| Hamlet: The Rock Opera | |||
| Titre original | Muzikál Hamlet | ||
|---|---|---|---|
| Livret | Janek Ledecký, Jan Kačer | ||
| Sources | Hamlet de William Shakespeare | ||
| Lyrics | Janek Ledecký | ||
| Musique | Janek Ledecký | ||
| Mise en scène | Zdeněk Troška (Prague) Wang Yong-bum (Corée du Sud) Robert Johanson (États-Unis, revival sud-coréen de 2011 / 2017) Tamiya Kuriyama (Japon) |
||
| Chorégraphie | Zuzana Krištofová | ||
| Décors | Šimon Caban | ||
| Costumes | Josef Jelínek | ||
| Lumières | Pavel Dautovský | ||
| Production | Martin Kumžák | ||
| Première | 1er novembre 1999 Théâtre Kalich (Prague, |
||
| Dernière | 15 février 2002 Théâtre Kalich (Prague, |
||
| Nb. de représentations | 500 | ||
| Langue d’origine | Tchèque | ||
| Pays d’origine | |||
| Versions successives | |||
|
|||
| Personnages | |||
|
|
|||
| Airs | |||
|
|||
| modifier |
|||
Hamlet: The Rock Opera (en tchèque : Muzikál Hamlet) est un opéra-rock librement adapté de la célèbre tragédie de William Shakespeare ; il s'agit d'une création de l'auteur-compositeur-interprète tchèque Janek Ledecký.
Le prince Hamlet rentre précipitamment au Danemark pour assister aux funérailles de son père.
À son arrivée au château d'Elseneur, il découvre avec stupeur que sa mère, la reine Gertrude, s'est déjà remariée avec son oncle Claudius. Ce dernier, de fait, est devenu roi... Écarté du pouvoir et profondément blessé, Hamlet exprime sa détresse et sa haine face à cette trahison familiale.
Le jeune prince trouve un réconfort éphémère auprès de la douce Ophélie, qu'il aime de tout son être. Ophélie est une dame aimée de tous, compréhensive et vive d'esprit, chérie par son père Polonius et son frère Laërte.
Une nuit, l'esprit du vieux roi apparaît à Hamlet sous la forme d'un spectre. À travers sa complainte, le fantôme révèle à son fils la terrible vérité : il n'est pas mort piqué par un serpent mais a été froidement empoisonné par son propre frère Claudius. Le spectre réclame vengeance.
Pour masquer ses intentions et enquêter à la cour sans éveiller les soupçons, Hamlet décide de feindre la folie. Il rompt violemment avec Ophélie pour la protéger et l'éloigner du danger, sans savoir qu'il vient de condamner son amour..
La folie simulée par Hamlet sème le chaos à la cour. Claudius, dévoré par la culpabilité et la paranoïa, cherche par tous les moyens à percer les pensées du prince avec l'aide de son chambellan Polonius, le père d'Ophélie et Laërte.
Pour confondre définitivement son oncle, Hamlet profite de la venue d'une troupe de comédiens pour organiser une représentation théâtrale qui met en scène le meurtre exact de son père. Face au miroir de son crime, Claudius panique et interrompt le spectacle, confirmant sa culpabilité aux yeux du jeune prince.
Hamlet va alors confronter Gertrude. Le fils et la mère se déchirent violemment. Entendant un bruit derrière la tapisserie et pensant surprendre Claudius, Hamlet frappe à mort l'espion, qui s'avère être Polonius. Cet assassinat accidentel déclenche une série de catastrophes : Ophélie, brisée par le rejet d'Hamlet et la mort de son père, perd la raison et met fin à ses jours.
Laërte, le frère d'Ophélie, revient au château où il découvre sa famille décimée... Claudius manipule la détresse de Laërte pour organiser un duel truqué entre lui et Hamlet : la lame de Laërte sera enduite d'un poison mortel, ne laissant aucune chance à son adversaire.
Durant l'affrontement final, l'irréparable se produit. Gertrude boit par erreur une coupe de vin empoisonnée et s'effondre. Blessé à mort par la lame infectée, Hamlet rassemble ses dernières forces pour tuer Claudius et venger enfin son père. Avant de pousser son dernier soupir, le prince confie le destin du royaume à son fidèle ami Horatio.
La comédie musicale comporte vingt-neuf morceaux originaux répartis sur deux actes ; les rappels sont Neztrácej Čas et Být Nebýt.
Acte I
|
Acte II
|
| Personnage | Distribution originale tchèque
1999 |
Distribution originale américaine
2004 |
Distribution originale sud-coréenne
2007 |
Distribution du 1er revival sud-coréen
2008 |
Distribution du 2d revival sud-coréen
2011 |
Distribution originale japonaise
2012 |
Distribution pour l'anniversaire des 10 ans de la version sud-coréenne
2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Hamlet | Janek Ledecký / Josef Vojtek / Petr Kolář | Jeremy Kushnier | Kim Soo-yong / Shin Sung-rok / Sung Doo-sub | Park Gun-hyung / Im Tae-kyung / Lee Ji-hoon / Yoon Hyung-ryul / Kim Soo-yong / Ko Young-bin | Park Eun-tae / Kim Soo-yong | Yoshio Inoue | Lee Ji-hoon / CNU / Eunkwang / Ken |
| Claudius | Andy Hryc / Ondřej Hejma / Dušan Kollár | Burke Moses | Song Yong-tae / Kim Do-hyang | Song Yong-tae / Jo Yu-shin / Kim Sung-ki | Seo Bum-seok / Yoon Young-seok | Kunio Murai | Min Young-ki / Kim Jun-hyun |
| Gertrude | Zdena Studénková / Petra Janů / Sisa Sklovská / Jana Feriová | Jan Maxwell | Shin Hyo-bum / Seo Ji-young | Kang Hyo-sung / Kim Young-ju | Shin Young-sook | Mayo Suzukaze | Jeon Su-mi / An Yoo-jin |
| Ophélie | Sabina Laurinová / Dasha (Dagmar Sobková) / Kateřina Nováková | Jennifer Blood | Shin Ju-yeon | Shin Ju-yeon / Jung Myung-eun | Yoon Gong-ju | Natsumi Kon | Lee Jung-hwa / Choi Seo-yeon |
| Polonius | Josef Laufer / Pavel Zedníček | P.J. Benjamin | Kim Sung-ki / Kim Jang-seb | Song Yong-tae / Jo Yu-shin / Kim Sung-ki | Kim Sung-ki / Kim Jang-seb | Kazuhiro Yamaji | Lee Sang-jun |
| Laërte | Martin Skala | Michael Halling | Kang Tae-eul | Park Eun-tae / Kim Dong-ho | Jeon Dong-suk / Kang Tae-eul | Kanata Irei | Enoch / Kim Seung-dae |
| Horatio | Richard Tesařík / Bohouš Josef | Josh Tower | Lee Kyung-soo | Lee Soo-chul | Lee Kyung-soo | Songha | Baek Ki-bum |
| Le fantôme du père d'Hamlet | Voix enregistrée en studio | Ed Dixon | Voix enregistrée en studio | Voix enregistrée en studio | Voix enregistrée en studio | Hiroshi Abe | Voix enregistrée en studio |
| Helena | / | / | Lee Mi-kyung | Seon-young Yong / Lee Mi-kyung | Lee Jung-hwa | / | Kim Yu-na |

Le projet est né en 1997 à l'initiative du producteur et arrangeur Martin Kumžák : ce dernier propose à l'auteur-compositeur-chanteur-guitariste Janek Ledecký de transposer le drame shakespearien en opéra-rock. Malgré les réserves émises par son entourage, Ledecký accepte.
Ledecký officie en tant que parolier, librettiste, compositeur et interprète principal du projet.
Kumžák réalise les arrangements musicaux ainsi que les orchestrations symphoniques : il opte pour des lignes de basse et des guitares saturées dans la veine rock ainsi que des envolées de cordes et de cuivres pour les effets dramatiques visant à retransmettre la noirceur et la tragédie de l'intrigue originale.
Jan Kačer est embauché en tant que dramaturge pour étoffer le livret. Le reste de l'équipe se compose de Zdeněk Troška à la mise en scène, Zuzana Krištofová à la chorégraphie, Šimon Caban à la scénographie, Josef Jelínek aux costumes et Pavel Dautovský à la conception des lumières.
La première mondiale a lieu au Théâtre Kalich à Prague le . Après 500 représentations, la première production s'achève le 15 février 2002, toujours au Théâtre Kalich.
Outre son important succès national, le spectacle a fait l'objet d'adaptations aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon.
Face au succès de la production, un album studio regroupant les chansons phares est édité par Sony Music en 1999.
Une version intégrale, comportant les vingt-neuf morceaux de l'opéra-rock, est sortie en 2000.
Au début des années 2000, Janek Ledecký collabore avec le metteur en scène américain Robert Johanson pour concevoir une adaptation en langue anglaise. Johanson supervise la traduction et effectue des modifications importantes : il prône un retour à la trame shakespearienne et met l'accent sur la relation tumultueuse entre Claudius, Gertrude et Hamlet. Hamlet est présenté en 2004 à l'Abingdon Theatre de New York et cette nouvelle vision est jouée l'année suivante au Théâtre Kalich de Prague.
Cette version sert de tremplin aux exploitations internationales hors de l'Europe.
Le spectacle est importé à Séoul en 2007. Wang Yong-bum est chargé de la mise en scène, l'adaptation et de la traduction de l'opéra-rock, sous la supervision de Robert Johanson.
Wang ajoute un nouveau personnage, Helena, la confidente d'Ophélie. Helena est une création de la version sud-coréenne et n'apparaît ni dans la pièce shakespearienne ni dans les autres adaptations de l'opéra rock. Les équipes sud-coréennes renforcent également l'aspect mélodramatique et romantique du couple Hamlet-Ophélie, qu'elles jugent trop effacé du spectacle tchèque.
Enfin, la mise en scène et la scénographie s'adaptent aux codes du « blockbuster musical », des superproductions à gros budgets très prisées dans le pays.
Hamlet: The Rock Opera rencontre un grand succès à Séoul.
Fort de son triomphe initial, Hamlet: The Rock Opera fait l'objet de plusieurs revivals, accueillis avec le même enthousiasme.
Robert Johanson officie en tant que directeur artistique dès 2008, sur une mise en scène de Kim Kwang-bo ; Johanson officie seul en tant que metteur en scène sur les versions 2011 et 2017.

Pour l'édition des dix ans, en 2017, Hamlet est majoritairement incarné par des stars de la K-pop, à savoir CNU de B1A4, Eunkwang de BtoB et Ken de VIXX.
Cette version affronte un scandale sans précédent dans l'histoire du musical sud-coréen. En raison de graves problèmes de trésorerie, la société The Gil Media, productrice de cette édition anniversaire, pratique la technique dite du « remplissage de trous » (financer un spectacle avec les préventes du suivant). Les équipes sont les premières à subir les conséquences, avec de nombreux salaires impayés. Les 15 et 17 juin 2017, pour protester contre The Gil Media, l'ensemble des techniciens, les musiciens et une partie de la distribution refusent de lancer le show. Alors que les spectateurs sont déjà installés dans la salle, la production est contrainte d'annuler les représentations à la dernière minute, avec plus de 40 minutes de retard sur l'horaire indiqué. Le directeur de la production finit par monter sur scène pour admettre publiquement la faillite du système, sous les huées d'un public furieux,.
La version japonaise a débuté en février 2012 à Tokyo. Traduite par Satoshi Odajima (livret) et Machiko Ryu (paroles), elle est mise en scène par Tamiya Kuriyama. La scénographie est conçue par la célèbre Rumi Matsui et mise sur un visuel épuré en noir et blanc, avec des touches de rouges symbolisant le sang et la vengeance. Yoshio Inoue décroche le rôle titre.
Après 80 représentations jouées à guichets fermés dans la capitale, la troupe s'est déplacée pour une tournée nationale incluant les villes de Nagoya et Osaka.