| Huppaye | |||||
Huppaye, l'église Saint-Jean Baptiste. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Nivelles | ||||
| Commune | Ramillies | ||||
| Code postal | 1367 | ||||
| Code INS | 25112G | ||||
| Zone téléphonique | 010 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Huppaytois(e) | ||||
| Population | 1 095 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 145 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 41′ nord, 4° 53′ est | ||||
| Superficie | 753 ha = 7,53 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon
| |||||
| modifier |
|||||
Huppaye (en wallon Oupåye) est une section de la commune de Ramillies en Région wallonne dans la province du Brabant wallon. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Le village se trouve à quelques kilomètres au sud de la ville de Jodoigne.
Le village Molembais-Saint-Pierre et le hameau Fauconval font partie de Huppaye.

Huppain 1164 (du latin Huppanium : "domaine de Huppanius"), Hupeing 1252, Hupaye 1556, Huppaye 1655, en wallon Oupâye. Huppaye fusionna pour une courte période avec Jodoigne sous le régime français, mais fut érigée en commune propre en 1795. Le village de Molembais-Saint-Pierre lui fut adjoint le .
La terre limoneuse de Hesbaye caractérise le paysage qui couvre la plus grande partie du territoire de ce village.
Les entités limitrophes d'Huppaye sont : Autre-Église, Bomal, Jauchelette, Jodoigne et Jodoigne-Souveraine. Jusqu'en 1795 Huppaye faisait partie de Jodoigne ainsi que le hameau de Molembais-Saint-Pierre qui fut rattaché à Huppaye en 1811.
Le ruisseau Saint-Jean, et le ri des Gotteaux sont les deux cours d'eau qui coulent vers l'Escaut.
Huppaye et Molembais sont déjà cités dès le XIe siècle. Leur destin se confond fréquemment au cours de l'histoire, qui est liée à celle de Jodoigne.
L'église Saint-Jean-Baptiste fut érigée une première fois en 1600 au même emplacement que l'église actuelle qui elle date de 1766. Auparavant la paroisse dépendait de Saint-Médard à Jodoigne.
La construction de Saint-Jean-Baptiste est de style classique et réalisée en briques et pierre de Gobertange. L'unique nef comporte trois traverses et est précédée par une tour à trois étages surmontée d'un clocher à bulbe qui aurait servi de modèle à l'église de Perwez. La rénovation de l'église commence en 2019 à la suite de subsides octroyés par le ministre du patrimoine et achevée en 2021.
La commanderie de Chantraine est une commanderie des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,, fondée en 1173 et 1175 sur proposition du Comte Gilles de Duras. Elle fut le siège principal de l'Ordre dans ces contrées. Les bâtiments furent incendiés dans la première partie du XVe siècle. La ferme actuelle fut reconstruite et remaniée aux XIIe, XIIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Les bâtiments ont été restaurés dans les années 1990-2000.
En 2024 lors des travaux de restauration, la fondation de la tour est découverte et confirme la position de la carte. Lors des travaux en 2024 dans la partie Est (Bureau) une troisième tour ronde située dans l'angle de la grange Sud-Est a été dévoilée et démolie avant 1762. La carte précise un étang devant la ferme et des douves sur une partie du flanc Nord-Ouest. Il y a toujours eu un vaste verger sur le côté Ouest jusque fin 1950. En face de la ferme, la route qui mène vers Autre Église a été déplacée en 1958, des vestiges d'un ancien pont sont visibles dans le ruisseau Saint Jean.
La ferme est en restauration de 2003 à 2024. La façade orientale du corps de logis a été restaurée en partie avec les briques espagnoles provenant de l'ancien hôtel d'Ursel à Bruxelles. Dans la salle à manger deux consoles en pierre calcaire soutenant une poutre ont été récupérées des ruines du château de Bassine. L'étable Ouest (1702) sert aujourd'hui à des expositions temporaires.
D'après certains textes, le corps de logis à deux niveaux fut ruiné pendant la retraite des armées au cours de la bataille de Ramillies (1706). Lors de la rénovation du corps de logis plusieurs objets archéologiques ont été découverts le plus souvent dans une maçonnerie à la chaux : des bouteilles ou fioles en verre du XVIIIe et XIXe siècles, des poteries domestiques datant du XVIe siècle, une albarellos en grès de Bouffioux du XVIe siècle, un élément de vitrail, des pièces de monnaie datant des XVIe au XVIIIe siècles dont une pièce de Louis XV, une médaille en cuivre formant une croix amalfitaine de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, un bout de sabre, un petit boulet en fer, des médailles en cuivre pour la protection du bétail.
Au centre du corps du logis une porte Louis XIV provincial, le linteau s'enrichit à la clé d'un blason en pierre calcaire aux armes de la famille d'Yve de Soye (1725). À l'arrière du corps de logis, on observe un ancien puits, la pierre de recouvrement provient d'une ferme de l'abbaye de Fontenay (France-Bourgogne). Le Grand salon s'orne d'une vaste cheminée en pierre de Bourgogne munie de deux croix de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. À l'entrée, un escalier en bois de chêne repose sur une console décorée d'une feuille d'acanthe d'époque Louis XIV et Régence.
Au XIXe siècle, la famille (de) Pierpont en firent une brasserie. La famille Seutin exploite la ferme dès le début du XXe siècle jusqu'en 2000. Lors de la Seconde Guerre mondiale les Seutin pourvoiront à de nombreux emplois agraires et domestiques tout en donnant à manger aux nécessiteux pour se nourrir convenablement. Après la Deuxième Guerre mondiale, la population huppaytoise reconnaissante fit de M. Alfred Seutin (1925-2017) son échevin des travaux publics.
La voie vicinale qui traverse à l'ouest le village de Huppaye à Molembais joua un rôle pendant la deuxième guerre mondiale. Le conducteur du train en ralentissant volontairement le convoi, permettait de jeter du charbon appartenant aux Allemands pour le distribuer aux habitants. À noter une bataille aérienne dans le ciel d'Huppaye et d'Hédenge qui épouvanta les habitants. Le village était coupé en deux entre les pro-rexistes et les contre-rexiste, une partie de l'Armée belge a occupé la ferme en 1940.
Dans les années 1960 on fit exhumer du fumier deux pierres calcaire et en Gobertange aux armes de la famille (de) Bernard de Fauconval pour être ensuite translatées dans le porche du château d'Harlue. Depuis le XIVe siècle, la ferme castrale a appartenu à de nombreux propriétaires: (de) Hupain, (de) Hupaigne, (du) Casteal, Castel de Hupain, (de) Chasteal, (de) Wange, (de) Parfontrieu, Vander Vekene, L'Orfèvre (Chancelier de Brabant), (de) Gesves, (de) Lonchin, (d')Oultremont, (d')Oignies, (d')Yve, Yve baron de Soye et de Brandenbourg, (de) Pierpont, (de) Blanckart, (de) Hemricourt de Grunne, (de) Broqueville, (de) Dorlodot et aujourd'hui par succession les d'Hennezel. La restauration de la ferme est toujours en cours en 2024.
La famille Seutin rapporte que Lord Winston Churchill visita souvent cette ferme. Il y venait se promener dans les campagnes pour s'inspirer de la stratégie de la bataille de Ramillies qui fut remportée par son ancêtre le duc de Marlborough (1706). Le corps du logis de la ferme fut incendié à la suite de la retraite des Français menée par le maréchal de Villeroy. Les travaux du bâtiment confirment l'incendie, une strate noirâtre est visible a une quarantaine de centimètres sous le niveau des fondations.
Dans les années 1970, le gouverneur de la Province du Brabant fit visiter la ferme à la demande d'un ministre chinois avec sa nombreuse délégation consulaire.
Il faut noter à l'entrée du village le manoir aujourd’hui disparu de la famille Bernard de Fauconval. On devine sa présence par un relevé du terrain : ferme en carré, avec la même disposition de bâtiments que celle de la ferme du Grand château. L'entrée était pourvue de pignon en pas de moineau. Il existe une gravure fantaisiste qui représente cette ferme.
Dans le hameau de Molembais on trouve l'église Saint-Pierre construite en style néo-gothique en 1845. Elle remplace une ancienne chapelle qui se trouvait à cet emplacement un siècle plus tôt. La chapelle Saint-Pierre fut inaugurée le par Charles de Brabant au milieu des bois dits de Saint-Pierre. Détruite, elle fut reconstruite non loin de là vers 1838. Ce simple petit oratoire se caractérise par sa situation à la lisière du bois, près de la fontaine et de la mare qui donnent naissance au ruisseau Saint-Pierre.
Depuis 2022, une piste cyclable jouxte Huppaye et Molembais.