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Marguerite Turner (bru) |
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| Abréviation en botanique |
Baill. |
Henri Ernest Baillon est un botaniste et un médecin français, né le à Calais et mort le à Paris.
Il obtient son doctorat en médecine à Paris en 1855 et passe l'agrégation en médecine en 1857. Il passe aussi un doctorat en sciences naturelles en 1858. Il succède à Moquin-Tandon à la chaire d'histoire naturelle médicale de l'école de médecine de Paris en 1863. Il devient, plus tard, professeur d'hygiène et d'histoire naturelle à l'École centrale des arts et manufactures.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le et promu officier le .
Jacques Leandri (1903-1982) — qui ne l'a pas connu personnellement puisqu'il est né après la mort de Baillon — dit de lui : « D'un caractère à la fois difficile et ironique qui lui avait fait des ennemis et si ses partisans, au Muséum comme à l'Institut, étaient chauds et convaincus, ses ennemis ne l'étaient pas moins » ; et François Gagnepain (1866-1952) : « Beaucoup d'esprit mais un peu pointu ». De fait, Baillon ne met pas de gants dans ses critiques. On peut lire par exemple : « Il paraît qu'avec son inexactitude habituelle dans l'observation de ce qui concerne l'organisation végétale, il (Duchartre) aura pris pour un ovule unique un gros placenta tout chargé d'ovules anatropes » ; et, moins de 20 lignes plus loin : « Je n'ai pas besoin de dire que celui dont les descriptions réunissent le plus d'erreurs est, comme toujours, M. Decaisne », suivi de démonstration à l'appui. Ce qui colore l'attitude de Decaisne (voir ci-dessous la section « Sociétés savantes »), mais sur le fond Baillon a raison : 150 ans plus tard on s'étonne encore de la « relative médiocrité théorique de Joseph Decaisne ». Baillon ne réserve pas ses sarcasmes à ses collègues : la Revue encyclopédique de 1895 précise qu'il a une réputation d’examinateur terrible et est particulièrement redouté des étudiants en médecine. Ce qui ne l'empêche pas d'emmener un groupe d'étudiants sur la tombe de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville pour le centenaire de la mort du « père de la Révolution » et d'y prononcer un discours célébrant l'herboristerie et la botanique, la science de l'observation primant sur le savoir des mots.
On doit à Henri Baillon un Dictionnaire de botanique ainsi qu'une volumineuse Histoire des plantes.
Il meurt subitement, frappé d'une congestion dans son bain. Sa tombe est au cimetière du Montparnasse (Paris), 8e division.
Il est membre de la Société botanique de France depuis son origine en 1854[réf. nécessaire], de la Royal Society le , de l'Académie roumaine,[réf. nécessaire] de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg et de la Société Royale d'Upsala (Suéde). Il n'a pas été membre de l'Académie des sciences de Paris : Decaisne ne lui aura pas pardonné les 112 pages que Baillon a consacrées à décrire ses erreurs botaniques,…
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Baill. est l’abréviation botanique standard de Henri Baillon.
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