| Forme juridique | Association loi de 1901 |
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| Fondation |
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| Présidente | Catherine Michaud |
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| Affiliation |
Démocratie libérale (-) Union pour un mouvement populaire (-) Union des démocrates et indépendants (-) Parti radical (depuis ) |
| Site web | gaylib.org |
GayLib est une association française créée en , qui milite pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes dans une démarche libérale.
Créée au sein de Démocratie libérale, elle est ensuite associée à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) de 2003 à 2013 qu'elle quitte en raison de l'opposition du parti au mariage entre personnes de même sexe. De à , GayLib s'associe à l'Union des démocrates et indépendants (UDI), un autre parti de centre droit. Depuis 2018, elle est associée au Parti radical.
Catherine Michaud est élue présidente de GayLib en 2012. Elle est la première femme à exercer cette fonction.
Elle est élue conseillère régionale d'Île-de-France en 2021. En novembre 2023, elle est nommée déléguée spéciale du conseil régional à la lutte contre les discriminations, le racisme et l'antisémitisme.
En septembre 2026, La Tribune présente Yann-Maël Larher comme président délégué de GayLib.
GayLib est fondé en 2001. comme une commission nationale de Démocratie libérale destinée à évoquer les problématiques liées à l'homosexualité. Ses fondateurs sont notamment Emmanuel Blanc, Stéphane Dassé, Sébastien Chenu, Michel Bujardet et Christophe Soullez. GayLib est intégré l'année suivante à l'UMP lors de la fusion du RPR, de DL et d'une partie de l'UDF. Elle est déclarée à la préfecture de police de Paris en .
GayLib défend l'ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l'homoparentalité. Il a proposé en à Nicolas Sarkozy la mise en œuvre du contrat d'union (mêmes droits et devoirs que pour le mariage civil, à l'exception de la filiation) ainsi que la mise en œuvre du statut du beau-parent (également appelé « droits des tiers »).
Ces deux derniers points ont été intégrés au projet présidentiel de Nicolas Sarkozy en , mais, début , ils ne figurent pas encore à l'agenda parlementaire. Lors d'une rencontre avec Xavier Bertrand en , GayLib a appris que les engagements de campagne nécessitaient que les esprits « évoluent » au sein de la majorité. À la suite des propos tenus en par Nicolas Sarkozy dans Le Figaro Magazine, dans lesquels il réaffirme son opposition à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, GayLib annonce qu'il ne le soutiendrait pas lors de l'élection présidentielle de .
Courant janvier, après que Christian Vanneste a par ailleurs publiquement mis en cause la réalité de la déportation homosexuelle, l'UMP a annoncé son exclusion, qui s'est avérée non effective. Fin , Christian Vanneste était toujours officiellement membre du parti.
GayLib a annoncé via son site internet ne pas faire campagne, et ne pas donner de consignes de vote, mais n'a pas évoqué une quelconque volonté de quitter l'UMP.
À l'occasion de l'élection pour le renouvellement de la direction du parti au congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, Emmanuel Blanc déclare que l'élection de François Fillon à la présidence de l'UMP « serait une catastrophe pour les gays et les lesbiennes de ce parti ». Jean-François Copé est élu président du parti avec seulement 98 voix d'avance. Néanmoins la position arrêtée par le conseil d'administration et portée par sa présidente Catherine Michaud était de préconiser un vote blanc à l'occasion de cette élection interne et un vote de soutien à la motion humaniste portée entre autres par le député ouvertement homosexuel Franck Riester.
GayLib participe à la Marche des fiertés parisienne depuis , mais sa participation est régulièrement contestée, à des degrés divers, par des associations comme Act Up-Paris ou Les Panthères roses. Ainsi, en , le char GayLib est bloqué durant la Marche, tandis qu'il circule librement à celle de . Les Panthères roses s'interrogent en effet sur la présence d'un « cercle de réflexion » membre de l'UMP à la Marche des Fiertés, notamment quand le mot d'ordre est « égalité des droits ».
GayLib est en opposition avec deux élus de l'UMP, qui l'ont quitté depuis : Christian Vanneste et Christine Boutin. Le député Christian Vanneste a annoncé avoir demandé la dissolution de GayLib dans le magazine Minute no 2385 du . GayLib et le Parti chrétien-démocrate (PCD), parti politique dirigé par Christine Boutin, se sont plusieurs fois opposés l'un à l'autre.
Lors d'une législative partielle organisée à Rambouillet en et perdue par Jean-Frédéric Poisson, candidat PCD qui représentait l'UMP, GayLib a appelé la majorité présidentielle à ne plus investir de candidats issu du parti de Christine Boutin, jugeant ce dernier « en contradiction avec la philosophie libérale qui a fondé l'UMP ».
En , Sébastien Chenu, qui avait déjà quitté deux ans auparavant l'association dont il était l'un des fondateurs, rejoint Marine Le Pen comme conseiller culturel, ce que dénonce vivement GayLib,,.
En juin 2025, lors de la controverse autour de l'affiche de la Marche des fiertés de Paris, GayLib cosigne dans Causeur une tribune jugeant l'affiche contraire à l'unité du mouvement LGBT et chargée de références à l'extrême gauche, tout en maintenant sa participation à la marche. Le média Problematik y voit une contribution à la polémique visant l'Inter-LGBT.
En 2026, GayLib dénonce la répression de l'homosexualité au Sénégal et le silence des responsables politiques français.
En juillet 2026, dans une tribune publiée par Le Point, sa présidente accuse La France insoumise d'une défense à géométrie variable des droits LGBT.
En septembre 2026, à la suite d'agressions homophobes dans le Marais, elle dénonce un « échec cuisant de la mairie socialiste en matière de sécurité ».
À l'issue de son assemblée générale annuelle, par un vote quasi unanime des adhérents, GayLib quitte l'UMP en , pour protester contre la participation de celle-ci à la manifestation du contre le projet de loi établissant le mariage entre personnes de même sexe.
En de la même année, Jean-Louis Borloo propose à GayLib de s'associer au Parti radical. L'association est depuis rattachée directement à l'UDI en tant que mouvement associé,.
GayLib devient un organisme associé au Mouvement radical le , puis du Parti Radical.
Le , en marge de l'Europride à Stockholm, GayLib co-fonde le réseau libéral LGBTI Liberals of Europe avec trois autres organisations LGBTI : Certi Diritti (it) (lié aux PR en Italie), HBT-liberaler (lié au parti Liberalerna en Suède) et LiSL (de) (lié au FDP en Allemagne).
GayLib défend historiquement la reconnaissance des couples de même sexe et des familles homoparentales.
Dès les années 2000, elle réclame notamment un statut du beau-parent. En 2009, l'association intervient dans le débat sur le projet de statut du beau-parent annoncé par le gouvernement.
L'association soutient ensuite l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe. Le désaccord avec l'UMP sur ce sujet joue un rôle central dans son départ du parti en 2013.
GayLib s'engage pendant plusieurs années en faveur de l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
En juin 2017, après l'avis du Comité consultatif national d'éthique favorable à cette ouverture, GayLib demande sa traduction dans la loi. La question fait alors l'objet d'un important débat public. Le Comité d'éthique confirme sa position en faveur de l'ouverture de la PMA à toutes les femmes,.
Lors de la préparation de la loi de bioéthique, GayLib participe à la création du « Collectif PMA » avec l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, le Planning familial, SOS homophobie et l'Inter-LGBT. et intervient devant la commission spéciale du Sénat le 19 décembre 2019. Lors de cette audition, GayLib réaffirme son soutien à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et intervient également sur la filiation, l'accès aux origines et l'autoconservation des gamètes. L'association conteste en revanche le mécanisme particulier de filiation alors envisagé pour les couples de femmes ayant recours à une PMA. GayLib et plusieurs autres associations LGBT considèrent qu'un mode spécifique d'établissement de la filiation créerait une différence de traitement entre les familles. L'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes non mariées est finalement adoptée dans le cadre de la loi relative à la bioéthique du 2 août 2021.
GayLib défend une forme encadrée de gestation pour autrui, qu'elle qualifie de « GPA éthique ». L'association s'intéresse notamment à la situation juridique des enfants nés d'une GPA légalement pratiquée à l'étranger et à la reconnaissance de leur état civil en France. Cette question a également été portée par plusieurs associations LGBT, qui ont notamment alerté sur la situation d'enfants nés à l'étranger dont la filiation n'était pas intégralement reconnue en France.
GayLib s'est opposée à la différence de traitement appliquée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes pour l'accès au don de sang. Au début des années 2010, le sujet demeure fortement controversé. GayLib défend une appréciation du risque fondée sur les comportements individuels plutôt que sur l'orientation sexuelle. Après plusieurs évolutions successives de la réglementation, toute référence à l'orientation sexuelle disparaît des critères de sélection des donneurs en mars 2022.
GayLib soutient la simplification des conditions de modification de la mention du sexe à l'état civil et critique la position de la France notamment en 2017 lorsque la Cour européenne des droits de l'homme condamne notamment la France en raison de l'obligation de stérilisation imposée dans certains cas pour obtenir la reconnaissance juridique du changement de sexe.
GayLib intervient sur les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre, notamment dans le monde professionnel, l'enseignement et la vie publique.
En novembre 2023, l'association appelle à participer à la marche « pour la République et contre l'antisémitisme ».
En janvier 2024, après la nomination de Gabriel Attal comme Premier ministre, Catherine Michaud estime que la nomination du premier chef du gouvernement français ouvertement homosexuel constitue un symbole de visibilité pour les personnes LGBT,,.
Elle considère cependant qu'il serait « communautariste » d'attendre d'Attal des mesures spécifiques sur les droits LGBT au seul motif de son orientation sexuelle.
Après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2024, GayLib fait partie des organisations LGBT interrogées au sujet des critiques homophobes et transphobes visant certains éléments de la cérémonie.
GayLib intervient régulièrement sur l'homophobie dans le football.
En 2022, elle réagit à l'absence du joueur du Paris Saint-Germain Idrissa Gueye lors d'une journée de sensibilisation à la lutte contre l'homophobie. La même année, GayLib critique le refus du capitaine de l'équipe de France de porter un brassard arc-en-ciel lors de la Coupe du monde au Qatar.
En mai 2023, plusieurs joueurs de Ligue 1 et de Ligue 2 refusent de participer aux matchs organisés dans le cadre de la campagne de sensibilisation contre l'homophobie, afin de ne pas porter un maillot comportant des couleurs arc-en-ciel,.
En 2024, Catherine Michaud qualifie de « manque de courage » l'abandon des couleurs arc-en-ciel sur les maillots utilisés lors de la campagne annuelle de sensibilisation.
En septembre 2026, à l'occasion d'une rencontre de l'équipe de France face à la Turquie, Catherine Michaud et Yann-Maël Larher appellent dans une tribune le capitaine des Bleus à porter un brassard arc-en-ciel. Ils inscrivent cette demande dans le contexte de la répression visant les personnes et organisations LGBT en Turquie, marquée notamment par des interpellations de militants, des restrictions visant les marches des fiertés et la dissolution d'une association LGBT. Ils présentent ce geste comme un signe de solidarité avec les personnes LGBT et comme une manière de rendre visibles les engagements français en matière de lutte contre les discriminations.
GayLib défend la dépénalisation universelle de l'homosexualité.
En 2026, l'association intervient notamment à propos de la répression de l'homosexualité au Sénégal.
La même année, elle intervient sur la situation des personnes LGBT en Turquie à l'occasion d'une rencontre entre les équipes de France et de Turquie.
GayLib intervient ponctuellement dans le débat politique français lorsque celui-ci concerne directement les droits LGBT.
En décembre 2021, Catherine Michaud et Yann-Maël Larher publient dans Têtu une tribune consacrée aux positions d'Éric Zemmour sur les questions LGBT.
En janvier 2024, Catherine Michaud réagit à la nomination de Gabriel Attal à Matignon en insistant sur sa portée symbolique en matière de visibilité LGBT.
En juillet 2026, elle publie dans Le Point une tribune critiquant les positions de La France insoumise sur les droits et libertés LGBT.
En septembre 2026, à la suite de plusieurs agressions homophobes rapportées dans le Marais à Paris, Catherine Michaud met en cause la politique municipale de sécurité dans le quartier.
GayLib participe régulièrement à la Marche des fiertés de Paris, malgré des relations parfois conflictuelles avec d'autres organisations du mouvement LGBT.
En juin 2025, lors de la controverse suscitée par l'affiche de la Marche des fiertés, Catherine Michaud publie dans Causeur une tribune dans laquelle elle critique ce qu'elle considère comme des références à l'extrême gauche, tout en confirmant la participation de GayLib à la manifestation.
Le média Problematik replace par la suite cette prise de position dans les tensions entourant l'Inter-LGBT et l'organisation de la Marche.