| Greybull Capital | |
| Création | |
|---|---|
| Siège social | Londres |
| Activité | Investissement |
| Site web | greybull.co.uk |
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Greybull Capital est une société d'investissement britannique créée en 2010.
Greybull est créée en 2010 par Marc et Nathaniel Meyohas.
En 2016, le fond fait l'acquisition des activités d'aciers de Tata Steel.
En , Nathaniel Meyohas quite Greybull, qu’il dirigeait avec son frère Marc Meyohas et Richard Perlhagen depuis huit ans.
En 2024, le sidérurgiste français Ascometal en difficulté chronique depuis des décennies, est démantelé. Le site de Fos-sur-Mer est vendu au groupe italien Marcegaglia. L'autre morceau, qui consiste au site d'Hagondange avec ses usines satellites de Custines, du Marais et des Dunes, est vendu le à Greybull Capital, seul candidat à sa reprise. Il s'agit d'un ensemble industriel cohérent employant 800 personnes, que Greybull compte diversifier en installant à Hagondange une coulée en lingot afin de fabriquer des corps d'obus et en redémarrant le laminoir de l'usine des Dunes. 23 emplois devraient être supprimés, l'État s'étant engagé à prêter 45 M€ et à accorder « un soutien public de 40 M€ […] dans une forme qui restera à définir ». L'ensemble est renommé « Novasco » le . Le , Novasco est placé en redressement judiciaire : Greybull n'a injecté que 1,5 M€ sur les 90 promis, tandis que l’Etat a apporté 75 millions d’euros à l’entreprise. Aucun investissement n'a été finalisé tandis que le marché reste très difficile. Le , le ministre délégué à l'industrie, Sébastien Martin, annonce qu’il va « engager toute action utile sur le plan tant civil que pénal afin de mettre en cause la responsabilité » de Greybull.
Le , l'État et un groupement de 476 anciens salariés de NovAsco annoncent engager une action en justice contre Greybull Capital. L'action est engagée en responsabilité civile, devant le tribunal des affaires économiques de Paris. Les préjudices subis par l'État sont chiffrés à 95 millions d'euros : 85 millions d'euros concernent le prêt accordé par l'État à NovAsco, 2,75 millions d’euros sont liés à l’aide à l’activité partielle de longue durée, 787 000 euros concernent le passif fiscal non recouvrable et 6,5 millions d’euros de préjudice moral sont estimés, en lien avec l’impossibilité pour l’État de mobiliser ces fonds pour d’autres projets. Une première audience aura lieu le . En parallèle de cette procédure civile, l’État annonce également le lancement d’une procédure pénale. D'après Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie, les faits reprochés peuvent revêtir la qualification d'escroquerie, prévue et réprimée par l'article 313-1 du Code Pénal.