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Dirigeant communautaire, résistant |
| Statuts |
Gaspar Yanga (Nyanga) était le meneur d'une rébellion d'esclaves au Mexique au début de la période coloniale espagnole. Originaire du Gabon (à l'époque compris dans le Royaume Kongo) , Nyanga, du nom de la région où vit toujours actuellement le peuple de l'ethnie Punu, était un prince capturé vers 1570 pour être envoyé dans les champs de cannes à sucre au Mexique. Contestant l'autorité coloniale, il trouva refuge avec quelques fugitifs, dans les montagnes raides de Veracruz (Sierra Madre). La communauté (appelée généralement "palenque") comptait entre quelques centaines et un millier d'individus, et subsistait grâce à la pratique de l'agriculture, mais aussi aux pillages des cargaisons espagnoles via des techniques de guerrillas. C'est d'ailleurs vers 1608-1610, après près de quarante années d'affrontements, que les autorités espagnoles épuisées, reconnurent l'autonomie du palenque de Gaspar Yanga qui en devint le représentant légal, et l'autorité principale jusqu'à sa mort , le consacrant ainsi comme le fondateur de la première cité d'Hommes noirs libres des Amériques .
Se disant membre d'une famille royale du Gabon, Yanga est devenu le chef d'une bande d'esclaves marrons près du Veracruz vers 1570. En s'échappant dans les montagnes, lui et ses compagnons édifièrent une petite colonie libre. Pendant plus de 30 ans celle-ci grandit, survivant en partie en capturant les caravanes qui ramenaient des marchandises au Veracruz. En 1609 la décision fut prise par le gouvernement colonial de mettre fin à cette aventure.
Cependant, l'armée espagnole constituait de 100 soldats et 150 indiens ne réussit pas à démanteler le campement qui regroupait 80 hommes et 24 femmes noires ou amérindiennes ainsi que beaucoup d'enfant. Les marrons fuirent et établirent leur village autre part. Deux autres tentatives de l'armée pour les déloger et les tuer eurent lieu, mais résultèrent à nouveau en échec. Si bien, qu'en 1618, Yanga et un représentant du roi d'Espagne conclurent un accord de paix, et qu'en 1631, la ville fut reconnu par le vice-roi d'Espagne sous le nom de San Lorenzo de los Negros, comme un pueblo libre, où l'esclavage n'a plus cours, mais qui en échange jure fidélité au roi et s'engage à ne pas donner asile aux marrons.