Henri Chaput

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Henri Chaput
Description de l'image Chaput, Henri Victor A. (1857-1919) CIPA0130.jpg.
Naissance
Tonnerre (Yonne) (France)
Décès (à 61 ans)
7e arrondissement de Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Résidence France
Domaines Orthopédie
Gynécologie
Chirurgie abdominale
Asepsie chirurgicale,
Institutions Hôpitaux de Paris
Société de chirurgie de Paris
Faculté de médecine
Diplôme Faculté de médecine
Renommé pour Gants chirurgicaux

Henri Chaput est un chirurgien français, né en 1857 et mort en 1919, surtout connu pour ses contributions à la chirurgie abdominale et à l’asepsie opératoire.

Biographie

Victor Alexandre Henri Chaput est né le à Tonnerre, dans l’Yonne. Il s’inscrit à la faculté de médecine de Paris en 1876 et, en 1878, il est reçu à l’externat des hôpitaux. Il travaille d'abord chez Simon Duplay, puis à l'hôpital Sainte-Eugénie auprès d'Ernest Cadet de Gassicourt.

Il est reçu interne des hôpitaux en 1880. Il reste six mois à Bicêtre, avec Eugène Paulin Gillette, avant d'être nommé à l’Hôtel-Dieu dans le service de Photinos Panas qui l’oriente vers la chirurgie nerveuse. Léon Le Fort l’initie ensuite à la gynécologie. Il passe sa troisième année à l'hôpital Beaujon, auprès de Paul Tillaux qui lui transmet son intérêt pour l’anatomie, discipline que Chaput enseigne, comme aide d’anatomie, à la faculté de médecine et à l'amphithéâtre d'anatomie de Clamart. Il termine son internat à l'hôpital Lariboisière, avec Duplay.

En 1885, il soutient sa thèse sur « les fractures anciennes de la rotule », travail récompensé par la médaille d’argent de la faculté de médecine. La même année, il devient prosecteur. En 1888, il est nommé chirurgien des hôpitaux et il rejoint Octave Terrillon à la Salpêtrière. Il est élu membre titulaire de la Société de chirurgie de Paris, future Académie de chirurgie, le . En 1897, il est nommé chef de service à la maison de santé municipale puis, en 1898, à l'hôpital Tenon. Deux ans plus tard, en 1900, il prend la direction du service de chirurgie de l'hôpital de la Pitié, qu'il quitte en 1901 pour l'hôpital Broussais. Il y exerce jusqu’en 1906, date à laquelle il est nommé à Lariboisière où il restera jusqu’à la fin de sa carrière.

En 1914, il devient chirurgien consultant des armées. Il dirige également le service des blessés militaires de Lariboisière. C’est là qu’il soigne son propre fils, Jean, pilote de chasse grièvement blessé. Le jeune aviateur reprend bientôt les commandes de son appareil, mais il est de nouveau atteint, et cette fois mortellement. Chaput est accablé par ce deuil. Il meurt peu de temps après, en .

Œuvre

Si Chaput a beaucoup apporté dans les domaines de la chirurgie orthopédique et de l’amputation, ses contributions ont également été importantes dans ceux de la gynécologie, de l’anesthésie péridurale, du drainage et de l’asepsie, et une part essentielle de ses travaux a concerné la chirurgie abdominale, plus particulièrement intestinale, dans laquelle on lui doit surtout la description de la péritonisation du petit bassin. Il faut enfin compter à son actif la mise au point des « gants de Chaput ».

Les gants de Chaput

En 1901, Chaput présente à la tribune de la Société de chirurgie des gants chirurgicaux conçus en 1899, imperméables et stérilisables à l’autoclave. Aux États-Unis quelques années plus tôt, William Halsted avait déjà introduit des gants de caoutchouc en chirurgie, mais seulement dans un but de protection dermique, et non pas d’asepsie. Les gants de Chaput resteront en usage jusqu'à l'apparition des gants jetables dans les années 1970,.

Principales publications

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Volumes

Articles

Participations

Édition

Notes et références

  1. ↑ « De la suture des nerfs », Archives générales de médecine, Asselin et Houzeau, 7e série, no 14,‎ , p. 205-226 et 333-347 (lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ Des fractures anciennes de la rotule (thèse pour le doctorat en médecine, soutenue le 7 novembre 1885 à la faculté de médecine de Paris), 1885, A. Parent (lire en ligne).
  3. ↑ « Les Gants de caoutchouc (modèle du Dr Chaput) : Description et mode d'emploi », La Presse médicale, no 24,‎ , p. 189-190 (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ Michel A. Germain (préf. Xavier Riaud et Louis-Paul Fisher), L'Épopée des gants chirurgicaux, Paris, L'Harmattan, coll. « Médecine à travers les siècles », , 220 p. (ISBN 978-2-296-96692-5, présentation en ligne).
  5. ↑ Louis P. Fischer, Prem Sincan et Bénédicte S. Fischer, « L'Habit du chirurgien en salle d'opération : Cent ans d'histoire », Histoire des sciences médicales, vol. 32, no 4,‎ , p. 357-360 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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