| Gerhard Karner | |
Gerhard Karner en 2024. | |
| Fonctions | |
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| Ministre fédéral autrichien de l'Intérieur | |
| En fonction depuis le (4 ans, 10 mois et 15 jours) |
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| Président | Alexander Van der Bellen |
| Chancelier | Karl Nehammer Christian Stocker |
| Gouvernement | Nehammer Stocker |
| Prédécesseur | Karl Nehammer |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Melk (Basse-Autriche, Autriche) |
| Nationalité | Autrichienne |
| Parti politique | ÖVP |
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Gerhard Karner, né le à Melk (Basse-Autriche), est un homme politique autrichien. Membre du Parti populaire autrichien (ÖVP), il est nommé le ministre fédéral de l'Intérieur dans le gouvernement Nehammer, fonction qu'il conserve dans le gouvernement Stocker.
Gerhard Karner naît le à Melk (Autriche). Il passe sa jeunesse à St. Gotthard, dans la commune de Texingtal, et fréquente l'école de l'abbaye de Melk. Il étudie ensuite l'administration d'affaires à l'Université d'économie et de commerce de Vienne et devient économiste d'entreprise.
Gerhard Karner commence sa carrière politique comme attaché de presse pour le Parti populaire de Basse-Autriche (ÖVP). Plus tard, il est porte-parole du ministre de l'Intérieur, Ernst Strasser et directeur régional de l'ÖVP en Basse-Autriche.
Il devient conseiller municipal de Texingtal à partir de 1995. Puis, à partir du , il sert comme député au Landtag de Basse-Autriche. Il est le porte-parole de l'ÖVP pour les questions de sécurité au sein du groupe parlementaire régional. Il est réélu en 2008, 2013 et 2018.
Le , il devient vice-président du parlement régional, fonction qu'il occupe jusqu'à sa nomination comme ministre, en . En 2015, il est également élu maire de Texingtal.
Le , Gerhard Karner est choisi pour occuper le poste de ministre de l'Intérieur au sein du gouvernement fédéral de Karl Nehammer. Il prête serment devant le président et devient officiellement ministre le . Suite à sa prise de fonctions, il doit quitter toutes ses fonctions politiques, à l'échelle locale et fédérée. Son siège au Landtag revient à Marlene Zeidler-Beck et son poste de vice-président à Karl Moser.
Il est considéré comme appartenant à « l'aile dure » du Parti populaire autrichien.
En , il est l'un des architectes du blocage par l'Autriche de l'accès de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen,.

Avant même sa nomination au poste de ministre de l'Intérieur, il est critiqué par des historiens en tant que maire de Texingtal. La commune gère depuis 1998, un musée consacré à Engelbert Dollfuss — chef d'État autoritaire autrichien jusqu'en 1938, promoteur de l'austrofascisme — installé dans sa maison natale. En 2018, alors que Gerhard Karner affirme vouloir s'attaquer au problème de la « figure controversée de Dollfuss », il ne trouve rien à redire à ce musée, pourtant jugé peu critique.
Plus tard, en tant que ministre de l'Intérieur, Gerhard Karner poursuit les travaux de ses prédécesseurs, Wolfgang Peschorn et Karl Nehammer, avec le transfert du commissariat de police du district de Braunau dans la maison natale d'Adolf Hitler.
Peu après sa prestation de serment comme ministre de l'Intérieur, il est visé par des accusations d'antisémitisme, liées à un communiqué de presse qu'il a publié durant son mandat de responsable régional de l'ÖVP,. Dans ce communiqué, il accuse le Parti social-démocrate (SPÖ) de Basse-Autriche de collaborer « avec des messieurs américains et israéliens contre le pays » et les qualifie d'« empoisonneurs climatiques », ce que certains commentateurs rapprochent des accusations antisémites d'empoisonnement des puits visant les Juifs.
Gerhard Karner aurait également fait référence à des stéréotypes antisémites visant l'organisation des étudiants juifs autrichiens (Jüdische österreichische Hochschüler:innen, JöH),. En réaction, les JöH publient une lettre ouverte appelant à sa démission et à la nomination d'un nouveau ministre de l'Intérieur. Parmi les signataires figurent l'écrivaine Elfriede Jelinek, l'auteur Doron Rabinovici et l'ancienne présidente de la Cour suprême, Irmgard Griss. Gerhard Karner se défend en affirmant que la lutte contre l'antisémitisme est pour lui une « préoccupation personnelle » et que, durant la campagne électorale, « des propos ont été tenus qu'il n'emploiera probablement plus de la même manière par la suite ». Il s’excuse ensuite publiquement pour ses déclarations.