| Forlì | ||||
Hôtel de ville et place Aurelio Saffi ; abbaye Saint-Mercurial ; place de la Victoire ; musée municipal de San Domenico ; porte Schiavonia ; forteresse de Ravaldino ; cathédrale de la Sainte-Croix ; palais de l'ancien collège aéronautique. | ||||
Armoiries |
Drapeau |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | ||||
| Province | ||||
| Maire Mandat |
Gian Luca Zattini 2019-... |
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| Code postal | 47121-47122 | |||
| Code ISTAT | 040012 | |||
| Code cadastral | D704 | |||
| Préfixe tél. | 0543 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | forlivesi, forlivais en français | |||
| Population | 118 053 hab. (2026) | |||
| Densité | 517 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 44° 14′ 00″ nord, 12° 03′ 00″ est | |||
| Altitude | Min. 34 m Max. 34 m |
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| Superficie | 22 820 ha = 228,2 km2 | |||
| Divers | ||||
| Saint patron | Vierge du Feu (Madonna del Fuoco) copatrons : saint Valérien de Forlì, saint Mercurial, saint Pellegrino Laziosi et le bienheureux Torello de Poppi | |||
| Fête patronale | 4 février | |||
| Localisation | ||||
Localisation dans la province de Forlì-Cesena. | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Émilie-Romagne
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| Liens | ||||
| Site web | www.comune.forli.fc.it | |||
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Forlì (/for.ˈli/ ; en romagnol : Furlè ; anciennement orthographié Forly en français) est une ville du nord de l'Italie, en Émilie-Romagne, et le chef-lieu de la province de Forlì-Cesena, qu'elle partage avec Cesena. Située dans la plaine de Romagne, sur le tracé de la Via Emilia, elle constitue l'un des principaux centres urbains de cette région historique. Elle compte 118 053 habitants au et son territoire couvre 228,2 km2.
D'origine romaine, Forlì se développa au Moyen Âge comme commune et devint l'un des principaux centres du gibelinisme en Romagne avant de passer sous la domination des Ordelaffi, puis de Catherine Sforza à la fin du XVe siècle. Incorporée aux États pontificaux au début du XVIe siècle, la ville participa ensuite aux mouvements du Risorgimento et connut d'importantes transformations urbaines sous le régime fasciste. Son patrimoine associe aujourd'hui des témoignages médiévaux, Renaissance, baroques et rationalistes. La ville dispose également d'un important réseau muséal et constitue un centre universitaire.
Forlì est située dans le sud-est de la plaine du Pô, au cœur de la Romagne, dans une zone de transition entre la plaine alluviale et les premiers reliefs des Apennins. Le centre urbain se trouve à quelques kilomètres des premiers contreforts de l'Apennin forlivese et à environ 26 km de la mer Adriatique. Le territoire communal est traversé notamment par le Montone, le Rabbi, le Ronco et le Bidente. La ville est établie sur l'axe historique de la Via Emilia, qui constitue depuis l'Antiquité l'un des principaux itinéraires de communication de la Romagne.
Les hameaux de Forlì sont : Bagnolo, Barisano, Borgo Sisa, Branzolino, Carpena, Carpinello, Casemurate, Caserma, Castiglione, Cava, Collina, Coriano, Durazzanino, Forniolo, Grisignano, Ladino, Magliano, Malmissole, Massa, Para, Pescaccia, Petrignone, Pianta, Pieve Acquedotto, Pievequinta, Poggio, Ponte Vico, Quattro, Ravaldino, Roncadello, Ronco, Rotta, Rovere, San Giorgio, San Leonardo in Schiova, San Lorenzo in Noceto, San Martino in Strada, San Martino in Villafranca, San Tomé, San Varano, Vecchiazzano, Villa Rovere, Villa Selva, Villafranca di Forlì, Villagrappa, Villanova.
Bertinoro, Brisighella (RA), Castrocaro Terme e Terra del Sole, Faenza (RA), Forlimpopoli, Meldola, Predappio, Ravenne (RA) et Russi.
Le nom de Forlì dérive du latin Forum Livii, généralement interprété comme « forum de Livio ». La tradition a longtemps attribué la fondation de la ville à un Livio Salinatore, mais la date exacte de la création du premier établissement romain reste discutée. Une partie des historiens la situe vers , tandis que d'autres proposent une fondation plus tardive, à l'époque de Jules César. Le territoire était toutefois occupé avant l'installation romaine et avait notamment connu la présence de populations celtiques.
En dialecte romagnol, Forlì est appelée Furlè. La ville appartient à l'aire linguistique et culturelle de la Romagne.
Forlì fut longtemps le chef-lieu d'une circonscription beaucoup plus vaste. L'ancienne province de Forlì englobait une partie importante de l'actuelle province de Rimini, créée en 1992. Forlì et Cesena sont depuis les deux chefs-lieux de la province de Forlì-Cesena.
La région de Forlì était déjà habitée avant la conquête romaine. Après l'intégration de la Romagne au monde romain, un établissement appelé Forum Livii fut associé au développement de la Via Emilia, construite à partir de 187-187 av. J.-C. sous le consul Marcus Aemilius Lepidus. Le centre romain se développa comme point de circulation, de collecte et de redistribution des productions agricoles de la plaine romagnole. Les sources antiques et archéologiques ne permettent cependant pas d'établir avec certitude une date unique pour la fondation de la ville.
Après la fin de l'Empire romain, Forlì suivit les vicissitudes politiques de la Romagne et de l'Exarchat de Ravenne. La commune médiévale se consolida au XIe siècle et entra régulièrement en conflit avec les villes voisines, notamment Faenza, pendant le XIIe siècle. La ville devint progressivement l'un des principaux foyers du gibelinisme en Romagne.
À la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, les Ordelaffi s'imposèrent comme la principale famille dirigeante de Forlì. Scarpetta Ordelaffi prit le contrôle de la ville à la fin du siècle et la famille conserva pendant près de deux siècles une position dominante, dans un contexte marqué par les affrontements entre factions guelfes et gibelines et par les interventions successives de la papauté.
Sous Pino III Ordelaffi, qui gouverna Forlì de 1466 à 1480, les fortifications de la ville furent renforcées et plusieurs constructions importantes furent réalisées ou transformées. Après sa mort, Forlì passa sous l'autorité de Jérôme Riario, puis de son épouse Catherine Sforza. Cette dernière défendit la ville contre plusieurs adversaires avant la conquête de Forlì par César Borgia en 1500. Après un bref retour des Ordelaffi en 1503-1504, Forlì fut définitivement intégrée aux États pontificaux.

Pendant les trois siècles de gouvernement pontifical qui suivirent, Forlì conserva son rôle de centre administratif de la Romagne. Les luttes entre factions locales diminuèrent progressivement et l'activité de la ville se concentra notamment sur l'agriculture, le commerce, l'administration et les activités artisanales.
La ville conserva néanmoins une importante activité artistique et scientifique. Parmi les principales figures liées à cette période se trouvent les peintres Melozzo da Forlì, Marco Palmezzano et Francesco Menzocchi, ainsi que le médecin Jean-Baptiste Morgagni. Au XVIIIe siècle, plusieurs édifices religieux et civils furent remaniés ou reconstruits, notamment sous l'impulsion de l'architecte Giuseppe Merenda.
À la fin du XVIIIe siècle, les armées françaises atteignirent la Romagne. Les troupes jacobines entrèrent à Forlì en juin 1796 et Napoléon y fit son entrée le 4 février 1797. Pendant la période napoléonienne, Forlì devint le chef-lieu du département du Rubicon. Après la Restauration, la ville revint sous l'autorité pontificale.
Après l'unification italienne, Forlì connut une importante croissance démographique et économique. L'économie locale resta fortement liée à l'agriculture, tandis que les transformations sociales de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle favorisèrent le développement des mouvements républicains, socialistes, catholiques et syndicaux. La ville participa activement au Risorgimento, notamment autour de personnalités telles qu'Aurelio Saffi.
Dans les années 1920 et 1930, le régime fasciste entreprit une transformation importante du paysage urbain. De nouveaux bâtiments publics, scolaires, sportifs et administratifs furent construits notamment le long de l'actuel Viale della Libertà et autour du Piazzale della Vittoria. Cet ensemble architectural mêle formes monumentales, références classiques et architecture rationaliste.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Forlì fut bombardée à plusieurs reprises et subit de graves destructions. Le bombardement du 19 mai 1944 fit notamment 132 morts et 455 blessés. Lors de la retraite allemande, dans la nuit du 8 au 9 novembre 1944, plusieurs bâtiments et monuments furent dynamités, parmi lesquels la tour civique, le clocher de la cathédrale, la tour de l'horloge et le pont de Schiavonia. Forlì fut libérée le 9 novembre 1944 par les forces alliées et les formations de la Résistance locale.
Après-guerre, la ville fut reconstruite et développa un tissu économique fondé sur l'industrie manufacturière, l'agroalimentaire, le commerce et les services. La croissance du secteur tertiaire s'accompagna du développement des activités universitaires et technologiques.
Forlì constitue un centre économique important de la Romagne. Son économie associe agriculture, industrie manufacturière, construction, commerce et services. Le territoire provincial présente notamment un tissu dense de petites et moyennes entreprises, tandis que le secteur agricole conserve un poids important dans les campagnes environnantes. La Camera di commercio della Romagna suit régulièrement l'évolution des activités productives, de l'emploi, du commerce et de l'agriculture dans l'aire de Forlì-Cesena.
Le centre historique conserve des édifices appartenant à différentes périodes de l'histoire de la ville, du Moyen Âge au XXe siècle. Parmi les principaux monuments figurent la Piazza Aurelio Saffi, l'abbaye Saint-Mercurial, la cathédrale de la Sainte-Croix, l'église San Biagio et plusieurs palais historiques.

La Piazza Aurelio Saffi est la principale place du centre historique de Forlì et le principal espace public de la ville. Elle est dominée par le monument consacré à Aurelio Saffi, l'un des principaux représentants du républicanisme du Risorgimento.
La place est bordée par plusieurs édifices historiques, notamment le Palazzo Comunale, le Palazzo del Podestà, le Palazzo Albertini, le palais des Postes du début des années 1930 et l'abbaye Saint-Mercurial. L'ensemble constitue le cœur monumental et administratif du centre historique.

L'abbaye Saint-Mercurial, située sur la Piazza Aurelio Saffi, est l'un des principaux symboles de Forlì. L'édifice actuel, construit entre 1178 et 1181, repose sur les vestiges d'une église plus ancienne dédiée à saint Étienne. Il constitue un important exemple d'architecture romane lombarde en Romagne.
Son campanile de type lombard dépasse 70 m de hauteur. L'intérieur de l'église, organisé en trois nefs, conserve notamment le monument funéraire de Barbara Manfredi, réalisé en 1466 par Francesco di Simone Ferrucci, ainsi que plusieurs retables de Marco Palmezzano.
La cathédrale de la Sainte-Croix, appelée Duomo par les habitants de Forlì, est la cathédrale du diocèse de Forlì-Bertinoro. Ses origines remontent au Moyen Âge, mais l'édifice actuel est principalement issu des transformations entreprises entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle. La façade néoclassique fut achevée au XIXe siècle, et la cathédrale fut consacrée en 1890.
La chapelle de la Vierge du Feu, dédiée à la patronne de Forlì, fut construite au XVIIe siècle autour de l'image vénérée à la suite de l'incendie du 4 février 1428. La tradition rapporte que l'image sur papier de la Vierge resta intacte tandis que l'école où elle était conservée fut détruite par les flammes. La fête de la Madonna del Fuoco est célébrée chaque année le 4 février.
L'église San Biagio se trouve dans le centre historique, dans le quartier Schiavonia. L'édifice actuel fut reconstruit en 1953 après la destruction de l'église précédente lors des bombardements de 1944. Cette dernière abritait notamment la chapelle Feo, décorée de fresques de Melozzo da Forlì et de Marco Palmezzano. L'église conserve notamment une Immaculée Conception de Guido Reni.
La forteresse de Ravaldino constitue l'un des principaux vestiges du système défensif de Forlì. Elle fut profondément renforcée au XVe siècle, notamment sous Pino III Ordelaffi et à l'époque de Catherine Sforza. En 1481, une citadelle destinée à renforcer la défense de la ville fut ajoutée au complexe. La forteresse fut l'un des principaux lieux de résistance lors des affrontements de la fin du XVe siècle et de la conquête de Forlì par César Borgia en 1500.
La porte Schiavonia est l'un des principaux vestiges des anciennes fortifications urbaines de Forlì. Elle constituait l'un des accès majeurs au centre fortifié et se situe à proximité de l'ancien pont de Schiavonia sur le Montone.
Le principal complexe muséal de Forlì est le Museo Civico di San Domenico, siège de la Pinacothèque civique. Le musée conserve des œuvres de différentes périodes de l'histoire de l'art italien, notamment des peintures de Beato Angelico, Lorenzo di Credi, Marco Palmezzano et Antonio Canova. Il accueille également la Collection Verzocchi, composée de soixante-dix peintures consacrées au thème du travail dans l'art italien du XXe siècle.
Le complexe de San Domenico est installé dans un ancien couvent dominicain réaménagé pour accueillir les collections permanentes et les grandes expositions temporaires de la ville.
Parmi les autres lieux culturels figurent notamment Palazzo Romagnoli, la Casa museo Villa Saffi et le Musée du Risorgimento « Aurelio Saffi ».
Au cours des années 1930, Forlì fut profondément transformée par un programme d'urbanisme et d'architecture lié au régime fasciste. Le secteur compris entre la gare et le centre historique fut notamment réorganisé autour du Viale della Libertà, de l'actuel Piazzale della Vittoria et de plusieurs bâtiments scolaires, administratifs et sportifs.

Le Piazzale della Vittoria est dominé par le monument aux morts de la Grande Guerre, conçu par l'architecte Cesare Bazzani. Érigé en 1932, il se compose d'une colonne d'honneur de style dorique romain, revêtue de pierre de Trani, surmontée d'une composition en bronze représentant la Victoire.
Deux autels latéraux en pierre sont ornés de bas-reliefs représentant l'Attaque, la Défense, le Sacrifice et le Triomphe. Le monument s'inscrit dans le programme de réorganisation urbaine entrepris par le régime fasciste dans les années 1930.
La Casa Stadio della GIL, construite entre 1933 et 1935 sur un projet de Cesare Valle, était destinée aux activités sportives et culturelles de la jeunesse fasciste. Sa conception associe une structure fonctionnelle à des éléments symboliques caractéristiques de l'architecture du régime.
Le bâtiment a conservé une grande partie de ses caractéristiques architecturales d'origine, tandis que plusieurs éléments explicitement fascistes ont disparu au cours des transformations postérieures à la Seconde Guerre mondiale.
Le Collège aéronautique de la GIL fut construit entre 1935 et 1941 sur les plans de Cesare Valle. Il faisait partie de l'ensemble architectural réalisé autour du Viale della Libertà et constitue l'un des exemples les plus importants de l'architecture rationaliste de Forlì.
Le Parco della Resistenza est l'un des jardins historiques de Forlì. Sa structure régulière conserve des éléments issus de son organisation initiale, tandis que différentes interventions au cours du XXe siècle ont modifié sa composition.
Le Parco urbano Franco Agosto est l'un des principaux espaces verts de la ville. Il est dédié à Franco Agosto, maire de Forlì dans l'immédiat après-guerre. Le parc comprend de vastes pelouses, des espaces de loisirs, des aires de jeux, des équipements sportifs et plusieurs établissements de restauration.
Forlì accueille un campus de l'Université de Bologne, dont les activités dans la ville ont débuté à la fin des années 1980. Le Campus de Forlì fait partie de la structure multicampus de l'université depuis 2001. Il regroupe notamment des formations en sciences politiques et relations internationales, interprétation et traduction, économie et management, ingénierie et médecine. Le campus accueille également des activités de recherche dans les domaines aéronautique et aérospatial.
Gian Luca Zattini est maire de Forlì depuis 2019. Il a été réélu lors des élections municipales des 8 et 9 juin 2024 et officiellement proclamé maire le 12 juin 2024.
Une période de commissariat préfectoral intervint entre 1966 et 1970, avant l'élection d'Angelo Satanassi en 1970.
Habitants recensés

Au , Forlì comptait 15 784 résidents de nationalité étrangère, soit 13,4 % de la population résidente.
| Pos. | Pays | Population |
|---|---|---|
| 1 | Roumanie | 2 705 |
| 2 | République populaire de Chine | 2 207 |
| 3 | Albanie | 1 718 |
| 4 | Maroc | 1 285 |
| 5 | Ukraine | 887 |
| 6 | Burkina Faso | 620 |
| 7 | Nigeria | 599 |
| 8 | Bangladesh | 582 |
| 9 | Tunisie | 524 |
| 10 | Sénégal | 456 |
Forlì est jumelée avec :
La ville de Forlì et ses environs apparaissent dans le jeu vidéo Assassin's Creed II, sorti en 2009, dont une partie de l'action se déroule en Romagne à la fin du XVe siècle. Le joueur y rencontre notamment Catherine Sforza.