres (soit environ 54 400 tonnes) de sous-produits industriels en engrais ; c'est environ la moitié du total des engrais à base de zinc vendus dans tous les États-Unis:157. Ce commerce a été facilité par les bourses d'échange de matières industrielles d'État (IMEX) utilisées par vingt-six États.
Mountain – Monsanto a décidé en 1994 qu'elle ne souhaitait plus assumer la responsabilité de l'utilisation de ses sous-produits industriels comme engrais.
Wilson a trouvé deux scientifiques qui étudiaient ces problèmes : John Mortvedt et Rufus Chaney, scientifique du département de l'Agriculture des États-Unis. Mortvedt a étudié l'absorption du cadmium par les plantes et a constaté que celles-ci absorbaient rapidement le cadmium dans les sols acides. Il estimait que la quantité de cadmium présente dans les aliments était suffisamment faible pour être sans danger et a mis en garde contre le risque de contamination croisée des sols. Mais Chaney était en désaccord avec Mortvedt : Wilson a écrit que Chaney, expert en phytoremédiation, pensait qu'un rapport zinc/cadmium élevé (au moins 100 pour 1) était nécessaire pour éviter les effets toxiques du cadmium. Selon Chaney, en outre « les métaux lourds persistent dans les sols de surface pendant des siècles, voire des millénaires, en l'absence de perte par érosion » (perte qui ne fait que déplacer le problème vers l'aval). :176
Chaney évoque aussi un cas en Géorgie, où plus de 1 000 acres (4 km2) d'arachides ont été détruites lorsque le pH a chuté après un apport d'engrais de type chaux achetés chez SoGreen.
Wilson a été contraint de publier cette histoire quand il a appris que le Seattle Post-Intelligencer travaillait dessus.
Il a déploré que le New York Times l'ait ignoré et que la plupart des autres journaux l'avaient relégué aux dernières pages, mais note que le livre a trouvé un écho auprès de nombreuses personnes, notamment des experts, comme un immunologiste, et plusieurs responsables de l'EPA, des membres du Congrès et diverses autres personnalités.
Il a aussi attiré l'attention d'une industrie traditionnellement et largement opposée à l'étiquetage des produits. Certaines entreprises d'engrais, comme IMC Global, semblent avoir pris conscience du problème après les révélations faites par Wilson et ont cessé ce type de pratiques. Le gouverneur Gary Locke de Washington semblait initialement disposé à s'attaquer au problème, mais l'État a produit un projet de loi — rédigé par le lobby industriel — qui n'exigeait aucune obligation d'étiquetage (les informations sur la toxicité ne seraient qu'uniquement publiées sur des sites Web) avec en outre des normes moins strictes que celles du Canada. :253.
Une nouvelle règlementation de l'État de Washington y a entraîné 56 ordonnances d'arrêt de vente, 45 refus de demandes de licence et 10 injonctions de dépollution pour des entreprises concernées ; l'une de ces ordonnances d'arrêt de vente visait Siemens AG, qui avait auparavant vendu des déchets de traitement de combustible nucléaire comme engrais. :253. Aucun autre État n'a adopté une loi aussi stricte que celle de de l'État de Washington. Chaney a fait remarquer que le maintien des réglementations au niveau de l'État était le moyen le plus efficace d'empêcher toute réglementation efficace au niveau du pays. DeYoung, dont le jugement avait été cassé, a obtenu un nouveau procès ; le jury ne pouvait statuer que sur les dommages et intérêts, mais les jurés locaux étaient favorables à Cenex et considéraient DeYoung comme un agriculteur incompétent, ils ne lui ont donc rien accordé. D'autres agriculteurs ont subi des revers similaires et se sont vu refuser le droit d'intenter un recours collectif.
Le livre a été bien accueilli dans les milieux environnementaux et du journalisme d'investigation :
Alain Suberchicot (dans un recueil d'essais publié en octobre 2016, sur la manière dont la littérature peut traiter l'alerte environnementale) évoque Rachel Carson (p. 152) et considère que ce livre dépasse la simple enquête journalistique et l'alerte environnementale en décrivant les enjeux sanitaires et écologiques du problème, mais aussi comment ils sont, avec l'exemple du contexte de la petite ville de Quincy, liés à des enjeux sociaux ; l'auteur y montre comment localement et à grande échelle, les logiques économiques et industrielles façonnent les relations humaines ; il révèle, dans une communauté rurale, les souffrances et la vulnérabilité sociale des populations confrontées aux intérêts de l'industrie chimique.
Le livre a été réédité en poche en 2002, chez Harper Paperbacks.
Patty Martin a endossé un rôle de lanceur d'alerte et a cofondé Safe Food and Fertilizer une association qui s'est donné pour mission de sensibiliser le public à ce type de pratiques dangereuses. En 2004, on constatait une « tendance à mieux réglementer les éléments non nutritifs dans les engrais. En 2019, le glyphosate, produit de Monsanto, était interdit dans de nombreux pays et l'entreprise était confrontée à d'importantes répercussions financières et juridiques.
Puis 20 ans plus tard, l'ancienne maire tente de freiner l'envahissement de la commune par les datacenters « invoquant des préoccupations à long terme concernant l'eau, la qualité de l'air et la résilience future de la ville ». En aout 2026, 30 datacenters sont installés, ne fournissant que 57 % des recettes fiscales foncières de la ville, mais ayant diminué le taux de pauvreté de la commune (passé de 29,4 % en 2012 à 6,2 % en 2024). La ville a co-investi (avec Microsoft) 31 millions de dollars dans une entreprise de réutilisation de l'eau devant permettre d'économiser environ 138 millions de gallons d'eau/an.
De nouvelles et graves inquiétudes sont ensuites soulevées par les micro- et nanoplastiques, et plus encore par les PFAS (classés parmi les polluants éternels), avec une évaluation préliminaire publiée par l'EPA en janvier 2025 concluant que des taux aussi faibles que 1 ppb de PFOA ou de PFOS dans les boues d'épuration (biosolides) représentent un risque sanitaire ; un seuil que de nombreux acteurs du secteur agricole jugent irréaliste, et susceptible d'aboutir à une interdiction de l'épandage de biosolides. Diverses organisations agricoles disent soutenir l'encadrement des PFAS, tout en critiquant la méthodologie de l'EPA, fondée selon elles, sur des scénarios trop conservateurs et peu représentatifs des pratiques agricoles réelles.
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