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Pietro Fedele (en) |
Giulio Battelli né à Rome le et mort dans la même ville le est un archiviste, paléographe et enseignant italien.
Giulio Battelli est le fils d'Alfonso et de Maria Bartoli - sœur de l'archéologue Alfonso Bartoli qui épousa Pia Carini, la dernière fille de Giacinto Carini (it) et la sœur d'Isidoro Carini, prêtre, paléographe et premier enseignant de l'École vaticane de paléographie, de diplomatique et d'archivistique. La famille Battelli habitait dans la vieille Rome, à via del Governo Vecchio.
Il est diplômé en 1928 en littérature italienne à l'Université de Rome « La Sapienza » avec Pietro Fedele (it), qui lui transmit l'intérêt pour l'étude des sources et de la paléographie. Il fréquenta en même temps l'École vaticane de paléographie diplomatique et archivistique et en obtint le diplôme en 1925.
Le mourut le franciscain et paléographe Bruno Katterbach (it) et Angelo Mercati, en ce temps-là préfet des Archives secrètes du Vatican, en accord avec le cardinal Franz Ehrle demanda à Battelli - qui depuis 1927 était « scriptor » de ces Archives - de remplacer Katterbach dans l'enseignement des disciplines que le franciscain avait enseignées à l'École vaticane de paléographie et diplomatique, permettant ainsi de mener à terme l'année scolaire. Dans son autobiographie Giulio Battelli a rappelé cette période de sa vie. De 1932 à 1978, avec une interruption pendant les années de la guerre, lorsque l’enseignement a été suspendu, Giulio Battelli a enseigné dans cette école et à la mort Angelo Mercati en a eu aussi la direction.

En 1942 Angelo Mercati et son frère, le cardinal Giovanni Mercati, ont organisé un recensement des archives et des anciennes bibliothèques ecclésiastiques du Lazio méridional, en prévision de possibles dommages et soustractions, en période de guerre. Entre 1943 et 1945, avec une partie du personnel des Archives secrètes et de la Bibliothèque apostolique vaticane, on œuvra au sauvetage de ces archives et de ces bibliothèques (en particulier des codes de Abbaye de Montecassino qui furent conservés à Castel Sant'Angelo. Battelli était une des personnes, envoyés par le Vatican, pour sauver le patrimoine archivistique, bibliographique et artistique du Lazio.
Il a enseignait les disciplines d'archivistique, de paléographie et de diplomatique à l'Université du Latran, de 1933 à 1967; à l'Université de Rome « La Sapienza », de 1965 à 1968; à l'Université de Macerata, de 1970 à 1975. En 1965-1966, il a été chargé de l'enseignement de la codicologie à l'École spéciale pour archivistes et bibliothécaires de l'Université de Rome. Il a également enseigné au Pontifical Institutum utriusque iuris.
Parmi ses publications, les Lezioni di paleografia - qui ont été réimprimées à plusieurs reprises - et les curatelles des Umbrae codicum occidentalium sub auspiciis societatis codicum Mediaevalium studiis promovendis (9 vol., Amsterdam, 1960-1966) et du Schedario Baumgarten (4 vol., Archives secrètes du Vatican, 1965-1986, dont Battelli a publié les premiers deux volumes).
De 1976 à 1984, il a été président de la Société romaine d'histoire nationale (it). Il a été membre d'académies et d'instituts, parmi lesquels l'Institut national d'études romaines (it), le Centre italien d'études sur le haut Moyen Âge (it), l'Institut historique italien du Moyen Âge (it), la Députation d'histoire patrie pour l'Ombrie, la Délégation d'histoire patrie pour les Marches, l'Académie pontificale romaine d'archéologie, l'Association archivistique ecclésiastique, la Commission internationale de diplomatique, le Comité international de paléographie latine, le Groupe des romanistes (it), l'Association nationale italienne des archives (it) et les Amici dei musei di Roma.
Il a été associé à institutions étrangères, dont British School at Rome, Monumenta Germaniae Historica de Munich, Instituts für Österreichische Geschichtsforschung et École française de Rome. Il a collaboré, avec rédaction d'articles, à l'Enciclopedia cattolica (it) et au Dizionario biografico degli Italiani.
Après la guerre, une maladie grave aux yeux lui provoca une déficience visuelle (malvoyance). En 1996, il a reçu du maire de Rome, Francesco Rutelli, le prix «Cultori di Roma».