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Italienne |
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Historienne de l’art Commissaire d’exposition |
Francesca Dini, née en 1963 à Montecatini Terme en Toscane, est une historienne de l’art et commissaire d’exposition italienne, spécialiste de la peinture italienne de la seconde moitié du XIXe siècle. Ses travaux portent sur les Macchiaioli et sur les peintres italiens installés à Paris, en particulier Federico Zandomeneghi et Giovanni Boldini.
Elle publie en 1989 une monographie consacrée à Zandomeneghi, cosigne en 2002 le premier volume d’un catalogue raisonné de Boldini et réalise un catalogue raisonné de Vincenzo Cabianca. Depuis les années 2010, elle assure le commissariat d’expositions sur la peinture italienne du XIXe siècle, notamment à Forlì, Padoue, Pise, Brescia, Rovigo et Milan.
Francesca Dini est née en 1963. Historienne de l’art florentine, elle est diplômée sous la direction de Mina Gregori.
En 1989, elle publie Federico Zandomeneghi. La vita e le opere, ouvrage cité notamment dans les notices de la photothèque de la Fondation Federico Zeri. En 2002 paraît chez Allemandi le premier volume, La vita e l’iter artistico, d’un catalogue raisonné de Giovanni Boldini qu’elle cosigne avec Piero Dini. En 2022, l’annonce d’une exposition la présente comme l’auteur du Catalogo ragionato dell’opera di Giovanni Boldini.
En septembre 2021, La Nazione annonce la parution récente, chez l’éditeur Silvana, de son catalogue raisonné de Vincenzo Cabianca, le premier consacré au peintre. L’ouvrage recense neuf cents peintures et œuvres graphiques. Il s’appuie sur les archives de la famille Cabianca, sur la correspondance du peintre avec Telemaco Signorini, Cristiano Banti, Giuseppe Abbati, Zandomeneghi et Diego Martelli, et sur des carnets dont beaucoup étaient inédits.
En 2015, elle organise avec Fernando Mazzocca l’exposition Boldini. Lo spettacolo della modernità aux Musei San Domenico de Forlì. Selon le communiqué de presse, ses recherches permettent d’y présenter des œuvres nouvelles et de reconsidérer les années florentines du peintre, de 1864 à 1870. Avec le même co-commissaire, elle conçoit pour le centenaire de la mort de Zandomeneghi une rétrospective de cent œuvres, présentée au Palazzo Zabarella de Padoue en 2016-2017.
Elle dirige au Palazzo Blu de Pise, en 2022-2023, la rétrospective I Macchiaioli. Celle-ci réunit plus de cent trente œuvres, issues en majorité de collections privées et de musées comme les Offices ou la galerie nationale d’art moderne de Rome. Elle figure ensuite parmi les commissaires de deux expositions du Palazzo Martinengo de Brescia : I macchiaioli en 2024, puis, avec Davide Dotti, La Belle Époque. L’arte nella Parigi di Boldini e De Nittis en 2025. Cette dernière exposition rassemble plus de quatre-vingts œuvres.
Au Palazzo Blu de Pise, elle conçoit en 2025-2026 Belle Époque. Pittori italiani a Parigi nell’età dell’Impressionismo, centrée sur Boldini, Giuseppe De Nittis et Zandomeneghi. Elle y déclare avoir voulu suivre un fil historique plutôt que proposer une simple suite de tableaux.
En 2026, elle est commissaire de Zandomeneghi e Degas. Impressionismo tra Firenze e Parigi au Palazzo Roverella de Rovigo. L’exposition est présentée comme la première confrontation organique entre Zandomeneghi et Edgar Degas ; elle couvre la période allant de la formation florentine de Degas jusqu’en 1886. La même année, elle organise avec Elisabetta Matteucci et Fernando Mazzocca l’exposition I Macchiaioli au Palazzo Reale de Milan, à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina. Plus de cent œuvres y couvrent la période 1848-1872.
Francesca Dini présente les Macchiaioli comme « l’une des avant-gardes les plus originales de la seconde moitié du XIXe siècle en Europe », dans lesquels elle voit l’expression la plus poétique de l’Italie issue du Risorgimento. Dans le catalogue de l’exposition de Pise de 2022, elle juge trompeuse l’appellation d’« impressionnistes italiens ». Selon elle, cette étiquette sacrifie la complexité idéologique et culturelle du mouvement, qu’elle désigne comme une « civilisation macchiaiola ».
Rendant compte de l’exposition de Pise de 2022, Federico Giannini, directeur de Finestre sull’Arte, y voit enfin « an exhibition on the subject that does not disappoint expectations ». Il relève le choix de concentrer le propos sur les origines du groupe et sur des œuvres de qualité, et estime qu’elle constitue une nouvelle étape dans l’histoire des expositions consacrées aux Macchiaioli. Il formule toutefois des réserves :
Dans La Nazione, Olga Mugnaini associe la rigueur scientifique du catalogue raisonné de Cabianca à une écriture qu’elle compare à celle d’un roman historique. Les annonces de Finestre sull’Arte la présentent comme l’une des spécialistes faisant autorité sur les Macchiaioli, et comme l’un des trois historiens et critiques d’art italiens « les plus réputés » chargés de l’exposition milanaise de 2026.