| Titre original |
銀座化粧 Ginza keshō |
|---|---|
| Réalisation | Mikio Naruse |
| Scénario |
Matsuo Kishi Tomoichirō Inoue (ja) (roman) |
| Musique | Seiichi Suzuki |
| Acteurs principaux |
Kinuyo Tanaka Ranko Hanai Kyōko Kagawa |
| Sociétés de production | Shintōhō |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 87 minutes |
| Sortie | 1951 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Ginza Cosmetics ou Le Fard de Ginza (銀座化粧, Ginza keshō) est un film japonais réalisé par Mikio Naruse, sorti en 1951.
Yukiko travaille comme hôtesse au « Bel-Ami », un bar du quartier de Ginza à Tokyo. Elle élève seul son jeune fils Haruo et vit à l'étage d'une petite maison occupée au rez-de-chaussée par une professeure de musique nagauta. Fujimura, son ancien amant et père de Haruo, lui rend visite de temps en temps pour lui emprunter de l'argent. Désabusée, elle garde quand même l'espoir de rencontrer l'âme sœur et refaire sa vie, comme les autres femmes de sa condition.


Dans Culturopoing, Enrique Seknadje écrit : « L’approche de Mikio Naruse est réaliste. Elle est sobre, évitant toute surdramatisation et tout pathos, s’attachant au quotidien des petites gens. Ginza Cosmetics, comme certaines autres œuvres qu’il a réalisées dans les années cinquante, est souvent rapproché du Néo-Réalisme italien. Mais cette démarche n’est pas complètement nouvelle pour le cinéaste. En 1934, dans son film muet La Rue sans fin, il raconte l’histoire d’une serveuse travaillant dans un café de Ginza. Le récit s’ouvre de manière significative sur plusieurs plans à caractère documentaire (...) » .
Le film est adapté d'un roman de Matsuo Kishi dont Mikio Naruse a obstinément voulu acquérir les droits, il en confie le scénario à son ami et biographe Matsuo Kishi.
Ginza Cosmetics, son 58e film, marque le retour au premier plan de Mikio Naruse après les années difficiles de la guerre et du début de l'après guerre.
Observateur attentif de la condition féminine, Mikio Naruse dépeint la vie nocturne des bars animés du quartier de Ginza dans le Tokyo d'après-guerre. D'une justesse poignante, son œuvre douce-amère fait écho au mouvement néoréaliste qui fleurit alors en Europe.
Le film a bénéficié d'une restauration 4K par Kokusai Hoei, supervisée par Toho Archive.