Hammam Bey

Hammam Bey
Vue du hammam Bey depuis le nord.
Présentation
Type
Fondation
Style
Patrimonialité
Bâtiment protégé en Grèce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Coordonnées
Plan du hammam Bey. En jaune-vert, la partie réservée aux femmes, en orange celle dédiée aux hommes. En rouge figure la citerne.

Le hammam Bey (en grec moderne : Μπέη Χαμάμ), également connu sous l'appellation Bains du Paradis, est un édifice de bains turcs situé le long de la rue Egnatía (en) à Thessalonique, au sud-est de la Panagía Chalkéon.

Histoire

Construit en 1444 par le sultan Mourad II, c'est le premier bain ottoman de Thessalonique et le plus important encore existant en Grèce : à ce titre, il fait partie des principaux vestiges du passé ottoman de Thessalonique et de la Grèce en général,.

Les bains restèrent en usage, sous le nom de Bains du Paradis, jusqu'en 1968, et furent remis au service archéologique grec en 1972. Après le séisme de 1978 qui frappa durement Thessalonique, ils furent restaurés, et ils sont utilisés aujourd'hui pour des événements culturels (expositions temporaires),, tandis qu'une annexe à l'est est devenue la principale boutique du Fonds des Recettes archéologiques du Ministère de la culture.

Une campagne de restauration, conduite par l'Éphorie des antiquités de la ville de Thessalonique pour un budget de 1,5 million d'euros provenant du plan de relance européen de 2020, s'est achevée début 2026.

Description

C'est un bain double, avec deux parties séparées pour les hommes et les femmes. La partie réservée aux hommes est la plus spacieuse et la plus luxueuse, mais chacune suit le même plan tripartite — une succession de trois pièces, chambre froide, tiède et chaude. Une grande citerne rectangulaire flanque les bains sur le côté est et garantit leur alimentation en eau.

Les bains pour les hommes comprennent une grande salle froide, de forme octogonale, avec une galerie reposant sur des colonnes, des fenêtres à arcade, et une coupole au décor peint. Elle est suivie, au sud-est, par la chambre tiède, également octogonale, avec une coupole pourvue d'occuli et d'un riche décor peint de végétaux. Plus à l'est encore se trouve le complexe des chambres chaudes, ordonnées autour d'une grande salle cruciforme, au centre de laquelle la table de massage est toujours en place. Huit petites chambres chaudes et tièdes ouvrent sur cet espace et sont pourvues de bassins et de bancs de marbre,.

Galerie

Notes et références

  1. 1 2 3 (el) Gióta Myrtsióti, « Τα μυστικά του Μπέη Χαμάμ » [« Les secrets du hammam Bey »], sur I Kathimeriní,‎ (consulté le ).
  2. ↑ (en) Arif Bilgin, Kadim 1, Burhan Çağlar, , 168 p. (lire en ligne), p. 119.
  3. ↑ (en) Meghan Bowe, Heritage Studies: Stories in the Making, Cambridge Scholars Publishing, , 183 p. (ISBN 978-1-4438-5598-3, lire en ligne), p. 133.
  4. ↑ (en) Eutychia Kourkoutidou-Nikolaidou et A. Tourta, Wandering in Byzantine Thessaloniki, Athènes, Kapon Editions, , 223 p. (ISBN 978-960-7254-47-4, lire en ligne), p. 183.
  5. ↑ (el) Ministère de la Culture | Éphorie des antiquités de la ville de Thessalonique, « Μπέη Χαμάμ (Λουτρά Παράδεισος) » [« Hammam Bey (Bains du paradis) »] (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

Liens externes