Georges de Bazelaire

 Georges de Bazelaire
Georges de Bazelaire
Le général de Bazelaire (de profil) expliquant une manœuvre au général américain Charles T. Menoher (en) (au centre derrière Bazelaire), le .

Naissance
Décès (à 96 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1878 – 1920
Commandement 135e régiment d'infanterie
38e division d'infanterie
27e division d'infanterie
7e corps d'armée
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Croix de Guerre 1914-1918
Médaille interalliée 1914-1918
Médaille commémorative de la Grande Guerre

Georges de Bazelaire ( – ) est un général de division français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale.

Biographie

Famille

Né à Briey (Meurthe-et-Moselle) de Pierre Joseph Charles de Bazelaire de Saulcy (1821-1914), Conseiller à la cour de Toulouse, et de Pauline Adèle Marie Jolly (1830-1905), il appartient à une ancienne famille lorraine de laquelle sont issus, au vingtième siècle, quatre généraux et deux amiraux ainsi que huit officiers saint-cyriens morts pour la France, dont son fils, Pierre-André de Bazelaire, sous-lieutenant au 135e régiment d'infanterie, tué le au combat de Vert-la-Gravelle (Bataille de la Marne).

Son grand-père, Joseph Anne Maximilien de Bazelaire (1775-1850), sous-lieutenant au Régiment de Beauce (1788), servit dans l' Armée des Princes. Brigadier des Gardes du corps du Roi en 1815 (Compagnie d' Havré), il accompagna Louis XVIII à Gand pendant les Cent-Jours. Chevalier de Saint Louis .

À l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion de Plewna (1876-1878), il est le condisciple de Charles de Foucauld et de Philippe Pétain. Sous-lieutenant le , il sert dans l'infanterie. Breveté de l’École de guerre, il est Chef de bataillon le .

Trois de ses frères sont également militaires : Maximilien Adrien de Bazelaire de Saulcy (1852-1901), ancien élève de l'École polytechnique, officier du génie; Maurice de Bazelaire de Saulcy (1854-1885), Saint-Cyr, promotion de la Grande Promotion (1874-1876), officier d'infanterie; et Paul de Bazelaire de Saulcy (1866-1941), Saint-Cyr, promotion de Chalons (1886-1888), officier de cavalerie.

Marié en 1886 à Madeleine de Sevin (née en 1866), il eut quatre enfants : Suzanne (née en 1891); Pierre-André (1894-1914), officier d'infanterie, mort pour la France (Bataille de la Marne, 1914); Bernard (né en 1898), officier d'infanterie ; et Yvonne (née en 1899).

Première Guerre mondiale

Georges de Bazelaire participe à la première guerre mondiale, et en particulier à la bataille de Verdun.

En 1914, le colonel de Bazelaire commande le 135e régiment d'infanterie qui quitte Angers pour la Lorraine le . Lors du premier contact avec l'ennemi, le , le régiment subit de lourdes pertes (17 officiers, près de 1 500 hommes tués, blessés ou disparus). Bazelaire est blessé le par un éclat d'obus, mais reste à son commandement jusqu’à son remplacement par le Colonel Graux, le .

En , engagée avec la 42e division d'infanterie lors de la Bataille des Flandres pour maintenir ou rétablir « à tout prix » la ligne de l'Yser, « la brigade de Bazelaire (83e), se portant avec une rapidité extrême derrière l'Yser et au Sud, tombait sur les Allemands à Stuyvekenskerke, leur arrachait le village et semblait rétablir la situation ».

En 1915, le général de Bazelaire commande la 27e division d'infanterie, qui occupera « une place d'honneur parmi les unités qui se sont distinguées le , premier jour de la deuxième bataille de Champagne » et à qui « sera confiée l'action décisive lors de l'attaque ».

Verdun (1916)

À Verdun, en 1916, le général de Bazelaire commande le 7e corps d'armée, renommé Groupement Bazelaire, qui défend la rive gauche de la Meuse, sous les ordres du général Pétain qui vient de prendre le commandement de la 2e Armée. Le , Bazelaire avait adressé aux troupes placées sous son commandement l'ordre du jour suivant : « En cas d'attaque de l'ennemi, la conduite à tenir est simple : l'Allemand ne passera pas, et perdra du monde et en fin de compte il sera contre-attaqué. Donc, que chacun tienne ferme : il n'y a qu'une consigne : vaincre ou mourir ».

Le général Pétain « confie, au général de Bazelaire la mission d'organiser une position de repli entre Avocourt et Charny ». Dans son récit sur La Bataille de Verdun (1929), il rappelle l'heure grave: l'attaque sur la rive gauche, et s'interroge: « Tiendrait-il, le rempart de la position de résistance entre Meuse et Argonne, devant l'attaque que nous attendions avec une réelle anxiété ? Chaque jour qui passait permettait de l'espérer davantage, tant le général de Bazelaire déployait d'activité pour articuler logiquement ses unités et asseoir leurs gros sur la ligne générale de Cumières à Avocourt par le Mort-Homme et la cote 304, ligne sur laquelle nous voulions tenir avec tous nos moyens ».

Le Mort-Homme et la Cote 304, Verdun, 1917

Faisant face à « trois divisions allemandes (VIe Corps et IIe Division de Landwehr) », Bazelaire prépare « une défense échelonnée, comme s'il avait prévu l'attaque allemande. Il a pris soin d'établir ses liaisons avec l'armée d'Argonne sur sa gauche, commandée par le général Humbert ». Ainsi, « le matin du , alors qu'un étourdissant bombardement allemand commençait de s'abattre sur les positions françaises, le général de Bazelaire alignait quatre divisions sur la rive gauche et gardait une division en réserve. C'était le système de défense le plus cohérent que l'on ait vu jusqu'alors à Verdun ». Puis « dans la nuit du 7 au , Bazelaire bénéficiait de la montée au front de troupes fraîches et était en mesure de lancer directement dans la bataille les renforts du 92e commandés par Macker »,. « À 7 heures 20 du matin, pratiquement la totalité du Bois des Corbeaux était revenue aux mains des français ».

Un ordre du général de Bazelaire, daté du , illustre le caractère vital de la défense de Verdun: « Le Français doit se montrer encore plus acharné que l'Allemand. Si tout un chacun a bien compris ce principe on ne laissera plus sur les champs de bataille que des mitrailleuses dont tous les hommes sont morts. C'est à ce moment-là seulement que l'on aura rempli son devoir ».

En , le général Pétain porte l’appréciation suivante sur son subordonné: « A commandé le secteur de la R.G (Rive Gauche) au début de la bataille de Verdun, du au , y a déployé ses qualités d'activité et d’énergie habituelles, disputant le terrain pied à pied. Est rentré sur le front le comme commandant du secteur d'Avocourt à l'organisation duquel il a mis la dernière main ».

Dans l'allocution qu'il prononce à Douaumont le , à l'occasion du 50e anniversaire de la bataille de Verdun, le général de Gaulle rappelle : « Mis, le , à la tête de la 2e Armée par Joffre (...), [Pétain] commandera la défense de telle sorte que notre dispositif, articulé en quatre groupements : Guillaumat, Balfourier, Duchêne, sur la rive droite, Bazelaire, sur la rive gauche, ne cessera pas, dans son ensemble, d’être bien agencé, bien pourvu et bien résolu, et que l'offensive allemande échouera décidément malgré la supériorité de feu que lui assurent mille pièces d'artillerie lourde ».

La bataille de la Somme (1916) et le Chemin des Dames (1917)

Carte de la bataille de la Somme, 1916

De juillet à , Bazelaire participe à la bataille de la Somme à la tête du 7e Corps d’Armée engagé avec le 1er Corps d’Armée de Guillaumat. Après les combats meurtriers du mois d’août et grâce à une meilleure maîtrise de l'artillerie sur laquelle « le général de Bazelaire, commandant du 7e corps et Guillaumat, responsable du 1er corps, doivent veiller personnellement », le est une journée de victoire : « Le 1er corps s'empare du Forest, (à l'est de Maurepas), au 7e corps, ils prennent Cléry. Au total, 2000 prisonniers, 12 canons de 77 mm et de 105 mm, de nombreuses mitrailleuses ». Les combats très durs se poursuivent avec la prise de Bouchavesnes « qui ranimait les courages », le et de la ferme de Bois Labé, le , où « le 7e corps a fait 2300 prisonniers, pris 40 mitrailleuses et 10 canons ». Mais, en première ligne, le 7e Corps d’Armée est « exposé à toutes les contre-attaques » et ses unités « décimées et épuisées » devront être relevées avant la nouvelle attaque prévue pour le .

Selon le témoignage du général Fayolle, commandant la 6e Armée dans la Somme, Bazelaire est « un très beau soldat, d'un moral très élevé ». Il sert ensuite sous les ordres de Foch, de Gouraud et de Guillaumat qui le décrit comme un « parfait commandant de CA, de beaucoup de cœur sous un aspect un peu rude ».

Lors de l'offensive du Chemin des Dames, en , le 7e corps d'armée du général de Bazelaire, qui comprend trois divisions d'infanterie, sera renforcé par les 1re et 3e Brigades russes. Celles-ci, commandées par le général Nikolaï Lokhvitski, participèrent aux combats de Courcy et s'y révèlèrent « une troupe de qualité », subissant des pertes sévères. Elles seront citées à l'ordre de la Ve Armée respectivement le et le .

Les généraux Gaucher (gauche), Menoher (en) (au centre, en chapeau) et Bazelaire (droite) passent en revue des troupes de la 42e division d'infanterie américaine, à Croismare le .

Dans ses Mémoires, Douglas MacArthur, alors chef d’état-major de la 42e division d'infanterie américaine (42nd Infantry Division Rainbow), commandée par le général Charles T. Menoher (en), dont quatre régiments avaient été mis sous le commandement de Bazelaire au 7e Corps d’Armée, raconte son premier contact avec l'ennemi, en , à l'occasion d'un raid dans les tranchées allemandes aux côtés des troupes françaises : « Quand nous revînmes avec nos prisonniers, les vétérans français s’attroupèrent autour de moi, me serrèrent la main et tout en me tapant dans le dos, m'offrirent du cognac et de l'absinthe. J’étais sans doute le premier soldat américain qu'ils aient vu. Le général de Bazelaire agrafa la Croix de Guerre sur ma tunique, et m'embrassa sur les deux joues. J’étais maintenant un des leurs ».

Doyen des généraux français

Le général de Bazelaire est mis en congé en . « Ce chef, écrit Pierre Montagnon, homme d'honneur et de courage, était estimé par ses supérieurs et ses subordonnés ». Pour le romancier Henry Bordeaux, qui a suivi l'ensemble de la bataille de Verdun, « son devoir seul l'intéresse : il n'a aucun souci d'ambition. Ses tirailleurs et ses zouaves l'adoraient ».

Il publie en 1930 un ouvrage sur Un chef, Ferdinand Foch.

Il meurt en 1954, à l'âge de 97 ans, doyen des généraux français. Ses Souvenirs de guerre sont édités en 1988.

Grades

Décorations et citations

Décorations françaises

Décorations étrangères

Commandements

Documents

Le général de Bazelaire, défenseur de la Cote 304 à Verdun (au centre), avec le général Joffre et Georges Louis Humbert en 1916.

Notes et références

  1. ↑ Docteur en droit, Université de Strasbourg (1847). Voir : A. de Fontaine de Resbecq, Notice sur le doctorat en droit, Auguste Durand, Paris, 1857
  2. ↑ Georges de Bazelaire (1858-1954), infanterie; Maurice de Bazelaire de Ruppierre (1878-1966), troupes coloniales; Roger de Bazelaire de Boucheporn (1890-1954), cavalerie; Jean Marie de Bazelaire de Lesseux (1934-2014), cavalerie. Voir : Liste de généraux français du XXe siècle
  3. ↑ Yves de Bazelaire (1908-1982); Philippe de Bazelaire (né en 1939)
  4. ↑ Voir : Musée du Souvenir - La Saint-Cyrienne
  5. ↑ Pierre-André de Bazelaire de Saulcy (1894-1914), Saint-Cyr, promotion de La Croix du Drapeau (1913-1914). Sous-lieutenant au 135e régiment d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur (posthume), Croix de guerre avec palme. Voir : Tableau d'honneur, morts pour la France : guerre de 14-18 - La Fare - Paris, 1921 . Également : Livre d'or de l'externat Saint-Maurille - Société Anonyme des Éditions de l'Ouest - Angers, 1921 - pages 47 et suiv. (Gallica - lire en ligne)
  6. ↑ Voir : M. de Roussel - État militaire de France pour l'année 1789 - Chez Onfroy - Paris, 1789 - page 247 (Lire en ligne). Également : Louis de La Roque (sous la dir. de) - Bulletin héraldique de France - Volume X - Paris, 1891 - page 18 (Lire en ligne)
  7. ↑ Reçu 66e au concours de 1876, sorti 26e sur 402 élèves de sa promotion
  8. ↑ Promotion X 1871, Maximilien Adrien de Bazelaire est le pére de Fernand de Bazelaire. Voir : EHSS - CNRS, « Bazelaire, Fernand de (1879-1943)», correspondance familiale [enligne], Biographies, Compléments historiographiques, B, mis à jour le : 08/12/2016
  9. ↑ Lieutenant-colonel au 9e régiment de Dragons (1916-1917). Voir : Lieutenant-colonel Picaud - Historique du 9e régiment de Dragons - Henri Charles Lavauzelle - Paris, 1919 . Colonel commandant le 23e régiment de Dragons (1918). Croix de guerre avec palme, commandeur de la Légion d'honneur, trois citations. Le 25 mai 1918, le 23e régiment de Dragons est cité à l'ordre de la 3e armée (général Humbert) avec le motif suivant : « Sous les ordres du lieutenant-colonel de Bazelaire, a fait preuve, durant les journées du 23 au 31 mars, d'une ténacité et d'une énergie combative remarquables, disputant le terrain pied à pied, et ne reculant que par ordre. A apporté à l'infanterie, dans un moment difficile, le concours le plus complet de ses unités combattant à pied et de ses mitrailleuses. » Voir : Journal de marche du 23e régiment de Dragons pendant la Campagne 1914-1918 - Imprimerie Georges Forestié - Montauban, 1920 , en particulier pages 114 et 125.
  10. ↑ Sur la famille de Sevin, voir : Généalogie de la famille de Sevin - Honoré Champion - Paris, 1912 . Xavier de Sevin (1894-1963), Saint-Cyr, promotion de la Grande Revanche (1914), officier pilote en 1915, est un as de la Première Guerre mondiale qui compta 23 victoires dont 12 homologuées
  11. ↑ Voir : Jules Villain, La France moderne - Vol. III - Imprimerie Firmin, Montane et Sicardi - Montpellier, 1911 - page 367 (Gallica - lire en ligne)
  12. ↑ Sergent en 1918, blessé le 12 mai 1918 à Dickebush, région d'Ypres (Belgique), cité ā l'ordre du régiment. Voir : Livre d'or de l'externat Saint-Maurille- Société Anonyme des Éditions de l'Ouest - Angers, 1921 - page 493 (Gallica - lire en ligne)
  13. ↑ Yvonne de Bazelaire de Saulcy (1899-1935). Mariée à Arnaud Laparra (1895-1969), Saint-Cyr, promotion de la Croix du Drapeau (1913-1914), officier d'infanterie. Blessé au combat d'Ethe (Belgique) en août 1914, prisonnier en Allemagne. Colonel commandant le 4e Régiment de tirailleurs marocains (1943-1944) durant la Campagne d'Italie, général de brigade commandant la région de Fès (Maroc, 1946-1955), général de division. Grand officier de la Légion d'honneur, six citations dont trois à l'ordre de l'Armée. Voir : Général Guillaume, Adieu au Général Arnaud de Laparra, in : Bulletin de liaison de La Koumia, 13e année, No 44, novembre 1969, pages 14-16 (Lire en ligne)
  14. ↑ Alain Denizot - Verdun 1914 - 1918 - NEL - Paris, 1996
  15. ↑ Louis Chaillou - Historique du 135e régiment d'infanterie - Ancestramil, SHD - 2008 . Voir également: Les régiments angevins dans la tourmente - Août - Décembre 1914 - Musée du génie militaire, Angers
  16. ↑ La 83e brigade d'infanterie du colonel de Bazelaire appartient alors à la 42e division d'infanterie, commandée par le général Grossetti
  17. ↑ Louis Madelin - La Bataille des Flandres, l'Yser et Ypres - Revue des Deux Mondes - 17e Année, tome 40e - Juillet 1917 - page 269. sur Gallica . Voir également : Commandant Eugène Barbaroux, Journal de guerre (1914-1915), ci-dessous en bibliographie
  18. ↑ La 27e division d'infanterie fait partie du 14e corps d'armée, général Baret, de la 2e Armée commandée par le général Pétain
  19. ↑ Voir le récit détaillé de l'attaque du 25 septembre 1915, in: Commandant Janet - Deuxième bataille de Champagne - Attaque de la 27e division d'infanterie - Revue militaire générale, tome XX, septembre 1923 - pages 682 à 779, sur Gallica
  20. ↑ Bernard Pernès - Verdun sans retour - Ed. Publibook, 2009
  21. ↑ Bataille de Verdun - Situation au 21 février 1916
  22. ↑ Le 26 février 1916, le général Pétain prend le commandement de la 2e Armée, qui est réorganisée en quatre Groupements. Le Groupement Bazelaire comprend les 29e et 67e Divisions d'Infanterie et les 96e et 38e Brigades. Voir : Alain Denizot - Verdun 1914 - 1918 - NEL - Paris, 1996 - page 93. Plus généralement, on pourra se référer à : La bataille de Verdun - La grande encyclopédie Larousse, tome 20 - Paris, 1976
  23. ↑ Historique du 47e R.A.C., 1914-1919 - Chef d'escadron Masson - Schmitt frères, éditeurs - Belfort
  24. ↑ Philippe Pétain - Actes et Écrits - Flammarion - Paris, 1974 - pages 50 à 66
  25. ↑ Allain Bernède - Verdun 1916 : le point de vue français - Cénomane, 2002 - page 109
  26. ↑ Général Pétain - La Bataille de Verdun - Perrin - Paris, 2015 - page 64 et 65
  27. ↑ Louis Madelin - Verdun - Librairie Félix Alcan - Paris, 1920 - page 49
  28. ↑ Pierre Miquel - Mourir à Verdun - Éditions Tallandier - Collection Texto - Paris, 2011 - page 110
  29. ↑ Alistair Horne - The price of glory - Verdun 1916 - Penguin Books - London, 1991 - page 157
  30. ↑ Pierre Miquel - Mourir à Verdun - Éditions Tallandier - Collection Texto - Paris, 2011 - page 116
  31. ↑ Camille Joseph Léon Macker (1866 -1916), Saint-Cyr, promotion de l'Annam (1885 -1887), lieutenant-colonel commandant le 92e régiment d'infanterie, Officier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1914 - 1918. Réputé pour son panache, le colonel Macker - « un Alsacien au cœur de feu » - fut tué le 10 mars 1916 au Bois des Corbeaux, touché par une balle de mitrailleuse lors d'une contre-attaque allemande. Voir : Louis Madelin - Verdun - Librairie Félix Alcan - Paris, 1920 - page 86. L'action au Bois des Corbeaux valut au régiment et à son chef une citation à l'ordre de l'armée. Voir : Mémorial de La Saint-Cyrienne
  32. ↑ On peut lire un réçit détaillé des Combats du Bois des Corbeaux dans: La Grande Guerre du XXe siècle - 3e année, No 26 - Maison de la Bonne Presse - Mars 1917 - pages 291 et suiv. Sur Gallica
  33. ↑ Alistair Horne - The price of glory - Verdun 1916 - Penguin Books - London, 1991 - page 159. Récit chronologique des journées du 6 au 8 mars 1916, dans: Jean-Pierre Turbergue (sous la dir.) - Les 300 jours de Verdun - Service historique de la Défense - Éditions Italiques, 2015 - pages 114 et suiv.
  34. ↑ Antoine Prost et Gerd Krumeich - Verdun 1916 - Tallandier - Paris, 2015 - pages 212 - 213. Il s'agit de l'ordre 102 du Groupement Bazelaire qui sera repris par la presse allemande (voir Deutscher Geschichtskalendar - Éd. Purlitz - Année 1916 - page 432)
  35. ↑ Document autographe, daté du , signé: Le Général commandant la 2e Armée, Pétain, in: Jean-Pierre Turbergue (sous la dir.) - Les 300 jours de Verdun - Service historique de la Défense - Éditions Italiques, 2015 - page 92
  36. ↑ Général de Gaulle - Allocution prononcée à Douaumont, le 29 mai 1966, à l'occasion du 50e anniversaire de la bataille de Verdun. Document de l'INA
  37. ↑ L'offensive anglo-française se poursuit victorieusement dans la Somme, La Science et la Vie, no 27, juillet 1916, pages 457 à 463
  38. ↑ Note du général Fayolle, cité dans : Pierre Miquel, Les Oubliés de la Somme - 1er juillet - 19 novembre 1916, Éditions Tallandier, collection Texto, Paris, 2013, pages 148 et 175
  39. ↑ Pierre Miquel, Les Oubliés de la Somme - 1er juillet - 19 novembre 1916, Éditions Tallandier, collection Texto, Paris, 2013, pages 182 - 185
  40. ↑ Pierre Miquel - Les Oubliés de la Somme - 1er juillet - 19 novembre 1916 - Éditions Tallandier, collection Texto, Paris, 2013, page 197
  41. ↑ Voir : Dictionnaire de la Grande Guerre 1914 -1918, sous la direction de François Cochet et Rémy Porte - Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2008, page 119
  42. ↑ Carte de l'ordre de bataille du Chemin des Dames dans : Pierre Montagnon - Dictionnaire de la Grande Guerre - Pygmalion - Paris, 2013 - page 200
  43. ↑ Intéressants documents photographiques sur les Brigades russes (Dossier sur le Cimetière russe de Saint-Hilaire-le-Grand)
  44. ↑ Récit détaillé de l'offensive de Courcy dans: Jamie H. Cockfield, With snow on their boots: the tragic odyssey of the Russian expeditionary force in France in World War I, St Martin Press - New York, 1999, page 96 et suiv.
  45. ↑ Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918, sous la direction de François Cochet et Rémy Porte, Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2008, page 169
  46. ↑ Citation à l'ordre de la Ve Armée, 24 avril 1917 : « La première Brigade Spéciale Russe, constituée des 1er et 2e régiments qui, sous le commandement de son chef, le Général Lokhvitzky, s’empara brillamment des objectifs qui lui étaient désignés, a mené ses efforts jusqu’au bout, malgré de lourdes pertes, particulièrement parmi les officiers et a repoussé avec succès toutes les tentatives de l’ennemi, visant à lui arracher le fruit de son succès. » Citation à l'ordre de la Ve Armée, 29 avril 1917: « La 3e Brigade Spéciale Russe, constituée des 5e et 6e régiments superbement commandée par son chef, le Général Marouchevsky, a eu une conduite brillante sous le feu de l’ennemi; ayant comme objectif l’attaque d’un point d’appui de l’ennemi, particulièrement bien fortifié, elle est partie à l’attaque avec un grand courage, malgré le feu mortel de l’ennemi. » Voir le site de l'Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France
  47. ↑ Douglas MacArthur, Reminiscences, Naval Institute Press, Bluejacket Books, Annapolis, 2001, page 54.
  48. ↑ Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Grande Guerre, Pygmalion, Paris, 2013, page 114
  49. ↑ Dictionnaire de la Grande Guerre 1914 -1918, sous la direction de François Cochet et Rémy Porte, Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2008, page 119
  50. ↑ Voir ci-dessous dans la bibliographie. Son frère aîné, Maximilien Adrien de Bazelaire, fut le condisciple de Foch en classes préparatoires au collège jésuite de Saint-Clément à Metz (1869-1871), puis à l'École polytechnique (1871-1873). Voir : Jean-Christophe Notin, Foch, Perrin, Paris, 2008, pages 16 et 19. Également : Georges de Bazelaire, Un chef, Ferdinand Foch, Librairie René Haton, Paris, 1930, page 32
  51. ↑ Nécrologie, dans : Le Pays lorrain, 35e année, Nancy, 1954, page 104 (en ligne, Gallica)
  52. ↑ Voir ci-dessous dans la bibliographie
  53. ↑ « The President of the United States of America, authorized by Act of Congress, July 9, 1918, takes pleasure in presenting the Army Distinguished Service Medal to Major General Georges de Bazelaire, French Army, for exceptionally meritorious and distinguished service in a position of great responsibility to the Government of the United States, during World War I. As Commander of the 7th Army Corps, French Army, with the 42d Division, American Expeditionary Forces, General de Bazelaire rendered invaluable service to the American Expeditionary Forces and to the cause in which the United States has been engaged. » War Department, General Orders No. 45, (1919) - Hall of Valor
  54. ↑ L'illustration, Le Tableau d'honneur de la guerre, p. 130-131.
  55. ↑ 135e régiment d'infanterie - Journal des marches et des opérations du au 21 septembre 1914, pages 10 et 11
  56. ↑ Germans say Bazelaire threatened to turn artillery on his retreating troops, in New York Times du 16 mars 1916.
  57. ↑ Le général Joffre en conversation avec le général de Bazelaire à la sortie du quartier général près de Verdun, in (L'Image de la Guerre, no 74, ).
  58. ↑ Verdun in La Revue de Paris, octobre 1932, page 241 et suiv., sur Gallica
  59. ↑ Photo de l'Agence Meurisse reprise dans Lectures pour tous le .
  60. ↑ Le Figaro du .
  61. ↑ Ordre du jour du GQG (Gal Joffre), .
  62. ↑ Général Guillaumat et général de Bazelaire, L'offensive anglo-française se poursuit victorieusement dans la Somme, in La science et la vie, no 27, , page 459.
  63. ↑ Photos du PC du Gal de Bazelaire, in Fonds des albums Valois, Bibliothèque La Contemporaine, Paris Nanterre.
  64. ↑ Jamie H. Cockfield, With snow on their boots..., St Martin Press, New York, 1999, pages 96 et suiv. (Traduction libre : « En février, les deux Brigades russes furent placées sous le commandement du général de Bazelaire au 7e corps d'armée, la 1re directement avec le Corps, la 3e en réserve au nord de Reims. Le 7e corps d'armée avait pour mission de prendre le massif de Brimont, sur lequel se trouvait un fort (...) Le premier jour de l'attaque () le 7e corps d'armée fit des progrès substantiels, selon les critères de la Première Guerre mondiale, avançant d'environ 1,5 à 2,5 kilomètres (...) L'unité occupa le village de Courcy au nord du Fort Brimont. Le 7e corps d'armée prit aussi Loivre au nord-ouest et Berméricourt au nord (...) En ce qui concerne la 1re brigade russe, elle se comporta et réussit extrêmement bien. »)
  65. ↑ Photo des généraux Pétain (au centre) et Bazelaire, en 1917
  66. ↑ Remise de décoration aux soldats américains du 165th Infantry Regiment (42nd Infantry Division Rainbow), par le général de Bazelaire en , Department of Defense, US National Archives
  67. ↑ Brenda Haugen, Douglas MacArthur, America's general, Compass Point Books, Minneapolis, 2006, pages 39 and 40.
  68. ↑ , et
  69. ↑ Les généraux Pétain et de Bazelaire avec les colonels Dehay et Fauvin, Verdun, .
  70. ↑ Le président de la République portugaise, le président Poincaré et M. Barthou avec le général de Bazelaire, Verdun, .
  71. ↑ Revue de troupes américaines par le général de Bazelaire,
  72. ↑ Maximilien Adrien de Bazelaire de Saulcy (1852-1901), École polytechnique, officier du génie; Maurice de Bazelaire de Saulcy (1854-1885), Saint-Cyr, promotion de la Grande Promotion (1874-1876), officier d'infanterie
  73. ↑ Paul de Bazelaire de Saulcy (1866-1941). Saint-Cyr, promotion de Chalons (1886-1888). Colonel commandant le 23e Régiment de Dragons, Croix de guerre avec palme, commandeur de la Légion d'honneur, trois citations. Voir : Journal de marche du 23e Régiment de Dragons pendant la Campagne 1914-1918 - Imprimerie Georges Forestié - Montauban, 1920
  74. ↑ Roger de Bazelaire de Boucheporn (1890-1954). Saint-Cyr, promotion de La Moskowa (1910-1913), officier de cavalerie. Lieutenant au 8e Régiment de cuirassiers (1914). Écuyer au Cadre noir de Saumur, chef d'escadrons commandant le 22e GRDI (1940), le colonel de Bazelaire de Boucheporn commande le 3e Régiment de chasseurs d'Afrique lors de la Campagne de Tunisie (1942-1943). Inspecteur général de l'arme blindée et cavalerie, général de division. Croix de guerre 14-18 avec une étoile d'argent et deux étoiles de bronze (trois citations). Croix de guerre 39-45 avec deux étoiles d'argent (deux citations). Legion of Merit (1943). Chevalier (1930) puis Officier de la Légion d'honneur (1946)
  75. ↑ Gallica - lire en ligne
  76. ↑ François Vindé, L'affaire des fiches - 1900-1904 - Chronique d'un scandale - Éditions Universitaires - Collection documents, Paris, 1989, pages 188, 190 et 218

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes