
La HP-41 est une calculatrice programmable commercialisée par Hewlett-Packard en 1979. À l'époque de sa mise sur le marché, ses fonctionnalités et ses nombreux accessoires la rendaient proche d’un ordinateur de poche.
Ses principales caractéristiques sont :
HP offrait en outre la possibilité de développer et commercialiser ses propres modules d'extension.
Son mode de logique de calcul était la notation polonaise inversée qui lui permettait d'empiler les résultats intermédiaires et de faciliter le passage d'arguments aux sous-programmes.
Elle comportait toutefois dans sa version de base une faible quantité de mémoire, qui pouvait être étendue par modules, mais HP offrait également des versions HP-41CV et HP-41CX, plus puissantes.

Elle était à l'époque surtout utilisée par les ingénieurs et les physiciens.
À cause de son prix de vente très élevé (environ 40% d'un salaire mensuel moyen en France), cette machine n'a été que rarement utilisée par les lycéens et les étudiants des années 80, mais pouvait séduire les étudiants passionnés de programmation comme investissement de loisir.
Ses capacités ont amené la NASA à la sélectionner pour être emportée dans neuf missions de la navette spatiale américaine pour servir en cas de problème sur l'ordinateur principal (la calculatrice HP-65 avait déjà été utilisée aux mêmes fins dans le cadre d'Apollo-Soyouz).
L'évolution rapide des calculatrices programmables (mémoires accrues, langage BASIC, écran graphique) rendit rapidement obsolète cette machine qui reste cependant un jalons du progrès en matière de d'ergonomie (afficheur alphanumérique à critaux liquides, clavier personalisable par l'utilisateur) .
Elle donna en outre lieu à la création de nombreux clubs de passionnés, surtout dès le moment où l'on réussit à craquer son code interne et à accéder ainsi aux registres de la machine et à découvrir des fonctions non documentées. Ce mode de programmation spécial était appelé « programmation synthétique ».
En France, Jean-Jacques Dhénin et Philippe Descamps publièrent en 1982 aux Éditions du PSI un ouvrage intitulé Programmer HP-41 qui fournissait, entre autres, les moyens de traiter les tableaux et matrices. Par la suite, Stéphane Barizien et Jean-Jacques Dhénin réalisèrent un module (appelé Paname) de 128 fonctions.