| Henri Willems | |
| Naissance | Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) |
|---|---|
| Première incarcération | délit de presse |
| Origine | belge |
| Type de militance | éditeur |
| Cause défendue | libertaire antimilitarisme |
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Henri Willems, né le à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), est un ouvrier sculpteur, militant anarchiste et administrateur des journaux Le Libertaire et L'Antipatriote.

Le , est publié par un groupe de jeunes ouvriers libertaires à Bruxelles, le premier numéro du bimensuel Le Libertaire, « Organe socialiste-révolutionnaire des groupes de Saint-Josse-ten-Noode ». Henri Willems en est l'administrateur. Deux épigrammes : « Le patriotisme est le dernier refuge d'un coquin » d'August Spies et « Notre ennemi c'est notre maître » de La Fontaine.
Le Libertaire fait suite au journal L'Antipatriote publié en 1892 et dont Willems était également l'administrateur. Imprimeur et éditeur sont poursuivis, en 1894, pour délit de presse, ce qui provoque l'arrêt de la publication du journal.
En , le journal appelle à la désobéissance civile, mais surtout publie un article à la mémoire de Auguste Vaillant guillotiné à Paris. Quelques jours plus tard, la police au cours d’une perquisition saisit la presse du Libertaire. Le , Willems est condamné par contumace à quatre ans de prison. Le suivant il est condamné à une nouvelle peine de deux ans de prison par la Cour d’assise du Brabant. Il est arrêté et écroué le et détenu jusqu’au .
Le , à Bruxelles, le commissaire de police Monmaerts, venu pour l'arrêter à son domicile, est reçu par des coups de feu. Willems parvient à s'enfuir poursuivi par les policiers sur lesquels il décharge à vingt-deux reprises ses armes.
Henri Willems est délégué au Congrès anarchiste international d'Amsterdam en .