Holyhead
| |||
Vue aérienne | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Nation | |||
| Comté | |||
| Démographie | |||
| Population | 13 580 hab. (2001) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 53° 18′ 32″ nord, 4° 37′ 26″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni
Géolocalisation sur la carte : Anglesey
| |||
| Liens | |||
| Site web | www.holyheadtowncouncil.com | ||
| modifier |
|||
Holyhead (en gallois : Caergybi) est une communauté et un port britannique, situé sur Holy Island, au nord du pays de Galles et à l'ouest de l'île d'Anglesey.
Holyhead se trouve dans le nord de Holy Island, une île sur la côte ouest de l'île d'Anglesey dont elle est séparée par le détroit de Cymyran (en).
Elle est située à l'extrémité de la route A5, ancienne voie romaine menant à Londres, modernisée mi-XIXe siècle par l'ingénieur Thomas Telford ; la A5 relie Holy Island à l'île d'Anglesey par le Stanley Embankment (en) ("terre-plein de Stanley"), et l'île d'Anglesey à l'île d'Angleterre par le pont suspendu de Menai.
Sur l'île d'Anglesey (de Bangor à Holyhead), la A5 est doublée depuis 2001 par la route A55 (en) (la North Wales Expressway), qui emprunte aussi le Stanley Embankment mais passe de l'île d'Anglesey à l'île d'Angleterre par le pont Britannia.
Bangor est à 40 km est-sud-est, Liverpool à 160 km à l'est, Manchester à 193 km à l'est. Le port de Dublin, rejoint en bateau, est à 114 km à l'ouest, de l'autre côté de la mer d'Irlande.
Deux petits îlots font partie de la circonscription de Holyhead :
Le nom gallois de la ville signifie « le fort de saint Cybi » et les murs de la citadelle romaine originelle survivent encore dans la ville, avec l'église de Cybi, un saint gallois. Le nom du fort en latin est inconnu.
Le nom anglais de la ville, Holyhead, existe depuis au moins le XIVe siècle. Comme pour de nombreux lieux côtiers du pays de Galles, le nom anglais est très différent de son nom gallois. L'anglais se réfère à la sainteté de la localité et selon les époques a pris la forme Haliheved, Holiheved, Le Holyhede et Holy Head.
Le nom gallois est Caergybi, ou selon certains Cor Cybi. Cybi, fils d'un chef de clan de Cornouailles, a prospéré vers la seconde moitié du IVe siècle. Après avoir passé quelque temps en Gaule avec l'évêque Hilaire de Poitiers, il est revenu demeurer dans la région. Le prince de Mona, pris de compassion pour sa grande pauvreté, lui a offert le fort romain de l'endroit et Cybi y a établi un petit monastère, d'où le château a pris le nom de Cor Cybi (Cybi's Choir). La ville s'est développée autour de ce monastère fortifié. La localité était connue sous des noms tels que Karkeby (« siège de Cybi »), Castro Kyby (« le camp militaire fortifié de Cybi ») et Kaer Gybi ou Caergybi (lieu de repos de Cybi).
Des fouilles sur la montagne de Holyhead (en) (Holyhead Mountain) proche ont mis au jour des outils de l'âge mésolithique.
Un menhir appelé Tŷ Mawr se trouve en bordure sud de l'agglomération près de la route A55 (en), à environ 1,8 km de l'église Saint-Cybi. Sa hauteur est de 2,7 m et il présente une forme inhabituelle qui semble tourner sur elle-même.Il a probablement été érigé pendant l'âge du bronze.
Au sud-ouest d'Holyhead à environ 2,6 km de l'église Saint-Cybi se trouvent les deux menhirs de Penrhosfeilw (en), chacun d'environ 3 m de hauteur, implantés à environ 3,3 m l'un de l'autre.

Les trois dolmens néolithiques de Trefignath (en) se trouvent à environ 2,4 km de l'église Saint-Cybi, au sud de la ville près de la route A55 (en). Leurs styles respectifs montrent des dates d'érection différentes. Le plus ancien est une structure simple en forme de boîte entourée d'un cairn de rochers. La chambre au milieu (en termes d'âge et d'emplacement) est de nos jours effondrée, avec seulement quelques-unes de ses pierres encore debout. Sur le côté est du site, la troisième et dernière tombe est encore presque intacte, avec ses pierres d'origine et deux impressionnantes pierres portiques à son entrée. Le site a été utilisé pendant environ 1 500 ans.
Sur le flanc de la montagne de Holyhead (en) près de South Stack, au sud d'Holyhead, se trouvent des vestiges de huttes circulaires (en) en pierre datant de l'âge du fer britannique. Les fouilles, dans les années 1860 puis un siècle plus tard dans les années 1970, ont révélé une cinquantaine de ces structures dont les plus anciennes remontent à environ 500 ans avant notre ère et qui ont perduré pendant 1 000 ans. L'ensemble inclut huit fermes complètes – qui n'ont peut-être pas été occupées toutes en même temps. Certaines structures sont de grande taille, d'autres plus petites ont peut-être servi d'ateliers ou d'abri pour le bétail. Plusieurs de ces huttes ont des vestibules importants précédant le seuil d'entrée, ce qui offrait une protection accrue contre le froid et le vent. Des graines de blé, d'avoine et d'orge ont été découvertes, bien que les environs immédiats proscrivent l'agriculture intensive. L'élevage était probablement une occupation plus importante, complétée par le ramassage de coquillages marins (coquilles de patelles et de bigorneaux) et vraisemblablement la pêche.
Caer y Twr (en), un fort de l'âge du fer, se trouve au sommet de la montagne de Holyhead (en). Les murs des remparts se tiennent encore par endroits à 3 m de haut et 4 m d'épaisseur, contribuant avec le terrain rocheux de la montagne à créer une fortification imposante à l'époque. On peut encore voir les vestiges du chemin de guet d'origine en haut des murs, et ceux de l'entrée étroite en entonnoir située dans un ravin rocheux encaissé. La surface enclose par les remparts est de 6,9 ha – mais le seul élément bâti encore visible sur cette surface est la tour de guet construite plus tard à l'époque romaine.

Les vestiges d'un fort romain appelé Caer Gybi entourent l'église Saint-Cybi, au centre-ville à deux pas de l'ancien port,.
Ce fort a été construit au sommet d'un décrochement du terrain (mini-falaise) de 5 m de hauteur. Jusque dans les années 1800, la mer atteignait le pied de la falaise ; mais les grands travaux d'aménagement du port exécutés dans le courant de ce XIXe siècle ont fait notablement reculer la ligne du rivage. Le fort romain est classé monument historique.
Les vestiges d'une tour de guet de l'époque romaine tardive se trouvent au fort Caer y Twr (en),.
Des découvertes de monnaies et autres objets romains dans les environs soutiennent le postulat de l'avance des Romains jusqu'à ce lieu reculé.
Le début du Moyen Âge est marqué par l'arrivée de saint Cybi et sa création du monastère portant son nom dans l'enceinte de l'ancien fort romain.

Longtemps un simple village de pêcheurs, au tournant du XIXe siècle Holyhead est en compétition avec Porthdinllaen (sur la péninsule de Llŷn, à quelque 50 km au sud de Holyhead) pour devenir le port principal sur la route vers l'Irlande. Liverpool et Ormes Bay (Llandudno) sont aussi mentionnés. Finalement, Holyhead l'emporte car rendu plus accessible par le développement du réseau routier dû à Thomas Telford. Le village connaît alors un développement important au XIXe siècle avec 4 282 habitants en 1842, 4 500 habitants en 1867 et 9 700 habitants dans les années 1900. La ville a conservé la physionomie assez commune pour les petites villes du Royaume-Uni, avec une seule rue large. Dans le même temps, le port a connu une extension considérable ; il a été encadré entre deux brise-lames dont le plus grand, terminé par le phare d'Holyhead, atteint une longueur de quelque 2,4 km, ; un deuxième phare a été bâti sur un îlot rocheux du nom de South Stack. La ville comptait plusieurs chantiers navals et une ligne de paquebot reliant à Dublin, toujours en service aujourd'hui.
En 1988 la population de la ville est estimée à 13 000 habitants.
Le grand brise-lames de Holyhead (en) est long de quelque 2,4 km, ce qui en fait le plus long brise-lames d'Europe,. Inauguré le 19 août 1873 par Albert Edward, prince du pays de Galles,, et Alfred, duc d'Édimbourg, sa construction a duré 28 ans et a coûté la vie à 40 hommes. Les travaux ont commencé en janvier 1848 sous les auspices de l'ingénieur surintendant J. M. Rendel (en),. Du fait de la mort de ce dernier en 1856, le projet a été achevé par John Hawkshaw (en).
Les plongeurs dans les cloches sous-marines ont créé les fondations planes sur lesquelles les niveaux de pierres de parement ont été placés. Ces hommes travaillaient sous l'eau à l'aide de pioches et de marteaux, et effectuaient des dynamitages en utilisant de la poudre à canon scellée dans des tuyaux d'étain étanches. Jusqu'à 1 300 hommes ont été employés à cette construction.

Des blocs de calcaire façonnés de 10 tonnes[réf. à confirmer] ont été utilisés pour former un mur extérieur, enveloppant ainsi une butte de gravats créée en partie par déversement des matériaux depuis des navires et en partie en les transportant depuis le rivage grâce à un chemin de fer sur le brise-lames en construction (cette voie ferrée a servi uniquement à la construction et à l'entretien du brise-lames ; elle ne desservait pas de bateaux, qui étaient - et sont - à quai ailleurs). Les 7 millions de tonnes de pierres utilisées pour la structure de cette construction proviennent principalement d'une carrière ouverte au pied de la montagne de Holyhead (en). Le parement du brise-lames est fait de calcaire provenant de Moelfre, sur la côte est d'Anglesey.
Les trains de Avanti West Coast font le trajet direct Holyhead – Londres Euston en 3 h 42 pour les plus rapides. Au 15 avril 2026 il y a seulement trois trains directs Holyhead – Londres.
Pour les trajets avec un changement, Transport for Wales amène de Holyhead à Chester (14 arrêts, trajet de 1h40 ou 2h), puis Avanti West Coast de Chester à Londres Euston (2 arrêts : Crewe et Stafford, 1h de trajet).
L'option la moins chère est un trajet avec deux changements : Holyhead – Chester (8 arrêts, 1h40) puis Chester – Crewe (direct, environ 22 minutes) avec Transport for Wales ; ensuite, Avanti West Coast prend le relais pour le trajet Crewe – Londres avec un arrêt à Stafford.
Le port d'Holyhead accueille des ferries à destination de l'Irlande, plus précisément vers le port de Dublin, capitale du pays. Le trajet par mer de port à port est de 114 km. Les liaisons sont assurées par deux compagnies maritimes : Irish Ferries (compagnie irlandaise) et Stena Line (compagnie suédoise). Des liaisons en autocar assurées par la compagnie Dublin Bus relient ensuite le port de Dublin à la gare de Dublin Connolly.

72 monuments ou lieux de Holyhead sont classés monuments historiques, dont deux en liste I (intérêt exceptionnel) et quatre en liste II* (monuments particulièrement importants) :
Après l'achèvement du grand brise-lames en 1873, la carrière de la montagne de Holyhead a été reprise par la briqueterie William Wild and Sons, qui a produit jusqu'en 1973 un type de brique résistant à la chaleur. Le site de la briqueterie, la carrière et 42 ha de terres environnantes sont devenus le Breakwater Country Park en 1990 pour certains ; pour d'autres, la conception du parc remonte à 1988. Le parc fait à peu près 43 hectares (106 acre). Il a reçu la récompense du Pavillon vert en 2010 (mais cette récompense est remise en jeu chaque année et nous ne trouvons pas d'informations sur ce sujet pour ces dernières années). Le parc est gratuit ; il y a un parking, avec des informations contradictoires en ligne : selon l'un il est payant, selon le site de la ville il est gratuit (?). Il y a un café, une boutique, un centre d'accueil, de nombreux chemins de promenade, un petit lac pour la pêche et l'observation des oiseaux nombreux et variés, et des vues spectaculaires sur la baie de Holyhead et la mer d'Irlande. En été, la Holyhead Breakwater Railway Company gère un service de train depuis Newry Beach à Holyhead, jusqu'au parc naturel et à l'extrémité du brise-lames.