Giovan Betto

Giovan Betto
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Œuvres principales
Chartreuse de Bosserville
Cathédrale de Nancy

Giovan Betto (francisé en Jean Beteau, Betaut, Betault ou Betto) est un architecte italien des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, né en 1640 ou le à Riva Valdobbia en Valsesia (duché de Milan), et mort à Nancy le . Spécialisé dans l'architecture religieuse, il travailla essentiellement en Lorraine, d'abord pour différents ordres religieux, puis en tant qu'architecte attitré à la cour du Duché de Lorraine, à partir de 1703, au service du duc Léopold Ier .

Biographie

Betto est né dans la Valsesia, vallée alpine alors située dans le duché de Milan. Fils de Marco Antonio Betto et de Cristina Grande (ou Pietrogrande), appartenant à une famille d'entrepreneurs et de maçons, il eut trois frères qui exercèrent le même métier et travaillèrent avec lui en Lorraine, dont Michele Betto (1645-1702) qui a passé une grande partie de sa vie à Toul et Pietro Betto (1647-1732) qui a travaillé sur les fortifications de Thionville. Sa formation est mal connue mais il est probable qu'il effectua un voyage à Rome durant sa jeunesse.

Durant les premières décennies qu'il passa en Lorraine, il n'eut pas de résidence fixe et se déplaçait au gré des chantiers qui lui étaient confiés. En 1669, il travaille à l'église des Carmes de Nancy. En 1670, il dirige les travaux de l'église des Petits-Carmes de Metz (aujourd'hui intégrée dans l'espace muséal de la Cour d'Or. En 1672, il est consulté par les chartreux de Bosserville. Il demeure à Bosserville entre 1676 et 1682 et toise les ouvrages en 1685 et 1686. En 1682, il s'est rendu à Saint-Mihiel. Vers 1684, il se rend au couvent des Carmes de Gerbéviller pour faire un dessin et donner son avis.

En 1699, il a donné des plans pour la primatiale de Nancy mais ce sont les plans de Jules Hardouin-Mansart qui sont choisis. Il a travaillé, vers 1700, sur l'église de la congrégation Notre-Dame de Verdun (détruite en 1795). Ce n'est que vers 1700 qu'il se fixa à Nancy, où le duc Léopold Ier lui avait confié le chantier de la future primatiale. Le , il « s'oblig[eait] de servir S. A. R. d'architecte dans tous les bâtiments et de diriger les fabriques qu'il lui confier[ait] avec toute l'exactitude possible ».

À partir de 1716, il résida dans le couvent des Petites Carmélites de Nancy (actuelle rue Chanzy), où il mourut à l'âge de presque 80 ans, le .

Famille

Œuvres

Les plus connues

Façade de la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges

Autres

Peuvent également être citées :


Notes et références

  1. ↑ Charles Hiegel, "Du nouveau sur l'architecte italien Jean Betto (1642-1722) en Lorraine", Lotharingia, t. XVIII, Nancy, Société Thierry Alix, , p. 217-226.
  2. ↑ Raphaël Tassin, « Michele Betto (1645-1702), entrepreneur « italien de nation » à Toul », dans Études touloises, 2016, p. 3-10 (lire en ligne)
  3. ↑ Pierre Simonin, « La cathédrale de Nancy. Jules Hardouin-Mansart et la genèse d'une grande église classique », dans Le Pays lorrain, p. 107-138 (lire en ligne)
  4. ↑ Christian Pfister, Histoire de Nancy, Berger-Levrault et Cie, Paris/Nancy, 1908, tome 3, p. 351-352 (lire en ligne)
  5. ↑ Albert Jacquot, Essai de répertoire des artistes lorrains, ingénieurs, architectes, maîtres d'oeuvres, maîtres maçons, p. 8 (lire en ligne)
  6. ↑ Pierre Marot, Le Pays lorrain, 1931, p. 146
  7. ↑ Bernard et Thérèse Génot, « Corniéville, les bâtiments de l'abbaye de Rangéval », dans Congrès archéologique de France. 149e session. Les Trois Évêchés et l'ancien duché de Bar. 1991, Société française d'archéologie, Paris, 1995, p. 111, note 12
  8. ↑ Henri Lepage, Archives de Nancy, Lucien Wiener libraire-éditeur, Nancy, 1865, tome 3, p. 270 (lire en ligne)
  9. ↑ Raphaël Tassin, La Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges. Histoire, architecture et décor de l'ensemble cathédrale., Saint-Dié/Ars-sur-Moselle, Ville de Saint-Dié/Serge Domini éditeur, , 128 p. (ISBN 978-2-35475-079-4), p. 56.
  10. ↑ Raphaël Tassin, Giovan Betto (1642-1722) et les architectes italiens en Lorraine (fin xviiie - début xviiie siècle), 2 vol., thèse de doctorat, Paris, Ecole Pratique des Hautes Etudes, , 686 p., vol. 2, p. 7-34

Annexes

Bibliographie