Hedwig Woermann

Hedwig Jaenichen-Woermann
Photographie anonyme de Hedwig Woermann travaillant à un buste (1901-1903) (MBPV3508, Musée Bourdelle, Paris)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
WustrowVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Conjoint
Johann Jaenichen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hedwig Woermann ou Hedwig Jaenichen-Woermann (Hambourg, - Wustrow, ) est une sculptrice et peintre allemande.

Biographie

Elle est la fille d'un célèbre homme d'affaires et armateur, un des navires de la compagnie Woerman est baptisé en son nom en 1890.

Hedwig Woermann commence une formation artistique chez le peintre allemand Fritz Mackensen à Worpswede, où elle rencontre Paula Modersohn-Becker, Clara Westhoff, Ottilie Reylaender (de) et Rainer Maria Rilke. Elle entretiendra une correspondance avec Rilke pendant plusieurs années.

À Paris dès 1900, elle travaille dans l'atelier d'Antoine Bourdelle, impasse du Maine à Paris, entre 1901 à 1903. Elle est un de ses premiers praticiens, aux côtés de Gaston Toussaint et d'Edwin Bucher. Elle a aussi servi de modèle à des œuvres de Bourdelle (dont le buste de La Fiancée (vers 1900) et le torse de L'élève Allemande, (vers 1900)).

Elle a un atelier de sculpture à Rome de 1903 à 1908, année de son mariage avec Johann Jaenichen. Ce dernier abandonnera une carrière de fonctionnaire pour devenir sculpteur. En 1909 elle réside dans un appartement à Sceaux où elle travaille jusqu'en 1914. Elle s'installe à Dresde et se met à la peinture. Elle réalise des portraits et des peintures sur soie, une technique dans laquelle elle se spécialise dès la fin des années 1920.

Dans la période de l'entre-deux-guerres, elle voyage à Paris, en Amérique du Sud (surtout à Buenos Aires) et en Afrique. Elle expose à la Galerie Neumann/Nierenhof à Berlin ses Rollbilder (peintures sur tissu roulées) en 1929, et présente une rétrospective de ses œuvres (des peintures essentiellement - sur soie, a tempera vernie - dont un portrait de Joséphine Baker) à la galerie de la Renaissance à Paris en 1931. Elle s'installe définitivement en 1936 à Wustrow, où se trouve sa maison-atelier qu'elle a habitée jusqu'à sa mort en 1960.

Ses œuvres sont conservées en Allemagne. Au musée Bourdelle sont conservées des photographies de Woermann au travail dans l'atelier de Bourdelle et à Rome, ainsi qu'un ensemble de lettres échangées entre Woermann et Bourdelle (douze lettres entre 1901 et 1921).

Bibliographie

Liens externes

Références

  1. 1 2 3 Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Frédéric Chappey, Dictionnaire des sculptrices en France, Paris, Éditions Mare & Martin, , 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 542
  2. ↑ A propos des artistes de Worpswede, voir http://www.worpswede-museen.de/kolonie-kuenstler/ottilie-reylaender.html
  3. ↑ Stéphanie Cantarutti, Bourdelle, Paris, Alternatives, coll. « Art en scène », , 174 p. (ISBN 978-286227-731-8), p. 48
  4. ↑ (fr + en) « Répertoire de sculpture française »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur frenchsculpture.org, (consulté le ).
  5. ↑ Anne Rivière, Dictionnaire des sculptrices, Paris, Mare & Martin, , 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 541-542
  6. ↑ Cléo Garcia, Emile-Antoine Bourdelle et les pays germanophones, rapport de stage au Musée Bourdelle, Paris, avril 2013, 73 p., voir notice "Woermann, Hedwig" p. 67 et éléments biographiques en annexe n°15.
  7. ↑ Perrine Vernay, « Exposition de Hedwige Woermann à la Galerie de la Renaissance », Revue du vrai et du beau,‎ 10 février 1931, n°155, p. 6
  8. ↑ Anne Rivière, Dictionnaire des sculptrices, Paris, Mare & Martin, , 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 542
  9. ↑ Georges Omer, « De nombreux artistes étrangers exposent actuellement à Paris », Paris-Soir,‎ , p.2
  10. ↑ A propos de la "Wohnhaus und Atelier von Woermann", voir
  11. ↑ Certaines sont visibles sur le site de la Woermannhaus
  12. ↑ Des extraits sont publiés dans Antoine Bourdelle, Cours et leçons à l'Académie de la Grande Chaumière 1909-1922, édition établie par Laure Dalon, tome 2, Paris, Paris-Musées, Édition des Cendres, 2007, 397 p., (ISBN 978-2-7596-0035-9), pp. 374-377.