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Gulhi Falhu (maldivien : ގުޅިފަޅު), également appelée Gulhifalhu, est une île artificielle et un quartier de la ville de Malé, aux Maldives. Située entre Villingili (Villimalé) et Thilafushi, Gulhi Falhu sera reliée à ses voisines et au centre de Malé (à 6 km) par le pont Thilamalé, dont l'achèvement est prévu en 2026.
Autrefois considérée comme inhabitable, Gulhifalhu fait l'objet d'un vaste projet de récupération de terres. Lancé en et achevé en , le projet de 3 milliards de rufiyaa mené par Boskalis consiste à draguer et à pomper 18 millions de mètres cubes de sable pour remplir le lagon de Gulhifalhu afin de créer 150 hectares de terres exploitables.
La principale raison de la remise en état des terres à Gulhifalhu était de construire un nouveau port pouvant remplacer l'actuel port de Malé, afin de créer un espace pour le réaménagement. L'île accueillera également des installations de fabrication, d'entreposage et de distribution. En 2018, le président Abdulla Yameen Abdul Gayoom annonce que Gulhifalhu accueillerait un « mégaprojet immobilier » baptisé Villimalé 2, d'après le nom de l'île voisine de Villimalé. En 2025, 3 640 parcelles sont attribuées pour la construction de logements supplémentaires.
Le projet de remise en état et le plan de logement pour l'île font tous deux l'objet de polémiques. Le contrat de remise en état des terres est attribué sans appel d'offres officiel, six mois avant la fin d'une étude d'impact environnemental qui révèle « des dommages environnementaux potentiellement irréversibles ». La remise en état détruit une zone marine protégée connue sous le nom de Hans Hass Place ou Kiki Reef, entraînant la perte définitive d'habitats marins et de récifs coralliens.
En 2021, la militante écologiste Humaidha Abdul Ghafoor intente un procès contre l'Agence maldivienne de protection de l'environnement et d'autres agences gouvernementales, obtenant une injonction de la Haute Cour pour arrêter le projet. Cependant, cette injonction est annulée par la Cour suprême en 2024.