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Le terme grands patrons est utilisé [Où?][Quand?] pour désigner les dirigeants (patrons) de sociétés multinationales ou de sociétés très importantes économiquement pour un pays, réputés particulièrement bien payés. Leurs responsabilités, salaires et statuts sont périodiquement (re)mis en question, dont par exemple à l'occasion de la crise financière de 2008.
Au XXesiècle et plus encore au début du XXIesiècle (dont en France), ils contribuent de plus en plus à orienter les politiques publiques et financières aux échelles locales à internationales, en finançant les partis politiques, certaines institutions (l'OMS, au sein de l'ONU reçoit par exemple des fonds importants de la fondation Bill-et-Melinda-Gates) ou des candidats aux présidentielles, via certains lobbys industriels et financiers, via le pantouflage et par des participations croisées dans les conseils d’administration de grandes entreprises privées et/ou publiques, en influençant la réflexion politique (via des fondations, instituts, think tanks, écoles, groupes de discussion politique, publications),.
Ils se légitiment en cela par leur statut (symbole de réussite socioéconomique) et leurs réseaux (notamment appuyés sur les grandes écoles (en France: École normale supérieure, École nationale d’administration, Polytechnique, Mines, Ponts, Centrale, École nationale supérieure des télécommunications, HEC, École supérieure de commerce de Paris, Essec, Institut européen d’administration des affaires (Insead), Sciences-Po et Supelec... source d'une certaine endogamie).
Selon la sociologue Catherine Comet, dans les années 2000 l'espace des organisations de réflexion politique tend à s'autonomiser vis-à-vis de la sphère publique, ce qui renforce la capacité d'influence des grands patrons vis-à-vis du monde politique, non sans controverses au sein des instances consultatives qu'ils influencent, dans les domaines de l’éducation et de la formation, de la dette publique/privée ou des politiques et réglementations climatiques et environnementales par exemple.
12Comet, Finez et Dudouet, «Patrons du CAC40», Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat, Paris, Les Presses de Sciences Po, centre Lillois d'Études et de Recherches Sociologiques et Économiques (CLERSE) - UMR 8019, , p.431-447 (résumé)
123Comet, «L’activité politique des dirigeants de grandes entreprises. Une sociologie des cercles dirigeants» [«The political activity of the directors of large companies. A sociology of inner circles»] (Thèse (Habilitation à diriger des recherches)), Centre Lillois d'Études et de Recherches Sociologiques et Économiques (CLERSE) - UMR 8019, ENS Paris-Saclay; CNRS Université de Lille, (résumé)
↑(en) Catherine Comet, «How does the inner circle shape the policy-planning network in France?», Socio-Economic Review, vol.17, no4, , p.1021–1041 (ISSN1475-1461 et 1475-147X, DOI10.1093/ser/mwx051, lire en ligne, consulté le )
↑Hervé Joly, «Grands patrons, grandes écoles: la fin de l'endogamie?», Étude sur le recrutement des comités exécutifs des entreprises du CAC 40, (lire en ligne, consulté le )
↑Dudouet F-X & Grémont E (2010) Les grands patrons en France. Des privatisations à la mondialisation, Paris, Lignes de repères.
↑F.-X. Dudouet, É. Grémont, «Les grands patrons et l’État en France», Sociétés contemporaines, 68, 2007
Michel Bauer, «Grands patrons, capital, État et entreprise «les 200» révèlent...», Sociologie du Travail, vol.30, no4, , p.567–585 (ISSN0038-0296, lire en ligne, consulté le )
Bourdieu P & de Saint-Martin M (1977) «Le Patronat», Actes de la recherche en sciences sociales, n° 20-21,
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