Au XXIesiècle, on continue à nommer «faubourg» des quartiers incorporés aux limites de la ville, à la suite de la croissance de celle-ci. Les faubourgs sont généralement devenus des quartiers entourant le centre et sont un espace de transition entre le centre-ville et la banlieue: en géographie, on considère souvent les faubourgs comme la première couronne des périphériesurbaines.
Étymologie
Faubourg dérive du terme «fors le bourg». Fors vient de l'ancien français «fors», issu du latin foris «en dehors» et de borc, bourg: forsborc vers 1200, forbours vers 1260), donc en dehors des murs ou au-delà des portes d'une ville[réf.nécessaire].
Développement des faubourgs
Dans la périphérie de la plupart des villes, les faubourgs se constituent souvent autour d'abbayes (comme les abbayes Saint-Lucien et Saint-Quentin, situées dans les faubourgs de Beauvais) ou de points de passage importants (faubourg de La Guillotière, existant dès le Moyen Âge à proximité du seul pont qui à l'époque franchit le Rhône et donne accès à Lyon).
Les faubourgs se forment également pour des raisons de commodité lorsque les activités nécessitent la présence d'un cours d'eau (moulin à eau) , d'un espace important (terrain dégagé de constructions denses) ou une prise de distance vis-à-vis de l'agglomération du fait du caractère polluant du métier exercé (peausserie, tannerie, teinturerie…).
Les anciens faubourgs d'Arras
La ville d'Arras comprenait de nombreux faubourgs:
Le faubourg de la Basècle, structuré autour de l'actuelle rue d'Achicourt où se trouvait l'église Saint-Vaast de la Basècle,
Le faubourg Ronville, établi autour de l'avenue Lobbedez, il menait à la maison des templiers,
Le faubourg Méaulens, situé autour de l'actuelle rue Michelet entre la route de Lens et Saint-Nicolas,
Le faubourg Saint-Vincent, situé autour de l'actuelle gare d'Arras, il sera détruit en 1414 et réuni à Saint-Sauveur,
Le faubourg Saint-Michel, structuré autour de l'actuelle rue des Rosati entre Arras et Saint-Laurent-Blangy, où se trouvait le château de Bellemotte, il fut réuni au village de Blangy.
Le faubourg Saint-Sauveur, situé autour de la rue de Cambrai et du parc du Rietz, il formait comme Saint-Michel, une paroisse indépendante,
Le faubourg Sainte-Catherine, aujourd'hui commune indépendante, il formait une paroisse qui comprenait le pouvoir de Demencourt,
Le faubourg des Haies, structuré autour de l'ancienne Hagerue ou rue neuve, il formait une paroisse et un pouvoir indépendant portant le nom de Hées. Il sera rattaché en partie à Arras au niveau de la rue de Grigny et à Achicourt.
Séparée de la ville d'Arras jusqu'en 1749, la Cité d'Arras comprenait les faubourgs suivants:
Historiquement, la cité des sacres comptait cinq faubourgs:
Le Faubourg Cérès, qui devient avenue Jean-Jaurès en 1921,
Le Faubourg de Fléchambault, traditionnellement peuplé de maraîchers puis d'ouvriers, qui s'agrandira au début du XXesiècle pour former le quartier Sainte-Anne,
Philippe Paillard, "PATRIMOINE/Les faubourgs de Lyon", dans Histoires lyonnaises, carnet de recherches, (https://lyonnais.hypotheses.org/4678, consulté le ).
Yannick Jambon, Aux marges des villes modernes. Les faubourgs dans le royaume de France du XVIe au début du XIXesiècle, PUL, 2017.