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Fernand Pinal, né le à Bruyères-et-Montbérault (Aisne), mort le à Romeny-sur-Marne (Aisne), est un peintre et graveur (eau-forte et gravure sur bois) français.

Il est fils unique et son père, après un engagement militaire de neuf ans où il servit en tant qu'adjudant dans les Spahis, est receveur des impôts successivement à Bruyères-et-Montbérault, Gandelu, Charly-sur-Marne et Meaux, son dernier poste. Sous la forte pression de son père, après des études secondaires en interne au lycée de Laon jusqu'à la terminale qu'il redouble avec obtention du baccalauréat à Paris et une licence en droit obtenue elle aussi à Paris, Fernand devient fonctionnaire tout d’abord comme rédacteur au ministère de l’Intérieur, puis au service d’hygiène et des eaux minérales, puis comme chef de bureau aux régions libérées et enfin comme chef du personnel aux finances,.
Parallèlement, il n’a cessé de peindre et de graver.
D'abord élève de Jacques-Émile Blanche qu’il quitte rapidement, il entre dans l'atelier d'Henri Martin où il se lie d'amitié avec deux condisciples, Henri Le Sidaner et Pierre Eugène Montézin.
Il épouse Hélène Chérier, originaire de Meudon, qui passe ses vacances à Charly-sur-Marne, et tous deux habitent Paris à partir de l’année 1907.
En , il est mobilisé dans son bataillon d'artillerie à Laon, mais en raison de sa petite taille et de sa mauvaise vue, il est muté à Paris dans un service télégraphique.
Après la première bataille de la Marne, il se rend à chaque permission entre Lagny et Meaux pour peindre les ruines des villages de la vallée de la Marne, souvent accompagné de son épouse et de leur petite fille Régine (dite « Ginette »). Les critiques de cette époque, comme son ami le poète Léon Bocquet, le surnomment « le peintre des régions dévastées ».
La guerre terminée, peintre et graveur confirmé, il est attiré par les forêts aux environs de Paris, notamment à Meudon, Viroflay, Clamart, et se spécialise dans la représentation des arbres en fleurs et de la splendeur printanière. Tour à tour illustrateur de magazines poétiques et musicaux, violoncelliste - il joue dans l'orchestre parisien de Casadesus - conférencier, poète, comédien, critique d'art, restaurateur de peintures, fin gourmet et pêcheur à la ligne (occupation qu'il partage parfois avec Montézin sur les bords du Loing), la peinture et la gravure sont demeurées les plus grandes passions de sa vie. À Gandelu, « où il a vécu ses plus belles années d'enfance et où ses randonnées dominicales de l'âge adulte se terminent régulièrement au bord du Clignon », il se lie d'amitié avec l'homme de lettres Alexandre Mercereau, propriétaire du château. Ami de beaucoup de peintres tels qu'Eugène Buland, Gustave Valérian, Pierre Ladureau, André Dunoyer de Segonzac, Carlos-Reymond, Pierre Eugène Montézin et Henri Le Sidaner, il expose à plusieurs occasions au Salon de Lagny avec Édouard Cortès, Alexandre Jacob et Pierre Eugène Montézin. Il effectue plusieurs séjours à Royan entre 1925 et 1939.
Il est membre de la Société des artistes français et obtient la médaille d'or dans la section gravure de son Salon en 1957 pour Le marché et la cathédrale de Laon. Il est également membre de la Société nationale des beaux-arts et du Salon d'hiver, ainsi que du Comité des aquafortistes français. Peintre régionaliste, il est fondateur de la Société des artistes laonnois, membre de la société historique et archéologique de Château-Thierry, la ville de La Fontaine, où il invite Paul Fort.
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