| Destination initiale |
Hôtel des ventes |
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| Destination actuelle |
Hôtel des ventes |
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Jean-Jacques Fernier et André Biro |
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L'Hôtel Drouot est le principal hôtel des ventes de Paris.
Fondé en 1852 à l'initiative de la Compagnie des commissaires-priseurs de Paris, l'Hôtel Drouot, principal hotel des Ventes de Paris, est situé au 9 rue Drouot dans le 9e arrondissement de Paris, sur l’emplacement autrefois occupé par la salle Le Peletier, ancien opéra de Paris.
Cœur historique des ventes aux enchères françaises, et l'un des lieux emblématiques du marché de l'art international, l'hotêl voit passer la dispersion de certaines des plus prestigieuses collections françaises. Son histoire est étroitement liée à celle du marché de l'art, des commissaires-priseurs et des grandes ventes qui ont marqué les XIXe et XXe siècles.
Propriété de Drouot S.A., il est situé 9, rue Drouot. Avec ses 15 salles de vente aux enchères, l'Hôtel Drouot est une plaque tournante du marché de l'art français et international.
L'Hôtel Drouot est desservi par la ligne 7 à la station Le Peletier et par les lignes 8 et 9 à la station Richelieu - Drouot et par les lignes 32, 39, 74 et 85 du réseau de bus RATP.
Depuis l’avènement des commissaires-priseurs, les ventes avaient lieu, lorsque l’espace y était suffisant, au domicile du vendeur ou, pour les ventes plus importantes, dans des locaux loués spécialement à cet effet. Ce sera notamment le cas de la vente de la collection de gravures et estampes de Jean de Jullienne qui se tiendra dans le grand salon carré du Louvre.
En 1801, est créée la chambre des commissaires-priseurs de Paris qui réorganise la profession. En 1807, face à la difficulté de trouver des lieux pour les ventes et pour permettre aux acheteurs de participer à toutes les ventes sans avoir à se déplacer aux quatre coins de Paris, la chambre décide l'acquisition d'un espace consacré aux ventes aux enchères publiques. Ce sera, à l'unanimité, l'hôtel des Fermes situé 55, rue de Grenelle Saint Honoré (actuelle rue Jean-Jacques-Rousseau). Mais face à la rapide exiguïté du lieu, la Compagnie des commissaires-priseurs décide d’investir l’hôtel Bullion situé à côté du précédent, rue Platrière (actuelle rue Jean-Jacques-Rousseau), ouvrant ainsi, en 1817, 6 salles de vente avec des bureaux et des magasins de stockage.

Paris devient, à cette époque, la capitale mondiale du marché de l'art et, une fois encore, l’Hôtel des ventes se trouve mal adapté et trop petit. La Compagnie parisienne, voulant rester dans le quartier de la Bourse, acquiert, en 1850, le terrain de l’ancien manoir de Pinon de Quincy (actuelle rue Drouot) pour la somme de 438 000 francs et lance un concours d’architecture pour la réalisation du bâtiment. Le , l’Hôtel des ventes de Drouot, construit sur les plans de Lejeune et Levasseur, est inauguré. Il compte alors 14 salles réparties sur deux étages, ainsi que l’un des premiers monte-charge hydrauliques de Paris, installé en 1869 par Félix Edoux. Commence alors l’une des périodes les plus fastes de l’Hôtel des ventes avec la dispersion de nombreuses collections néerlandaises, belges, autrichiennes et anglaises ainsi que la vente des joyaux de la Couronne (1887), celle du mobilier de l’hôtel particulier d’Émile Zola (1898) ou celle de la collection de Jacques Doucet (1912).


Sous l'Occupation, entre 1941 et 1942, plus d'un million d'objets spoliés aux Juifs par l'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg y sont vendus (Hildebrand Gurlitt compte parmi les acheteurs).
En 1951, pour le centenaire de l’Hôtel des ventes et le 150e anniversaire de la Compagnie des commissaires-priseurs, une cérémonie est organisée en présence du président de la République, Vincent Auriol. Pour l’occasion, le Mobilier national présente plusieurs pièces de ses collections, notamment la tapisserie figurant Louis XIV en visite à la manufacture royale des Gobelins.
Victime de son succès, l’Hôtel des ventes doit rapidement être repensé. Ainsi, entre 1976 et 1980, Drouot prend ses quartiers dans l’ancienne gare d’Orsay, actuel musée du même nom, pour permettre la rénovation et la modernisation des bâtiments de la rue Drouot - ceux que nous connaissons aujourd’hui. Le maire du 7e arrondissement proposa d'ailleurs à la Compagnie des Commissaires-priseurs de Paris de rester dans les lieux, profitant ainsi de 20 salles de vente de plain-pied, mais la proposition fut rejetée à une voix. L'actuel bâtiment, inauguré le par Jacques Chirac, dessiné par Jean-Jacques Fernier et André Biro, est une « réinterprétation surréaliste de l'architecture haussmannienne » et reprend une partie des châssis métalliques de l'ancien bâtiment.
En 2009, Drouot lance sa plateforme de ventes aux enchères en live. Ouverte à tous les commissaires-priseurs, elle permet aux internautes d'enchérir d'où qu'ils soient, sans avoir à se déplacer.
En 2011, l'Hôtel des ventes lance son service de ventes aux enchères exclusivement en ligne, qui permet aux études de mettre en ligne des ventes entièrement dématérialisées. Les frais acheteurs sont fixes, et les mêmes pour tous.
En , l'Hôtel des ventes ouvre, en partenariat à la branche Prestige de Cremonini un restaurant dans ses murs : L'Adjugé. La chef Amandine Chaignot a créé la carte, le sommelier Jérôme Moreau s'est lui occupé de la carte des vins. Erwan Boulloud, designer, s'est chargé de l'aménagement de l'adjugé, écrin contemporain au sein de Drouot. L'activité de restauration ayant cessé en 2020, le Groupe Drouot cherche une nouvelle vocation pour ce lieu au cœur de l'Hôtel des ventes.
Le , les actionnaires du Groupe Drouot, réunis en Assemblée générale, approuvent l’entrée au capital de Vesper Investissement et du Groupe Chevrillon à hauteur de 30 %,

Situé 9, rue Drouot à Paris, c’est le plus grand hôtel des ventes du monde (10 000 m2, 200 000 objets vendus par an). Les ventes y ont lieu tous les jours (du lundi au samedi), principalement de 14h à 18h.
C’est une tradition qui remonte au XIXe siècle avec le développement de la presse écrite. C’est ainsi qu’apparaît La Gazette de l'Hôtel Drouot, l’hebdomadaire traitant des ventes aux enchères françaises. Le Moniteur des ventes est aussi né à cette époque. Si pendant longtemps, c’est la façade de l’Hôtel des ventes qui a servi à l’affichage publicitaire, ce sont aujourd’hui des écrans qui annoncent aux visiteurs les ventes et expositions en cours.
L’usage des catalogues de ventes est lui plus ancien. Il sert non seulement à indiquer l’ordre de la vacation et ce qu’elle contient, mais il a aussi un rôle juridique puisqu’il établit l’origine et l’authenticité des biens proposés à la vente. Ces catalogues sont généralement disponibles quinze jours avant les ventes, pendant les expositions et la vente. Leur prix varie entre 2 et 50 euros (parfois plus) et ils sont disponibles à l’entrée de l’Hôtel des ventes. Ils sont consultables gratuitement sur le site internet Drouot.com en amont des ventes.

Il existe deux types de ventes :
Les ventes qui se tiennent à Drouot font l’objet d’une exposition qui a lieu la veille, de 11 h à 18 h (sauf rares exceptions), et le matin même, de 11 h à 12 h. Les ventes du 1er étage disposent, depuis , de deux journées d'exposition préalables à la vente. Les vacations débutent ensuite à 14 h et se finissent, au plus tard, à 18 h. L’estimation des lots varie entre quelques euros et plusieurs milliers d’euros. Lors de l’adjudication d’un lot, l’acheteur doit verser entre 24 % et 30 % de frais en plus, auxquels s’ajoutent la TVA (19,6 % ou 5,5 % pour les livres).
Les enchères peuvent être portées par un tiers mandaté, il peut s’agir du commissaire-priseur (ou de l’un de ses représentants), de l’expert ou du crieur. Ces ordres d’achat peuvent prendre trois formes :
Ils sont une centaine à travailler à Drouot, regroupés dans 59 sociétés de ventes volontaires (liste).
Le , le Conseil des ventes, organisme disciplinaire, condamne la société Europ Auction et deux de ses commissaires priseurs à une interdiction d'exercer allant jusqu'à 9 mois pour une série de manquements et d'infractions (enchères fictives, publication de faux résultats, non-paiement des vendeurs...) révélateurs des difficultés de la profession à assurer la transparence de ses activités.
Le clerc assiste le commissaire-priseur, il procède aux inventaires et estimations, il organise les ventes et est souvent le lien avec la clientèle. Il existe deux catégories de clercs :
C'est, comme son nom l'indique, celui qui annonce les enchères et donne un rythme à la vente. C'est aussi le lien entre le commissaire-priseur et la salle : il remet les bulletins et prend les preuves de paiement et l'identité des acheteurs. Il est aussi habilité à prendre des ordres d'achat pour autrui.
La manutention au sein de l'Hôtel des ventes était, depuis sa création, à la charge de l'Union des commissionnaires de l'Hôtel des ventes (UCHV).
Le , l'UCHV est mise en examen en tant que personne morale pour association de malfaiteurs, complicité de vol et recel de vol en bande organisée, assorties d'un contrôle judiciaire à compter du . Cela fait suite à une première vague d'interpellations au mois de pour une affaire remontant à 2004. Les 110 manutentionnaires sont interdits d'exercice à partir du . Le soupçon de détournement d'œuvres au cours des ventes ainsi qu'au sein des demeures de particuliers lors des successions donne lieu début à 21 interpellations dans un premier temps.
L'UCHV a été dissoute le . En réponse à l'appel d'offre lancé par Drouot Holding, c'est la société André Chenue qui a été retenue pour assurer la manutention des objets dans l'Hôtel des ventes. Depuis , ce marché a été ouvert et d'autres entreprises telles qu'Art Services Transport ont obtenu « l'agrément transporteurs », décerné par Drouot. Les manutentionnaires sont identifiables à leur tablier noir et cravate rouge.