Georges Duret

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Georges Duret, né le à La Bruffière en Vendée et mort le à la prison de Wolfenbüttel en Allemagne, est un poète, un philosophe et un résistant français.

Georges Duret
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Georges Joseph Jean Marie DuretVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Autres informations
Membre de
Conflit
Lieu de détention
Distinctions

Biographie

Georges Duret est né le à La Bruffière, commune du nord Vendée, dans le hameau du Pontereau. Très bon élève, son instituteur laïc veut en faire un maître de l’école publique. Mais sentant en lui une vocation sacerdotale, il entre au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers en 1902 et au grand séminaire de Luçon en 1905. En raison de ses liens avec « Le Sillon » de Marc Sangnier dont il se détachera plus tard, il doit quitter le grand séminaire en 1909 et se trouve incardiné dans le diocèse de Poitiers où il sera ordonné prêtre en 1912. Professeur de lettres (1914) en classe de Première au collège Saint-Stanislas de Poitiers, titulaire d’une licence de lettres obtenue à la Faculté catholique d’Angers (1915), il sera à partir de 1923 professeur à part entière de philosophie.

Il se liera, dans les années 1925, au groupe des catholiques sociaux de Poitiers et sera proche des publications périodiques des démocrates-chrétiens (L’aube, Temps présent) dans les années 1930. De 1933 à 1942, Georges Duret est aumônier de la Paroisse universitaire. Sa vie à Poitiers fut celle d’un ecclésiastique, écrivain et conférencier, engagé dans le champ social et culturel. Resté attaché à la Vendée, il avait gardé l’habitude de passer ses vacances, près des siens, à La Bruffière.

Professeur réputé, il met au cœur de son enseignement la recherche de la vérité. Attaché à mettre en conformité ses convictions d’humaniste chrétien avec ses actes, il entre dans le réseau Renard, l’un des premiers mouvements de Résistance, dont il devient le guide spirituel. Après avoir échappé, en raison d’une erreur de nom, à une première tentative d’arrestation dans son collège, il est arrêté le par la Gestapo. Emprisonné d’abord à Pierre Levée à Poitiers, il est transféré à Fresnes en , puis dans le camp de Hinzert où il contracte la pneumonie et dans la prison de Wolfenbüttel où il apporte son soutien aux autres prisonniers et meurt le .

D’abord inhumé au cimetière catholique de Wolfenbüttel, grâce à l’intervention du Père Jean Fleury, son corps est rapatrié en à Poitiers avec les corps de dix autres membres du réseau Renard, puis inhumé auprès de ceux-ci au cimetière de Chilvert.

Poète et philosophe

Jacques Madaule, qui avait été conduit à Georges Duret par Aimé Forest, son ancien élève, le dépeindra comme « un maître à vivre » plus encore qu’« un maître à penser ».

Familier des poètes antiques et des auteurs du XVIIe siècle, admirateur de Charles Péguy, Georges Duret, qui considérait la poésie comme une autre façon d’enseigner, a fait paraître, quatre recueils de poésie. On y trouve une métrique variée, allant d’une moderne brièveté à des vers plus classiques. Poète humaniste, poète géorgique de la Vendée (« Mon poème est mon champ, mes strophes sont mes gerbes » écrivait-il), Georges Duret a été un poète témoin.

S’il n’a pas publié d’essais philosophiques, on connaît sa pensée par son enseignement, par ses articles et par la Série préparatoire aux Cahiers pour les professeurs catholiques de France qu’il dirigera et fera paraître de 1918 à 1924. Ces Cahiers qui s’adressaient aux maîtres de l’enseignement libre et de l’enseignement public étaient calligraphiés et reproduits par lithographie. Admirateur de Blaise Pascal, Georges Duret lui consacrera le premier de ses Cahiers et l’un des derniers. Le fond de sa philosophie était un thomisme augustinien.

En 1924, Mgr de Durfort, évêque de Poitiers, retirera à Georges Duret la permission de poursuivre les Cahiers mais en , il lui donnera le titre de chanoine pour son dévouement à l’enseignement chrétien. À partir de 1931 et jusqu’en 1938, le chanoine, qui s’intéressait à la pédagogie philosophique, collaborera à la Revue de l’enseignement chrétien.

« Passant, va dire à Bourge en pays d’Outre-Loire

Que nous sommes tombés comme il était prescrit :

Nous avons écouté qui nous rendait la gloire,

Comme nous avions cru qui réveillait l’esprit... »

(Villeroy sur la Marne, III)

Décorations

Hommages

Une rue de Poitiers , près du Tribunal administratif, porte son nom.

En 1965, fut inaugurée, en présence du député-maire de Poitiers, une plaque à l’entrée du collège Saint Stanislas : « Ici habita et enseigna pendant trente ans Georges Duret, prêtre – philosophe – poète, mort pour la France et pour la défense des valeurs chrétiennes en la prison allemande de Wolfenbüttel le  ».

Son nom figure à Paris, au Panthéon, sur la plaque commémorative des écrivains morts pour la France.

Plaque commémorative à La Bruffière inaugurée en 1969, apposée dans la chapelle du Rosaire puis sur une pierre au sommet de la rue portant son nom.

Procédure de béatification

Le , une demande est déposée afin que soit ouvert le dossier pour la cause de la béatification de Georges Duret : Mgr Rouet, alors évêque de Poitiers, y donne une suite favorable par deux décrets, en date de Noël 1995.

Œuvres

Poésie

Prose

Voir aussi

Bibliographie

Références

  1. ↑ Base Mémoire des hommes - base médaillés de la Résistance, « Fiche Georges Duret », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
  2. ↑ admin, « Georges Duret », sur Résistance et Déportation - Vendée (consulté le )

Liens