| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Məhəmməd Füzuli, Məhəmməd Süleyman oğlu ou مَحمد سلیمان اوغلو |
| Pseudonyme |
فضولي |
| Activités | |
| Enfant |
Fazli Çelebi (en) |
Leylâ vü Mecnûn (d) |
Fuzûlî ou Fuzouli (en azéri : فضولی / Füzuli) ou Fouzouli, (en turc ottoman : فضولی ; en turc moderne : Fuzûlî) ou Mehmet Süleymanoglu Fuzulî est le nom de plume du poète azérophone (l'azéri était sa langue maternelle), persanophone, arabophone et turcophone Muhammad bin Suleyman (en arabe : محمد بن سليمان, en turc : Mehmet bin Süleyman) (vers 1494 - 1556).
On ne connaît pas précisément sa date ni son lieu de naissance. Il naît en Iraq alors dominé par la dynastie Aq Qoyunlu. Quand le shah safavide Ismail Ier prend Bagdad, Fuzuli lui dédie son premier masnavi. Lorsque Soleyman conquiert l'Iraq en 1534, il lui adresse à son tour des qasidas. Il semble avoir passé la majeure partie de sa vie à Najaf.
Il est souvent considéré comme un des plus grands contributeurs à la tradition du divan dans la littérature turque, mais il écrivait en fait ces recueils de poèmes (dîvân) dans trois langues différentes : turc azéri, persan et arabe. Bien que ses œuvres turques soient écrites en azéri, il était aussi intégré dans les traditions littéraires Djagataï et ottomanes. Il est à l'origine du Hadikatüssuade (Hadikatü's-Süada) considéré comme un des plus beaux « mersiyes (en) » ou élégies retraçant le décès de Hussein, fils d'Ali et petit-fils du prophète Mahomet à Kerbela,. Le livre a été souvent illustré. Il a écrit aussi une version turque de Layli wa Madjnun.
La question de sa religion est sujette à débat parmi les historiens. Il semble être plutôt un chiite modéré. De la même façon, en tant que soufi, il ne semble avoir adhéré à aucun ordre en particulier.
Il meurt en 1556 lors d'une épidémie de peste. Il est enterré à Kerbala. Il laisse un fils, Fazli Çelebi (en), poète lui aussi.
Sa renommée s'explique par le fait qu'il maîtrisait les trois langues de l'Orient - arabe, persan et turc. Le turc azéri, assez proche du turc ottoman, lui permet d'être populaire aussi bien en Azerbaïdjan qu'en Turquie.
Sa poésie, par l'expression des thèmes de la solitude et de la souffrance, se caractérise par une forme de pessimisme. Elle a été mise en musique par Hüseyin Sadeddin Arel.

Fuzuli a laissé une quinzaine d'œuvres.
Un Divan, assez court et Maṭlaʿu’l-iʿtiḳād : réflexions à caractère religieux, en prose,.
Un volumineux Divan, Heft Jam (masnavi, éloge de sept instruments de musique), Anis al-kalb (qasida), Risala-yi mu'ammayat (compilation d'énigmes), Rind wa Zâhid (dialogue avec un ascète) et Husn wa ‛ishk (œuvre soufie).
Divan (composé de qasidas, ghazals et rubaiyat), Leylâ vü Mecnûn (un masnavi d'après l'histoire de Layla et Majnun), Beng-ü Bâde (masnavi qui met en scène un combat entre l'opium et le vin), Kirk hadith terdjemesi (traduction de quarante hadiths), Hadikat al-su‛adda (marsiya). On a conservé aussi des lettres dont il est l'auteur. On lui attribue un Sohbet al-Asmar, sans certitude sur sa paternité.
La ville de Fizouli en Azerbaïdjan a été nommée en son honneur en 1959.
« Besides his native Azeri, he learned Arabic and Persian at an early age and acquired a thorough command of the literatures in all three languages, an accomplishment in which the cosmopolitan literary and scholarly circles of Hilla played an important role. ».