| Trani | |
Trani vue de la mer. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
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| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Amedeo Bottaro depuis 2015 |
| Code postal | 76125 |
| Code ISTAT | 110009 |
| Code cadastral | L328 |
| Préfixe tél. | 0883 |
| Démographie | |
| Gentilé | tranesi |
| Population | 54 731 hab. (2026) |
| Densité | 529 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 41° 16′ 00″ nord, 16° 25′ 00″ est |
| Altitude | 7 m |
| Superficie | 10 350 ha = 103,5 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Nicola il Pellegrino |
| Fête patronale | 2 juin |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Barletta-Andria-Trani. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Trani est une ville italienne d'environ 55 000 habitants située au bord de la mer Adriatique, l'un des trois chefs-lieux de la province de Barletta-Andria-Trani, dans la région des Pouilles.

La commune de Trani longe la mer Adriatique, à environ 40 km à l'ouest de Bari.
Le nom de Turenum apparaît pour la première fois dans la Table de Peutinger, copie du xiiie siècle d'un ancien itinerarium romain. Ce toponyme, également orthographié Tirenum, serait lié au nom du héros grec Diomède.
Les premières traces avérées de la fondation de la ville de Trani ne remontent qu'au ixe siècle, alors que la région est disputée entre Lombards et Byzantins.
La cité fleurit au xie siècle, lorsque le siège épiscopal de Canosa, détruite par les Sarrasins, y est transféré. Son port, idéalement disposé pour les croisades, connaît alors un essor considérable, jusqu'à devenir l'un des plus fréquentés de la mer Adriatique. En l'an 1000, Trani promulgue les Ordinamenta Maris, aujourd'hui considérées comme le plus ancien code de droit maritime de l'époque médiévale. Durant cette période, les familles les plus influentes des républiques maritimes italiennes (Amalfi, Pise, Gênes et Venise) s'installent en grande nombre à Trani. En retour, cette dernière maintient dès le xiie siècle un consulat à Venise. Des ambassadeurs d'Europe du Nord, notamment d'Angleterre, des Pays-Bas ou de Suède, séjournent à Trani.
Au xiie siècle, Trani abrite la plus grande communauté juive d'Italie méridionale et devient le berceau de certains des plus grands rabbins médiévaux, : Isaïe ben Mali (vers 1180-1250), éminent commentateur politique à l'autorité halakhique ; Moïse ben Joseph (1505-1585), grand érudit talmudique né à Thessalonique dont la famille s'est réfugiée à Trani trois ans après sa naissance en raison des persécutions antisémites qui sévissaient en Orient.
L'empereur Frédéric II, sous le règne duquel, dans la première moitié du xiiie siècle, la ville atteint l'apogée de sa richesse et de sa prospérité, y fait construire un immense château,. L'arrivée des Angevins (1266) coïncide pour Trani avec le début d'une période de décadence et de persécutions envers la population juive qui ne prend fin qu'après la montée des Aragonais sur le trône du royaume de Naples (1442).
Elle est occupée à deux reprises par la république de Venise : de 1496 à 1509 et de 1526 à 1529, date à laquelle elle repasse fermement sous domination espagnole en vertu du traité de Barcelone.
Sous la dynastie des Bourbons, à partir du règne de Charles III, Trani retrouve, à l'image des autres villes d'Italie méridionale, une certaine splendeur et un embellissement urbain porté par l'essor économique de la région.
Trani est chef-lieu de province jusqu'à l'époque napoléonienne, lorsque Joachim Murat la prive de ce statut au profit de Bari. En 1799, les troupes françaises massacrent la population de Trani, qui refuse de se joindre à la République parthénopéenne.


Trani aurait été le lieu d'un miracle eucharistique vers l'an 1000 : alors qu'une femme aurait essayé de faire cuire une hostie consacrée dans une poêle, l'hostie n'aurait pas cuit mais aurait saigné à la place.
La ville continue d'honorer les Templiers lors d'une nuit de célébration organisée chaque printemps. Au Moyen Âge, en effet, l'ordre du Temple fit de cette ville portuaire, à 42 kilomètres de Bari, une base d'où acheminer ses ressources vers la Terre sainte. De sa présence subsiste en particulier l'église d'Ognissanti (Toussaints), où est organisé l'hommage annuel. Bâti par les Templiers dans la première moitié du XIIe siècle, ce joyau de style roman est constitué de trois nefs séparées par une colonnade sans transept.



Capirro
La ville organise chaque année en août un tournoi de tennis sur terre battue du circuit ATP Challenger Tour.