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Firmin Bouvy, né à Deinze, le et mort à San Francisco le , est un peintre et un photographe belge.
Firmin (Firmin Baudouin) Bouvy, né à Deinze le , est le fils de Victor Eugène Bouvy (1796), docteur en médecine, et d'Antoinette Thérèse Smeulders (1798-1877). Firmin Bouvy épouse à Ixelles le Céline Constance Léonard (1853-1901). Devenue veuve, cette dernière épouse le peintre Henri Cleenewerck.
Firmin Bouvy est étudiant à l'atelier d'Henri Joseph Dillens et à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers,,.
Firmin Bouvy se fait connaître en exposant Une kermesse flamande au XVe siècle au Salon d'Anvers de 1843. Il participe ensuite à plusieurs salons triennaux belges. Au Salon de Paris de 1848, il expose Gil Blas partant pour l'université de Salamanque, et, en 1851, à l'exposition des beaux-arts de Strasbourg, il envoie Le Retour de la dîme, une scène satirique du Moyen Âge. Cette exposition est ensuite présentée à Mayence, Darmstadt, Mannheim, Carlsruhe, Stuttgart et Fribourg-en-Brisgau, assurant à l'artiste une visibilité européenne.
À partir de 1855, pour des raisons matérielles, Firmin Bouvy se consacre désormais essentiellement à la peinture à l'huile, dont il recouvre des photographies, principalement des portraits. Il est cité comme photographe à Gand (1865), puis à Anvers (1867),.
Il entreprend plusieurs voyages : à Paris et en Espagne. En 1877, il s'établit à San Francisco, où il meurt aisé, mais presqu'oublié le dans sa résidence Stockton Street no 1423,.

Son champ pictural couvre essentiellement la peinture d'histoire et les scènes de genre. Ses voyages lui inspirent, à partir de 1845, de nombreuses scènes ayant lieu en Espagne. Ses scènes de genre réunissent deux qualités indispensables : l'intelligence qui saisit le côté spirituel des choses et le pinceau qui leur donne leur aspect réel. En 1848, il est considéré par la critique comme un homme d'esprit possédant d'heureuses dispositions. Son Gil Blas partant pour l'université de Salamanque possède de la finesse. Une salle commune en prison est un tableau bien composé, aux attitudes variées et aux physionomies pleines d'expression.
En 1851, la Revue d'Alsace publie une critique élogieuse de son tableau Le Retour de la dîme présenté à Strasbourg : « Deux moines reviennent au cloître avec le produit de leur collecte. C'est une scène du Moyen Âge. À voir la face joufflue et rubiconde du frère qui conduit l'âne chargé de provisions, on comprend que le bon moine ne se nourrit pas toujours d'ascétisme. L'intention sarcastique est peut-être outrée, mais à coup sûr la peinture témoigne d'un beau talent. »

Ses œuvres sont notamment conservées dans les lieux suivants.