
En pétrographie, la texture d'une roche (parfois mal appelée « structure », puisque ces deux notions sont différentes) caractérise l'arrangement des cristaux entre eux à l'échelle de l'échantillon, de la lame mince ou même à une échelle plus fine.
Pour les roches magmatiques, on distingue trois groupes de textures fondamentales :
La matrice désigne la microtexture des roches volcaniques ou sédimentaires. L'ensemble des microlites et du verre constitue la pâte (ou mésostase) de la roche qui constitue la partie encore liquide du magma au moment de l'éruption.
Le refroidissement rapide du magma empêche un arrangement atomique poussé. La matière reste à l'état vitreux pour l'essentiel et peu de cristaux se forment (cristallisation incomplète). Le processus de refroidissement magmatique n'est pas le seul à laisser une empreinte texturale cristalline. Une cristallisation par précipitation chimique (origine sédimentaire) ou une recristallisation sous fortes pression et température (origine métamorphique) peuvent conduire à un résultat analogue.
Les roches magmatiques volcaniques sont parfois caractérisées par du gaz piégé dans des bulles sphériques (issu du dégazage du magma) dont la diamètre va du centimètre à la limite du discernable à l'œil nu ou à la loupe, porosité.
Pour distinguer les différents types de grains, les pétrographes retiennent les coupures suivantes : roches à très gros grains (diamètre > 3 cm), à gros grains (diamètre de 1 à 3 cm), à grains moyens (diamètre de 1 mm à 1 cm), à grains fins (diamètre < 1 mm). Lorsque les cristaux sont de même taille, la texture est dite isogranulaire ou équigranulaire.
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Les principales textures sont les suivantes :