| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Georgette Marie Florence Berger |
| Nationalité |
Belge |
| Domicile |
Maison René Magritte (d) (- |
| Activité | |
| Conjoint |
René Magritte (à partir de ) |
| Parentèle |
Paul Magritte (d) (beau-frère) |
Georgette Magritte, née Georgette Berger à Marcinelle le et morte à Schaerbeek le , est l'épouse et le principal modèle du peintre belge René Magritte.
Georgette Berger naît à Marcinelle (commune de Charleroi). Elle rencontre son futur époux, René Magritte, dans son adolescence en 1913 à la foire annuelle de Charleroi. Les adolescents ont alors une petite idylle qui dure un an et qui est brutalement interrompue par la Première Guerre mondiale en 1914.
Georgette et René se revoient par hasard au Jardin botanique de Bruxelles en 1920. Il se fiancent et se marient le dans la commune de Schaerbeek, à l'église Sainte-Marie.
Durant des années, Georgette travaille à mi-temps dans un atelier de fournitures de peintures au centre-ville de Bruxelles, rue du Marché au Charbon. Ce magasin familial appelé la maison Berger est l'endroit où Magritte se fournit en couleurs. Avant que Magritte ne devienne célèbre, le salaire de Georgette constitue leur principal revenu.
Durant une réunion surréaliste à Paris le , un incident célèbre impliquant Georgette entraine une brouille entre René Magritte et André Breton : Georgette porte une croix autour du cou, et le surréaliste parisien lui demande publiquement de la retirer, entrainant la sortie de Georgette, suivie de Magritte. Les deux surréalistes resteront brouillés durant deux ans à cause de cet incident.
En 1940 Georgette Magritte et Paul Colinet mettent fin à la liaison qu'ils entretiennent après que Magritte se soit épris en 1936 de l'artiste britannique Sheila Legge (créatrice d'une performance à Trafalgar Square lors de l'exposition internationale du surréalisme de Londres).
Dans le roman Boulevard Jacqmain publié en 1953 par Irène Hamoir les surréalistes belges apparaissent sous des surnoms plus ou moins transparents : « Paul Nouguier » pour Paul Nougé, « Gritto » pour René Magritte, « Maître Bridge » pour Louis Scutenaire, « Édouard Massens » pour E. L. T. Mesens, « Bergère » pour Georgette Magritte, « Marquis » pour Paul Magritte, « Sourire » pour André Souris, « Monsieur Marcel » pour Marcel Lecomte, « Evrard » pour Geert van Bruaene, « Delasbyme » pour Denis Marion, « Mouffin » pour Robert Goffin, « Crépue » pour Irène Hamoir.
Georgette meurt en 1986, 20 ans après son mari dans leur dernière demeure au 97 de la rue des Mimosas à Schaerbeek. Elle est enterrée avec lui au cimetière de Schaerbeek.
Épouse de René Magritte, Georgette Berger était aussi son principal modèle et plusieurs portraits d'elle par son mari sont répertoriés, notamment :

Georgette apparaît à plusieurs reprises dans le court métrage intitulé La Fidélité des images réalisé en 1946 par son époux.