

Flak, mot acronyme allemand, désigne deux choses :
Dans ce cas, le Flak est l'abréviation du mot allemand Flugabwehrkanone (ou Fliegerabwehrkanone) signifiant « canon antiaérien ».
Les canons de Flak se divisent en deux grandes catégories, canons légers et mobiles, à tir automatique d'une part, et canons lourds, statiques, à plus grande portée d'autre part. Tandis que les premiers comptent sur un impact direct contre l’appareil ennemi pour lui infliger des dommages, les obus lourds sont dangereux aussi par leur explosion préréglée.
En 1944-45, il est décidé de modifier des canons-mitrailleuses d’avions pour les utiliser sur véhicules :
À la fin de la guerre, d’autres Flak étaient à l’étude, comme le Flak 44 de 37L57, devant équiper le Flakpanther Coelian (200 coups/min).


Dans ce cas, la Flak est l'abréviation de die Flakartillerie (en allemand : artillerie antiaérienne), car « Flak » est l'abréviation du mot allemand Flugabwehrkanone, qui signifie canon antiaérien.
La Flak, entendue comme DCA de défense du territoire, fait partie de la Luftwaffe, tout comme les radars. Elle en constitue même l’élément principal, puisque sur les 1 500 000 hommes appartenant à l’armée de l’air en 1939, les deux tiers environ sont à des postes antiaériens. Leur nombre augmentera encore avec le nombre croissant des bombardements sur le Reich. À partir de 1943, nombre de femmes, de jeunes, voire de prisonniers de guerre sont enrôlés dans les équipes de projecteurs ou comme servants de pièces. La Flak défend alors les zones industrielles et urbaines, soumises à un bombardement incessant. Seules quelques unités ne font pas partie de la Luftwaffe et sont rattachées à la Kriegsmarine et à la Waffen-SS.
Dès 1939, l’armée aérienne est divisée en quatre Luftflotten, « régions » militaires et armées. Chaque Luftflotte dispose de ses propres unités de DCA :
La DCA territoriale, malgré ses forts effectifs, n’infligea jamais suffisamment de pertes au Bomber Command allié pour qu’il envisage une suspension des bombardements.
Les formations combattantes de la Wehrmacht sont quasiment toutes dotées de matériel antiaérien, regroupé dans des unités distinctes. Leur nécessité tactique se fera de plus en plus sentir avec la supériorité aérienne alliée, qui harcèle les troupes au sol, à l’Est (bombardier tactique Iliouchine Il-2 Sturmovik) et surtout à l’Ouest (les « Jabos » ou Jagdbomber, chasseurs-bombardiers). Plus encore, les Panzerdivisionen doivent faire face aux avions chasseurs de chars, et sont équipées d’artillerie aérienne mobile, montée sur tout ce qui peut rouler et beaucoup plus rarement camions, semi-chenillés ou blindés (Flakpanzer). Chaque Panzerdivision comporte, en 1944, un bataillon de Flak. Les autres divisions reçoivent entre une batterie et un bataillon de Flak.
Elle endommage ou détruit plus d'avions alliés que la Luftwaffe elle-même. Ainsi, de à , si les Britanniques attribuent la perte de 2 278 de leurs bombardiers à la chasse allemande (contre « seulement » 1 345 du fait de l'artillerie antiaérienne), ils reconnaissent que 8 848 autres appareils ont été endommagés par la Flak, contre 1 728 par la chasse.
La pratique la plus courante est celle du tir de barrage, certes efficace contre des bombardiers évoluant en groupes, mais extraordinairement vorace en munitions. En 1942, on estime par exemple que la destruction d'un bombardier allié en plein vol nécessitait une moyenne de 4 057 obus. Mais il en fallait plus de 33 000 à la fin de 1944. De même, la consommation d'obus, estimée à 500 000 par mois en 1941-1942, était passée à plus de 3 millions par mois en 1944. En 1944, plus de deux millions de soldats et de civils étaient liés directement ou indirectement à l'artillerie anti-aérienne, qui absorbe 30 % de tous les canons et 20 % de tous les obus produits durant l'année.
En 2017, le Flugabwehrraketengeschwader 1 (en) (FlaRakG 1) - Escadron de missiles antiaériens 1 - fondé en 1959 en Allemagne de l'Ouest regroupe l'ensemble des moyens de défense antiaérienne de la force aérienne allemande.