Georges Arnulf

Georges Arnulf
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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
Le ThillayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Georges Gaston ArnulfVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinction
1er Prix de Rome 1950 en gravure taille douce
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Georges Gaston Arnulf est un peintre et graveur français né à Monte-Carlo (Monaco) le et mort le au Thillay.

Biographie

Georges Arnulf est originaire d'une ancienne famille niçoise. Il est le neveu de Gaston Arnulf, ancien conseiller général, et le fils d'un ancien hôtelier niçois. Il fait toutes ses études au lycée de Monaco et au lycée de Nice.

Après avoir suivi les cours de dessin et de décoration à l'École nationale des arts décoratifs de Nice, où il est l'élève de Jules Henri Lengrand, il est reçu en 1946 à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, présenté par Pierre-Henri Ducos de La Haille le , il y fréquente les ateliers de fresque et de gravure. Il entre chez le taille-doucier Robert Cami où il continue son apprentissage du burin, de l'eau-forte, de la manière noire.

Il obtient en 1950 le premier grand prix de Rome de gravure en taille douce et il est missionné pour réaliser l'étiquette de la bouteille du Château Mouton Rothschild 1950.

Pensionnaire à la villa Médicis à Rome pendant trois ans et demi, il voyage et grave au burin l'illustration d'une édition de luxe des sonnets de Shakespeare traduits en français par François-Victor Hugo, préfacé par André Maurois (éditions Henri Javal, 1954).

Revenu à Paris en 1955, il réalise la mise en page et l'illustration au burin et à l'aquatinte d'un livre de poèmes de Philippe de Rothschild, Éclos à l'aube.

En 1956 il part pour le Liban comme conseiller artistique et technique de l'Imprimerie catholique de Beyrouth, au cours de cette période il effectue différents séjours en Égypte et en Asie mineure.

En 1957, il signe un contrat comme conseiller artistique attaché au service des publications du ministère de la Culture en Colombie.

Il est chargé par ailleurs de la conception et de la réalisation de 20 vitraux destinés à l'église coloniale San Francisco de Bogota, qu'il mène à bien selon la technique traditionnelle avec l'aide d'un maître-verrier.

Il exécute aussi les fresques de l'hôtel Tonchalà à Cucuta et dirige la restauration de 200 tableaux appartenant aux diverses églises de l'époque coloniale colombienne.

Il devient par la suite directeur artistique des éditions de la compagnie Seguros Colombia et de la banque Banco de construccion y desarrollo à Bogota.

Attiré par l'immensité et la diversité des paysages colombiens, il visite les Llanos, l'Amazonie et les régions les plus reculées du Magdalena et du Huila : San Augustin et Tierradentro, vastes zones archéologiques, d'où il rapporte de nombreux croquis de sculptures monumentales et de fresques des nécropoles, qui viennent compléter ceux pris au musée national et au musée de l'Or de Bogota.

Ce long travail est à l'origine de la collection des Estampes précolombiennes, à laquelle il se consacre dès son retour en France en 1966, et dont le premier volume paru en est présenté à la galerie-librairie de Gérard Mourgue à Paris. La même année, pour se détendre du travail minutieux de la gravure, il réalise une fresque dans le patio de la villa Joya d'Alexandre Reza à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Il est alors nommé professeur de dessin à l'École nationale d'art décoratifs de Nice où il reste jusqu'en 1968, puis il obtient un poste — chargé de cours « Formes et graphismes » — à la faculté de Vincennes en 1969.

Il fait transporter sa presse, achetée avant son départ pour la villa Médicis et rangée chez ses parents, dans l'atelier de sa nouvelle maison au Thillay. Atteint de la maladie de la moelle osseuse, il est hospitalisé durant des mois. En réaction à la souffrance et à l'immobilité, il dessine alors quantité de croquis à la pointe Bic qui seront autant d'études pour ses futures gravures.

Les plus grands spécialistes le condamnent à très court terme, mais il guérit et reprend ses activités. Il se spécialise alors dans la réalisation de décorations murales en cuivres gravés de 10 à 20 m2 installées dans plusieurs facultés et lycées au Havre, Poitiers, Niort, Granville, ainsi qu'un monumental mobile en cuivre découpé et gravé, installé au-dessus de l'amphithéâtre du CES André Malraux à Louvres.

Dès lors, il est assisté dans ces réalisations et le tirage de ses gravures par son fils Jorge Louis Arnulf qui est son apprenti et deviendra son taille-doucier exclusif. Dans le cadre de cet atelier familial, avec sa femme Mercedes conceptrice de bijoux en bronze, son œuvre gravé prend une nouvelle vigueur et les quinze années suivantes sont ses plus productives.

Œuvres dans l'espace public

Illustration

21 bois et cuivres superposés, 60 lettrines ornées sur bois en 2 couleurs, Éditions Henri Javal, Paris, 1954.

Expositions

Distinctions

Élèves

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Liens externes