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Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL: Nouvelle (Un vernis de culture (d)) () |
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France Boisvert (née à Sherbrooke le ) est une femme de lettres québécoise.
France Boisvert a fait un baccalauréat et une maîtrise en création littéraire à l'Université de Sherbrooke. Elle détient un doctorat de l'Université de Montréal (2001); sa thèse traite des genres littéraires dans l'œuvre du Baron de Lahontan soldat, voyageur et aventurier venu en Nouvelle-France pour devenir écrivain.
Après avoir enseigné au secondaire cinq ans, elle est devenue professeure de littérature au collège Lionel-Groulx de 1997 à 2025,,.
Elle a fait du journalisme (La Vie en rose) et publié des ouvrages de poésie et de fiction à l'Hexagone, Lévesque éditeur et quelques autres éditeurs. Elle a aussi publié des nouvelles, poèmes et essais dans diverses revues littéraires (dont XYZ, la revue de la nouvelle, Liberté, Nouvelle Barre du Jour, Mœbius et les Écrits du Canada français). Élue deux fois, elle a siégé au conseil d'administration de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).
De à , elle a animé l'émission hebdomadaire Le pays des livres sur les ondes de RadioVM. Le contenu des émissions comportait des recensions, analyses et interviews d'écrivains en compagnie de plusieurs collaborateurs de qualité (Robert Lévesque, Jacques Julien, Bruno Lalonde et Antoine Boisclair).
Durant la pandémie, depuis la mi-, sur les ondes de RadioVM, elle anime Culture à la carte où, tous les mardis, à 17H45, elle fait la recension de romans, de livres de nouvelles et d'essais.
Son premier roman, Les Samourailles, surprend la critique qui ne fait pas le lien entre changements climatiques et mutation des mots : Jean-François Chassay lui reproche ses inventions langagières, ce qui « provoque une constante impression euphorique, comme si tout événement, gai ou triste, était prétexte à invention verbale». P. Bolduc pense qu'il s'agit là d'un « déploiement de la langue au service d'une imagination débridée » ; D. Maurel comprend plutôt que « Les nombreuses flèches décochées, et l'histoire en général, s'inscrivent dans une folie verbale qui relève davantage la saveur aigre-douce d'une existence désabusée. Rire pour ne pas pleurer; se moquer pour parer les coups».
À propos de Massawippi, Pierre Nepveu dit que « À l'orée de ce recueil constitué de trois longs poèmes narratifs et satiriques, France Boisvert apparaît un bref instant, sur les bords de son grand lac de l'Estrie, comme une sorte d'Anne Hébert perverse, qui « orchestre de minutieux rituels sous la bruine acide des pluies sacrées ». Mais foin des offrandes et des messes: le paysage natal se disloque vite sous la pression d'une mémoire coléreuse qui raconte l'histoire de « la génération la plus drôle du Québec » héritière de « la mort du Sens », fille de la légèreté irresponsable et de la dévaluation généralisée».
Concernant cet ouvrage, Thierry Bissonnette dit que « Pleinement à l'aise dans le poème en prose, France Boisvert, dans Le Voyageur aux yeux d'onyx, réunit la plupart des éléments et tonalités qui ont meublé son parcours littéraires. En 49 stations, on peut suivre les tribulations d'un mystérieux voyageur, sorte d'Ulysse qui posséderait la clairvoyante cécité d'Homère. À la façon dont Rimbaud naviguait dans ses Illuminations, Boisvert vogue entre les situations et les lieux, laissant le regard instaurer ses lois dans le chaos du visible».
Un vernis de culture
« Après dix ans de voyages et de dessins, France Boisvert revient à l'écriture et publie Un vernis de culture, un livre de nouvelles que la critique Suzanne Giguère commente: « Maintenant un rythme d'écriture prompt du début à la fin, la romancière, nouvelliste et poète, France Boisvert s'exprime en réparties vives, souvent colorées, a le verbe facile et la plume alerte, un amour pour le mot juste et le juste sens des mots. Dans le vent vert de juin, les nouvelles d'Un vernis de culture se lisent et se savourent comme un gelato al limon. »
— Suzanne Giguère (in «Le Devoir», 9 juin 2012, p. F-2)
Ce livre remporte le Prix des Enseignants 2013. Par la suite, France Boisvert lance une autofiction par nouvelles intitulée Vies parallèles (Lévesque éditeur, 2014) et, plus tard, la même année, Vers Compostelle, récit poétique, (Les Heures bleues, 2014) pour lequel elle est invitée au Festival international de poésie de Trois-Rivières du 1 au 3 octobre 2016.
Professeur de paragraphe
Enfin, pour marquer le 50e anniversaire des cégeps, elle lance un roman caustique intitulé Professeur de paragraphe (Lévesque éditeur, 2017) à propos duquel la critique Françoise Belu dit que « Ce roman plaira assurément aux professeurs de français et de littérature à qui France Boisvert l'a dédié, mais aussi à tous ceux qui ont gardé un bon souvenir de leurs études dans un cégep et aux lecteurs férus de littérature».