| Georges Cottier | ||||||||
Georges Cottier en 2013. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | à Carouge (Suisse) |
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| Ordre religieux | Dominicain (OP) | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 93 ans) au Vatican |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||||||||
| Créé cardinal |
par le pape Jean-Paul II |
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| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre pro hac vice de S. Domenico e Sisto | |||||||
| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le card. Christoph Schönborn |
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| Archevêque titulaire de Tullia (de) | ||||||||
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| Autres fonctions | ||||||||
| Fonction religieuse | ||||||||
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| « Veritas et misericordia » « Vérité et miséricorde » |
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| (it) Notice sur vatican.va | ||||||||
| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
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Georges Marie Martin Cottier OP, né le à Carouge (Suisse) et mort le à Rome, est un cardinal, prêtre dominicain, théologien et enseignant universitaire suisse.
Il fait ses études à l'Université de Genève, où il obtient une licence ès lettres classiques en 1944.
Il entre ensuite dans l'Ordre dominicain, dans lequel il prend l'habit le puis fait sa profession simple le . Il étudie ensuite la philosophie et la théologie jusqu'en 1952 à l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin (l'Angelicum) de Rome, où il obtient une licence canonique en théologie. C'est pendant cette période qu'il est ordonné prêtre le ,,.
Revenu à Genève en 1959, il obtient un doctorat à la Faculté des Lettres de l'Université de Genève, avec une thèse sur « L'athéisme du jeune Marx et ses origines hégéliennes ». Il est considéré comme un spécialiste de Marx et de l'athéisme.
Il subit l'influence intellectuelle du théologien Charles Journet et s'oppose aux totalitarismes, ce qui aboutit à la déclaration du concile Vatican II sur la liberté religieuse. Il s'oppose en particulier au marxisme alors que celui-ci est très populaire dans les années 1950. Il œuvre au dialogue et à la réconciliation avec les Juifs. Il participe au concile en tant que peritus de Charles de Provenchères.
En 1962, il est nommé Privat-docent de philosophie à la Faculté des Lettres de l'Université de Genève, puis chargé de cours de 1971 à 1987. À ce titre, il dirigera la thèse de doctorat du prédicateur musulman Hani Ramadan. Il enseigne également l'histoire de la philosophie moderne et contemporaine à l'Université de Fribourg de 1973 à 1990.
En 1986 il est invité par l'Université libre de Bruxelles à parler des rapports entre l’Église catholique et la Franc-maçonnerie.
Parallèlement, il publie plusieurs ouvrages sur des sujets théologiques et philosophiques.
À la demande du pape Jean-Paul II, il s'installe à Rome en 1989 pour être théologien de la Maison pontificale (jusqu'en 2005) et secrétaire général de la Commission théologique internationale (jusqu'en 2004).
À 81 ans, Georges Cottier est créé cardinal, non électeur, par Jean-Paul II au titre cardinalice de Santi Domenico e Sisto lors du consistoire du , après que le pape l'eut nommé archevêque titulaire de Tullia (de) le , et qu'il fut consacré évêque par le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, le , avec comme co-consécrateurs l'évêque de Lausanne Bernard Genoud et l'archevêque titulaire de Sutri (it) Paolo Sardi. Il ne peut donc pas prendre part aux votes des conclaves de 2005 (élection de Benoît XVI) et de 2013 (élection de François).
En 2007, sa biographie est publiée sous le titre Georges Cottier : Itinéraire d'un croyant. Le , il préside à l'ordination épiscopale de Charles Morerod comme évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Le , il est élevé à l'ordre des cardinaux-prêtres. Il meurt à l'hôpital Gemelli à Rome le , ses obsèques sont célébrées à la basilique Saint-Pierre le , il est enterré au cimetière du Verano, adjacent à la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs.
Georges Cottier a ordonné les évêques suivants :