| Grivesnes | |||||
La mairie-école. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Montdidier | ||||
| Intercommunalité | CC Avre Luce Noye | ||||
| Maire Mandat |
Nicolas Vion 2026-2032 |
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| Code postal | 80250 | ||||
| Code commune | 80390 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Grivesnois, Grivesnoises | ||||
| Population municipale |
409 hab. (2023 |
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| Densité | 22 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 41′ 18″ nord, 2° 28′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 63 m Max. 131 m |
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| Superficie | 18,75 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Ailly-sur-Noye | ||||
| Législatives | 4e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.mairiegrivesnes.fr | ||||
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Grivesnes est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Grivesnes est une commune picarde de l'Amiénois.
À vol d'oiseau, la localité est située à 9 km au nord-ouest de Montdidier, 9 km au sud de Moreuil, 26 km au sud-est d'Amiens, 39 km au nord-est de Beauvais et à 40 km au nord-ouest de Compiègne.
Les communes limitrophes sont Aubvillers, Cantigny, Coullemelle, Esclainvillers, Fontaine-sous-Montdidier, Malpart, Marestmontiers, Sauvillers-Mongival, Sourdon, Thory et Villers-Tournelle.
La superficie de la commune est de 18,75 km2 ; son altitude varie de 63 à 131 mètres.

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.
Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 687 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-les-Merles à 9 km à vol d'oiseau, est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le .
Au , Grivesnes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,5 %), forêts (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %).
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La commune compte quatre hameaux :
Ainval et Septoutre ont été des communes indépendantes jusqu'en 1829, puis les deux villages ont fusionné dans la commune d'Ainval-Septoutre qui a été absorbée par Grivesnes en 1965.
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 176, alors qu'il était de 173 en 2016 et de 164 en 2011.
Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 4 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Grivesnes en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (4 %) par rapport au département (8,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Grivesnes | Somme | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 91,5 | 83,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 4 | 8,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,5 | 8,3 | 8 |
En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 41, Montdidier - Ailly-sur-Noye - Amiens).
Le parc éolien de l’Épinette, qui concerne les communes de Coullemelle, Grivesnes et Villers-Tournelle, et qui prévoit l'installation de dix éoliennes d’une hauteur de 180 mètres et d’une puissance de 3,6MW, a été autorisé après un contentieux par le Conseil d'Etat en 2022,.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Grivonellum en 1164 ; Grivennia — Grivennæ en 1211 ; Grivane en 1277 ; Grivenne en 1311 ; Grivesnes en 1513 ; Griniaus en 1516 ; Grevesne en 1753 ; Grivainne en 1760 ; Gresvesnes en 1761 ; Grevesne en 1764 ; Grivene en 1733 ; Grivennes en 1695 ; Grivesne en 1787.
Grivesnes ou Grivenum serait issu de "grès", pierre que l'on trouve dans les sous-sols de ce terroir.
Les exactions de la Jacquerie, née précisément dans le village voisin de Villers-Tournelle, n'ont sans doute pas dû épargner le château fortifié, alors existant (mais les titres et les sources manquent).
Le manoir seigneurial du XVe siècle est détruit par les troupes bourguignonnes lors de leur retraite vers Montdidier après le siège de Beauvais (épisode de Jeanne Lainé dite Jeanne Hachette), avaient ravagé toute la partie du Beauvaisis comprise entre Beauvais et Breteuil, avant d'incendier et de mettre à sac le Santerre.
Louis de Goussencourt (fils aîné de Robert, mentionné ci-après) fait ériger le corps de logis principal du château, entre 1611 (date de son mariage avec Catherine Le Sellier, fille de Jean, payeur de la Gendarmerie de France) et 1640, date de son décès.
Après les destructions de 1636, un couple du village, François Matoret et sa femme Françoise Louchet (ou Trochet, les actes authentiques mentionnent indifféremment les deux noms) émigrent et font souche à Québec, de même que deux membres de familles seigneuriales de la région (dont Catherine de Belleau, voir ci-dessous).
Agrandi au XVIIIe siècle, le château appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Louis de Goussencourt, comte de Grivesnes.
Louis-Henri de Goussencourt (1766-1849), fils du comte de Grivesnes ayant émigré, le domaine de Grivesnes fut confisqué et déclaré bien national. Louis de Goussencourt ne put s'y opposer. Il obtint cependant la levée des scellés en l'an II.
Lors des adjudications de 1793 et 1794, le château est vendu comme bien national. Un habitant de Grivesnes, Roch Théry, dont les aïeux (venus de l'Arrageois) résidaient depuis plus de deux siècles dans la paroisse, rachète une partie des terres ainsi que le moulin, biens qu'il rétrocéda ensuite à ses anciens propriétaires.
Le domaine est vendu, en 1899, par le vicomte Urbain Dominique de Beaurepaire de Louvagny à un notaire amiénois du nom de Lenain.[réf. nécessaire]

Lors de la bataille de la Somme, en 1916, un aérodrome militaire fut aménagé par l'armée française,,,,, au nord-est du village, situé à l'arrière du front.
Du au , au début de l'Offensive du printemps, le village fut le théâtre d'une bataille acharnée, allant jusqu'au corps à corps à la baïonnette,,, qui permit aux troupes françaises et britanniques de couper la route d'Amiens aux troupes allemandes. De nombreux soldats furent enterrés sans cérémonie. Le château, entouré alors d'un parc de 19 ha, comprenant une distillerie d'alcool industriel et une ferme attenante de 132 ha, subit un déluge d'obus qui l'endommagea aux deux tiers. Les combats se poursuivent jusqu'à la fin de la guerre, notamment dans le secteur des carrières.
À l'issue de la guerre, le village est considéré comme largement détruit,,,.
Le , une stèle commémorative est élevée en commun par les anciens combattants français et allemands.
En 1965, la commune de Grivesnes, instituée par la Révolution française, absorbe celle d'Ainval-Septoutre, qui avait été constituée en 1829 par la fusion d'Ainval et de Septoutre.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Ailly-sur-Noye. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton d'Ailly-sur-Noye porté de 22 à 54 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du , et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au district du Val de Noye, créé en 1994.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d'Avre, Luce et Moreuil, la préfète dévoile en son projet qui prévoit la « des communautés de communes d'Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes,. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités et de la commission départementale de coopération intercommunale en puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du , qui prend effet le .
La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

En 2025, la commune fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes avec 4 écoles : Quiry-le Sec, Coullemelle, Sourdon et Grivesnes, qui, en 2020 « rassemblent pas moins de 213 élèves dont 80 enfants fréquentent la cantine de Coullemelle »,. En 2024, l’école de Grivesnes accueille 183 élèves dont 120 fréquentent la cantine.
Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vont vers Montdidier et Amiens.
La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires.
La commune s'est équipée d'un système de vidéosurveillance de l'espace public.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 409 habitants, en évolution de +0,49 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La Grivesnoise, organisée par l’Association sportive de Grivesnes (ASG) et Les Pica’zelles, est un trail et une course. Sa deuxième édition qui a eu lieu en a rassemblé 500 sportifs.
On peut signaler :
En 2025, un projet de création d'un poulailler de 34 000 poules pondeuses est envisagé au hameau d'Ainval.
La commune de Grivesnes est l'une des rares, dans le pourtour de Montdidier, qui puisse s'enorgueillir de bâtiments anciens subsistant encore, malgré l'effroyable bataille qui se déroula sur son territoire pendant la Première Guerre mondiale :




| Blason | Parti : au 1er d'azur à l'église du lieu d'argent, au 2d d'or au château du lieu d'argent*, à la colombe en vol du même brochant en chef sur la partition ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de cinq épis de blés d'or, ceux des flancs plus petits, posés en bande à dextre et posés en barre à senestre.
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| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (métal sur métal). Adopté en . |