Grimdark

Le grimdark (pouvant se traduire de l'anglais par sombre obscurité ou obscurité sinistre) est un sous-genre de littératures de l'imaginaire avec un registre, un style ou un cadre particulièrement dystopiques, amoraux ou violents. L'expression est inspirée d'une citation tirée du jeu Warhammer 40,000.

Définitions

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Plusieurs définitions du sous-genre grimdark ont été proposées :

Le statut de genre à part entier du grimdark est également discuté. Valentine note que bien que certains écrivains utilisent le terme, d'autres le voient comme un « terme méprisant désignant la fantaisie qui démonte les tropes (en), une étiquette injuste,. »

Citation

« dans l'obscurité sinistre (grim darkness) du futur lointain, il n'y a que la guerre,. »

— Warhammer 40,000

Usages

D'après Roberts, le grimdark est une forme moderne d'approche anti-Tolkien de l'écriture, dont la représentation la plus connue est la saga du Trône de fer. D'après Garrad, le grimdark est associé au mouvement gothique des années 90 et de son esthétique autour de la perte et de la négativité.

En 2016, Damien Walter écrit dans le Guardian que le grimdark domine la fantaisie en raison d'un « impératif commercial visant à attirer les adolescents masculins » à l'aide de « plus grosses épées, plus de combats, plus de sang, plus de combats, de haches, de combats. » Il oppose ce courant à celui d'une fantaisie « plus épique et plus nuancée émotionnellement misant plus sur l'histoire que les combats. »

Des œuvres sont qualifiées de grimdark surtout depuis les années 1990. En plus de George R. R. Martin, on classe dans ce genre des auteurs tels Glen Cook, Joe Abercrombie,, Richard Morgan et Mark Lawrence,. Dans un sens plus large, une « vision intransigeante, sombre, pessimiste ou nihiliste du monde, », caractéristiques de la fiction grimdark, se retrouve à partir des années 2000 dans une vaste série d’œuvres fictives populaires telles Batman, Breaking Bad et The Walking Dead (en).

Hopepunk et noblebright

En 2017, l'écrivaine Alexandra Rowland affirme que le hopepunk s'oppose au grimdark en axant sur l'importance de l'espoir et sur l'idée que les idéaux valent la peine d'être défendus malgré l'adversité,.

Le genre est également opposé au noblebright, qui non seulement affirme qu'il y a des combats justes qui méritent d'être menés, mais que ceux-ci peuvent être gagnés et mener à un happy end,.

Notes et références

Notes
  1. ↑ (en) « where nobody is honourable and Might is Right »
  2. ↑ (en) « the standard way of referring to fantasies that turn their backs on the more uplifting, Pre-Raphaelite visions of idealized medievaliana, and instead stress how nasty, brutish, short and, er, dark life back then 'really' was »
  3. ↑ (en) « cynical, disillusioned, ultraviolent place »
  4. ↑ (en) « shorthand for a subgenre of fantasy fiction that claims to trade on the psychology of those sword-toting heroes, and the dark realism behind all those kingdom politics »
  5. ↑ (en) « just as lost as we are »
  6. ↑ (en) « a retreat into the valorisation of darkness for darkness's sake, into a kind of nihilisme that portrays right action ... as either impossible or futile »
  7. ↑ (en) « a dismissive term for fantasy that's dismantling tropes, a stamp unfairly applied. »
  8. ↑ (en) « In the grim darkness of the far future there is only war. »
  9. ↑ (en) « commercial imperative to win adolescent male readers »
  10. ↑ (en) « bigger swords, more fighting, bloodier blood, more fighting, axes, more fighting »
  11. ↑ (en) « a truly epic and more emotionally nuanced kind of fantasy »
  12. ↑ (en) « pervasively gritty, bleak, pessimistic, or nihilistic view of the world »
Références
  1. ↑ (en) Marcel Moser, « Hope as the Main Driving Force of Humanity in the Grimdark Universe of Warhammer 40,000 », Kick, no 2,‎ (ISSN 2623-9558)
  2. 1 2 3 (en) Adam Roberts, Get Started in: Writing Science Fiction and Fantasy, Hachette UK, (ISBN 9781444795660, lire en ligne), p. 42
  3. 1 2 3 4 (en) Genevieve Valentine, « For A Taste Of Grimdark, Visit The 'Land Fit For Heroes' », National Public Radio Books,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 (en) Jared Shurin, « NEW RELEASES: THE GOBLIN EMPEROR BY KATHERINE ADDISON », Pornokitsch,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ (en) Liz Bourke, « The Dark Defiles by Richard Morgan », Strange Horizons,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ (en-US) Jon Garrad, « Endless Nineties: the perennial aesthetic of 'grimdark' games », Gothic Styles, Gothic Substance,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ (en) Damien Walter, « Science fiction and fantasy look ahead to a diverse 2016 », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ (en) Savannah Cordova, « Grimdark Books », Reedsy,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. 1 2 (en) Mike Gelprin, Mark Lawrence, Gerri Leen, Adrian Tchaikovsky et Nick Wisseman, Grimdark Magazine Issue #1, Grimdark Magazine, , 15–16 p. (ISBN 978-0-9941659-1-6, lire en ligne)
  10. 1 2 3 4 (en) Aja Romano, « In the era of Trump and apocalyptic change, Hopepunk is weaponizing optimism », Vox,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. 1 2 (en) One atom of justice, one molecule of mercy, and the empire of unsheathed knives, Alexandra Rowland, festiveninja. Published 17 November 2018 (Accessed 30 December 2018).