Gaston Riou

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Gaston Riou
Illustration.
Gaston Riou en 1915. Cliché Jos Jullien
Fonctions
Député français
–
(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 3 mai 1936
Circonscription Ardèche
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique RRRS
Prédécesseur Léonce Salles
Successeur Circonscription supprimée
Biographie
Nom de naissance Gaston, Édouard Riou
Date de naissance
Lieu de naissance Vernoux-en-Vivarais
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Lablachère
Nationalité Française
Conjoint Andrée Tirard
Profession Homme de lettres
Religion Protestantisme
Résidence Ardèche

Gaston Édouard Riou, dit Gaston Riou, né le à Vernoux-en-Vivarais (Ardèche) et mort le à Lablachère dans le même département, est un écrivain et homme politique français.

Radical-socialiste, pacifiste et européiste, il rejoint la Collaboration pour promouvoir l'idée d'une Europe unifiée.

Biographie

Ardéchois de naissance, il va rester toujours fidèle à son pays d'origine.

De religion protestante, il collabore dès 1904 à la revue Foi et Vie. En 1913, il publie Aux écoutes de la France qui vient, et il contribue à l'ouvrage collectif Le Matérialisme actuel, où l'on trouve les signatures d'Henri Bergson, de Charles Gide et d'Henri Poincaré.

Mobilisé en 1914 dans la même unité que celle du docteur Jos Jullien, il est fait prisonnier au début du conflit et retenu onze mois en captivité en Allemagne. Il décrit cet épisode de sa vie dans Journal d’un simple soldat : guerre-captivité, 1914-1915, qui paraît en 1916 avec une préface d'Édouard Herriot, et qui va être traduit l'année suivante en espagnol par Miguel de Unamuno. En cette même année 1917, il publie La Fayette, nous voilà ! qui paraît avec une préface du général Pershing, à qui l'on attribue à tort la célèbre phrase. En 1923 et 1925, il publie deux romans, Ellen et Jean et Ellen et Jean en Thébaïde, qui forment l'ensemble La Vie de Jean Vaucanson.

Européen convaincu

Gaston Riou est pacifiste et européen convaincu. En 1926, il constitue avec Charles Gide et Yves Le Trocquer le comité français d'Union douanière européenne (UDE). Il publie en 1928 Europe, ma patrie, préfacé par Raymond Poincaré. Selon sa formule, l'Europe doit « s'unir ou mourir » — tel est le titre qu'il donne en 1929 à son ouvrage sur la nécessaire union de l'Europe. En 1930, il fonde la Ligue internationale pour les États-Unis d'Europe. Il en devient président en 1935.

Parlementaire

Proche d'Aristide Briand , d'Édouard Herriot et de Raymond Poincaré qui préfacèrent ses écrits.

Il est député de l'Ardèche, dans la première circonscription de Privas, du au (Parti républicain, radical et radical-socialiste). Il dépose deux projets de loi visant à protéger l'industrie de la chaussure, dont la crise préoccupe les Ardéchois. Siégeant à la commission des Affaires étrangères, il intervient le plus souvent en séance à propos de la situation internationale.

Avec 568 autres parlementaires, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, à Vichy. Sa conviction de la nécessité de l'intégration européenne le conduit à promouvoir l'Europe allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Famille

Le à Paris (8e arrondissement), il épouse Andrée Jenny Tirard (1881-1947). De cette union naissent deux filles.

Hommages

En 1933, il fait partie de l'académie du Vivarais, fondée par Jean Régné.

Académie du Vivarais

Son effigie en bronze par Paul Landowski se trouve au palais des beaux-arts de Lille. Un autre buste est réalisé par Marcel Gimond.

Œuvres

Notes et références

  1. ↑ « Les archives de "Foi et Vie" disponibles en ligne » [archive du ], sur Réforme via Wikiwix.
  2. 1 2 3 4 Jean Jolly (dir.), « Gaston, Édouard Riou : biographie », sur assemblee-nationale.fr, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, Presses universitaires de France, 1960-1977.
  3. 1 2 J. F. Jagielksi, « « Riou, Gaston (1883-1958) », », sur crid1418.org, .
  4. ↑ On considère aujourd'hui que cette phrase ne fut pas lancée par le général Pershing à l'arrivée sur les côtes françaises des troupes américaines. Elle fut prononcée par le colonel Stanton, au nom du général Pershing, le jour anniversaire de l’Indépendance américaine, le 4 juillet 1917, sur la tombe de La Fayette, au cimetière de Picpus, à Paris. . — Laurent Zecchini, « La Fayette, voilà tes maires ! » sur lemonde.fr/, 27 décembre 2007.
  5. ↑ Gérard Bossuat, La France et la construction de l'unité européenne, sur books.google.fr, Armand Colin, 2012, p. 1854.
  6. ↑ « Europe, ma patrie », sur catalogue.bnf.fr.
  7. ↑ « « Gaston, Édouard Riou : mandats », », sur assemblee-nationale.fr.
  8. ↑ Nicolas Beaupré, Les Grandes Guerres (1914-1945), Paris, Gallimard, coll. « Histoire de France », , 1382 p. (ISBN 978-2-07-279953-2, lire en ligne), p. 935
  9. ↑ « Buste de gaston riou sold by artcurial » [archive du ], sur artvalue.fr via Wikiwix.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes